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Assistant de service social

L'assistante de service social, qui est parfois spécialisé (drogue, alcoolisme, santé scolaire, enfance en danger…), apporte aide et soutien à des personnes, familles ou groupes en difficulté, en les aidant à s'insérer socialement ou professionnellement.

En quoi les violences conjugales qui ne font pas partie de nos normes sociétales confrontent l’assistante sociale aux limites de la relation d’aide

En quoi les violences conjugales qui ne font pas partie de nos normes sociétales confrontent l’assistante sociale aux limites de la relation d’aide

Étudiante en formation d’assistant de service social, j’ai effectué mon stage de deuxième année au sein du Conseil départemental de la Drôme. J’ai été accompagnée d’une assistante sociale exerçant en polyvalence de secteur. Pendant mon stage, j’ai eu l’occasion d’assister à différents entretiens avec plusieurs orientations possibles. J’ai pu observer les multiples problématiques rencontrées par le public qu’accueille l’équipe du Centre Médico-Sociale (CMS). Une des plus prégnantes concerne la violence conjugale. En effet, durant les réunions d’équipe beaucoup de situations de violences sont abordées. Elles concernent principalement des femmes qui subissent des violences de la part de leurs conjoints/concubins.

De par les entretiens que j’ai réalisé seule ou en binôme avec ma référente concernant cette problématique, un aspect m’a tout particulièrement interpellé. J’ai constaté que l’accompagnement de la violence conjugale auprès des femmes dont les origines culturelles sont différentes de celle de notre pays, m’embarrassait beaucoup. Ces femmes parlent de cette violence subie comme d’une évidence, d’un geste anodin de la part de leurs maris. Ces propos auraient également pu être relatés par une femme occidentale enfermée dans la spirale de la violence conjugale. Mais ce qui a particulièrement retenu mon attention, c’est le caractère normatif de ces situations, où, violence et soumission font partis intégrante d’un quotidien, mais bien au-delà, et surtout d’une culture. Un sentiment partagé, par bon nombre de travailleurs sociaux. Ce sentiment était partagé par un grand nombre de travailleurs sociaux). Cet accompagnement m’a beaucoup questionné du point de vue de la place du travailleur social et du comportement de la victime. En effet, je me suis questionnée à nombreuses reprises sur ce qui retenait la femme de ne pas quitter son mari.

J’avais comme représentations que toutes les femmes battues étaient fragiles psychologiquement. J’appréhendais d’accompagner ce public car je pensais ne pas pouvoir être assez attentive à leurs difficultés et de ne pas arriver à mettre de côté mes préjugés. Je pensais avoir du mal à voir la personne comme une femme dans son intégralité et non une femme victime. L’idée qu’elles soient battues et qu’elles consentent à rester avec leurs maris m’agaçait beaucoup. Je ne comprenais pas la soumission subie par ces femmes et les normes sociétales en vigueur dans leur pays natal. Ces entretiens ont bouleversé mes représentations et m’ont remise en questions perpétuellement, ce qui m’a fait choisir ce thème afin d’approfondir mes connaissances. L’assistante sociale se doit de comprendre les besoins des usagers pour mieux l’accompagner. Si l’écoute revêt une importance capitale dans le travail social, elle peut parfois souffrir d’interférences, d’autant plus lorsque l’émetteur et le récepteur ne disposent pas du même langage, voire des mêmes codes sociaux. A l’heure de la mondialisation, la rencontre interculturelle devient courante.

Aussi enrichissante soit-elle, elle provoque néanmoins des difficultés dans le cadre de l’intervention sociale et soulève un certain nombre de questions. Ce qui m’a amené à formuler la problématique suivante : En quoi les violences conjugales qui ne font pas partie de nos normes sociétales confrontent l’assistante sociale aux limites de la relation d’aide ? Afin d’étayer les propos de ma problématique, je vous présenterez dans une première partie le contexte institutionnel d’un Centre Médico-Social. Ensuite, j’essayerai de comprendre en quoi les violences conjugales peuvent être liées aux normes et aux valeurs sociétales d’un pays. Enfin, pour finir, j’essayerai d’analyser les limites de la relation d’aide et leurs impacts sur l’accompagnement social.

Catégorie: Rapport de stage Assistant de service social
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Rapport de stage dans un CHRS

La structure dans laquelle j’ai effectué mon stage a été créée en 1978 à l’initiative d’un pasteur protestant qui à l’époque voulait aider les femmes victimes de violences conjugales. L’établissement qui était d’abord une association s’est vu accorder en 1981 l’agrément et le statut de CHRS par la Préfecture de la ville (Reconnaissance de l’État).La structure alors comptait 23 places. Trente ans plus tard, elle est basée depuis 1998 dans un quartier populaire de la ville où populations de nationalités différentes cohabitent.

Le CHRS a fait le choix de rester discret sur ses activités par volonté de ne pas voir « cataloguer » ou « stigmatiser » le public qu’il accueille. Ses locaux se mêlent ainsi dans le paysage, de plus aucun signe ou inscription ne le distingue des autres bâtiments du quartier. L’établissement possède aussi des « appartements éclatés » qui sont hors des locaux, mais qui sont situés dans le quartier par souci stratégique (surveillance facilitée par la proximité).Ces logements sont attribués aux usagers, soit à titre onéreux ou gratuit, selon leur ressources. Le CHRS en lui-même, est construit de la manière suivante : au rez de chaussée se trouve l’accueil, la salle informatique, le réfectoire et/ou salle de détente, la buanderie 1 chambre dite «d’hébergement d’urgence » et les bureaux du personnel.

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Dans le cadre de ma formation à l’école d’Assistant de Service Social, j’ai effectué un stage dans un Conseil Général sur un site d’Action Medico Social (dépendant d’une Unité territoriale d’action medico social (UTAMS)). Ainsi, pendant six semaines, j’ai pu analyser les différentes misions d’une assistante sociale en polyvalence de secteur, intervenant sur un secteur semi rural. Ce stage m’a permis de situer la place de l’institution dans l’action sanitaire et sociale et d’en repérer les caractéristiques de fonctionnement. J’ai pu ainsi mieux appréhender les problématiques des usagers et les réponses qui doivent leurs êtres apportées. De plus, j’ai pu enrichir mon expérience personnelle par des prises de consciences et des analyses par rapport à mes objectifs de stage.

Rapport de stage : La Ligue Nationale Contre le Cancer

C'est dans le secteur de la santé que je me suis sentie le plus à mon aise et que j'ai développé l'essentiel de mes compétences professionnelles. C'est pour cela que l'axe de la santé m'a intéressé pour un premier stage. Je souhaitais découvrir le coté social de ce milieu, côté que je ne connaissais finalement que très peu. Je pensais aussi que mon expérience professionnelle en tant que secrétaire et assistante en soin ne serait que bénéfique pour étudier le milieu et les personnes (usager et personnel).

Aussi, il me paraissait primordial d'aborder l'axe de la santé puisque au cours de ma vie professionnelle je risque de rencontrer fréquemment ce type de situation. Il est donc essentiel pour moi d'y être préparée. Parmi toutes les interrogations que soulève ce stage en milieu associatif, l’une d’entre elles s’est démarquée : La présence de bénévoles dans une Organisation Non Gouvernementale (ONG) constitue-t-elle une limite à leurs actions ?

Stage dans un Centre d’Action Educative

Lors de mon arrivée en formation, j’avais déjà à l’esprit le souhait d’effectuer un stage long au sein de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Au cours de mes années universitaires, ma pratique du théâtre m’avait amené à rencontrer différents professionnels de la PJJ ainsi que des mineurs incarcérés et, je voulais connaître cette structure de l’intérieur. Cela n’a pas été possible en deuxième année car, les structures que j’ai contactées ne prenaient que des étudiants de troisième année.

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