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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Fiche de lecture Moniteur-éducateur

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Ce témoignage est celui d'une maman qui, courageusement, relate son parcours, et celui de son fils Louis dans un récit prenant. Elle décline dans ce livre, les difficultés rencontrées avant le diagnostic. Elle exprime également le manque de positionnement de la part des médecins qui par peur de poser un diagnostique, reste dans le silence, alors que la maman a reconnu des traits autistiques.

Elle évoque aussi les difficultés avec la Maison Départementale des Personnes Handicapés (MDPH), les différents professionnels qu'elle visite ( psychologue 1, psychologue 2, ce qui permet de se rendre compte du grand nombre de professionnels rencontrés et des changements répétitifs que devait subir l'enfant). Elle explique de façon surprenante le quotidien à la maison, la peur incessante de recevoir des mots de la part des institutrices dans le cahier de liaison, ou l'angoisse d'un refus de prise en charge de la part de l'école. L'auteur a décliné tout au long de son ouvrage les différentes difficultés, les craintes, les moments de bonheur ; de leur quotidien.

La synthèse Dans ce livre, Simone Sausse à travers son expérience de psychanalyste, nous livre sa réflexion sur le handicap. Elle aborde des thèmes tels que l’annonce d’un handicap à la naissance. Elle énonce des concepts tels que la construction du narcissisme et de l’image du corps. Elle expose des problèmes comme le regard et les représentations sociales du handicap. Ou encore elle nous parle des difficultés entre parents et professionnels. Simone Sausse tente de sensibiliser les personnes à propos du handicap. Elle démontre qu’il concerne tout le monde et non pas uniquement ceux qui y sont confrontés. Elle aimerait voir la société évoluer. Les personnes handicapées ont aussi leur place, ils existent. On parle souvent du handicap en termes de différences alors que « qu’est-ce qu’un handicapé ? - Celui qui te fait croire que tu es normal. » Dans cet ouvrage, elle expose la souffrance des parents devant leur enfant handicapé. Dans un premier temps, à l’annonce du handicap. Puis, dans le difficile parcours d’accompagnement de cet enfant tout au long de leur vie. Elle évoque aussi la grande solitude dans laquelle se trouve ces parents. « L’enfant handicapé envoie à ses parents une image déformée, tel un miroir brisé, dans laquelle ils ont du mal à se reconnaître ». Toutefois, elle explique que ces enfants ont aussi besoin de parler : ils ont des choses à exprimer. Ils ont besoin qu’on leur parle de leur handicap : « Je suis trisomique et toi ? ». Le problème est surtout que ces enfants ne sont pas écoutés : « c’est comme si l’on pensait qu’il n’a rien à dire de son handicap. Mais plus étonnant encore : c’est comme s’il n’avait rien d’autre à dire non plus. »
Ce texte « Psychologie des foules et analyse du moi » permet d’aborder la psychosociologie. En premier lieu, Freud souligne qu’il n’y a pas lieu d’opposer la psychologie individuelle et la psychologie sociale. Cette dernière étant aussi appelée psychologie des foules. En effet, l’objet de la psychologie individuelle est l’individu. Cependant il est pratiquement impossible dans la vie psychique de l’homme, de faire abstraction des relations avec les autres. Ainsi la psychologie individuelle est aussi une psychologie sociale. Il parle de deux types de processus dans l’investigation psychanalytique : les phénomènes sociaux et narcissiques. Ensuite il définit la psychologie des foules : « la psychologie des foules traite donc de l’homme isolé, en tant que membre d’une lignée, d’un peuple, d’un caste, d’une classe, d’une institution, ou en tant que partie d’un agrégat humain qui s’organise en foule pour un temps donné, dans un but déterminé. » (p.124). En fait il existe différents modes de formation en foule. Elle est le lieu d’expression de nombreux phénomènes psychiques. C’est pourquoi, il se propose d’étudier quelques points précis. Freud analyse l’ouvrage de Le Bon « Psychologie des foules » (1912). D’un point de vue théorique, la psychologie des foules répond à trois questions essentielles : - qu’est-ce qu’une foule ? - d’où provient cette capacité d’influencer la vie psychique d’une personne à l’intérieur d’une foule ? - comment se caractérise le changement psychique de cette personne ? C’est l’observation de la modification du comportement de l’individu dans la foule qui est l’objet de la psychologie des foules. Le plus marquant dans une foule, c’est l’apparition d’une âme collective. Il se demande alors quels sont les liens entre ces individus. Il insiste sur le fait que Le Bon ne répond pas à cette question. Mais, ce dernier reconnaît la modification de l’individu dans une foule. Quelles sont les causes de cette différence de comportement entre un homme seul, et un homme en foule ? Pour cela, il faut s’appuyer sur la psychologie moderne. Celle-ci dit que les phénomènes inconscients jouent un rôle autant dans la vie organique que dans le fonctionnement de l’intelligence. Il existe toujours des causes secrètes à nos actes. Le Bon pense que dans la foule les particularités individuelles disparaissent. « L’hétérogène se noie dans l’homogène. » (p.129). Il y aurait un « caractère moyen de l’individu en foule ».
Avec ce rapport sur l'insertion professionnelle et sociale des jeunes, paru en 1981, Bertrand Schwartz s'est imposé comme l'un des meilleurs spécialistes français des questions de formation professionnelle continue. C'est avant tout un homme de terrain en même temps qu'un universitaire. L'ouvrage tourne tout entier autour d'une question : comment lutter contre l'exclusion du travail de tous ceux qui sont peu formés, principalement les jeunes sans diplôme et les OS victimes des restructurations industrielles ? Il affirme que c'est possible, sous une double condition. Celle, en premier lieu, d'adopter une pédagogie appropriée, en partant non pas du savoir constitué pour tenter de le transmettre à un public incapable de se l'approprier et qui se décourage et abandonne rapidement ; mais en partant, au contraire, de sa pratique quotidienne et de ses savoir-faire, en définitive plus riches et plus complexes qu'on ne le pense, pour lui permettre d'acquérir les connaissances sur le terrain même de son activité professionnelle. A cette première condition de la réussite s'en ajoute une autre qui lui est étroitement liée : celle d'une organisation du travail qualifiante, qui requiert et rend possible la polyvalence des agents, en leur permettant de déborder le cadre de leurs tâches pour enrichir tout à la fois leur savoir-faire, leurs connaissances et leur horizon de vie. Bertrand Schwartz apporte ainsi sa contribution à la critique d'un taylorisme mutilant, interpellant du même coup les organisations syndicales qui n'ont que trop longtemps abandonné aux directions patronales les questions d'organisations du travail. se condamnant le plus souvent à agir dans l'urgence.
Cet ouvrage a été élaboré à la suite d'un colloque en 1998 à Aubervilliers à l'initiative des étudiants du Dispositif Expérimental de Formation. Le DEF accueille des intervenants socio-éducatifs non diplômés, qui pendant deux années, reçoivent une formation en alternance, adaptée aux problématiques rencontrées dans les quartiers en difficulté. Sous la direction de trois professionnels du secteur social : Jean Pierre Boivin (responsable de formation du DEF), Vincent Peyre (sociologue), Annick Prigent (responsable du DEF), " Quartiers, conflits, acteurs" rassemble plusieurs écrits de ces travailleurs sociaux en poste dans des quartiers sensibles. Chaque récit fait office de témoignage sur l'action éducative de proximité menée auprès des jeunes par ces intervenants sociaux, et trace également un portrait réaliste de la vie dans un quartier : les différents acteurs, les institutions parti prenantes, les rapports entre les uns et les autres, le quotidien de chacun… Ces tranches de vie relatées donnent matière à une réflexion sur ce que peut être le travail éducatif en milieu urbain. Dans les "Contrepoints" en fin de chapitre, plusieurs spécialistes commentent tour à tour ces récits. Ils soulèvent un certain nombre de questions, envisagent des réponses possibles ou des perspectives de travail, et relèvent quelles sont les constantes du travail social auprès des jeunes dans les quartiers sensibles.
J'aimerais trouver d'autres ouvrages traitant de ce sujet, afin d'avoir une approche sur la manière dont on peut prendre en charge des enfants ayant subis des actes de maltraitances. Je m'intéresse également à la notion de carence affective, car l'auteur explique que l'on peut parler de maltraitance "par défaut", c'est-à-dire lorsqu'il y a privation au niveau des besoins physiologiques, affectifs et psychologiques. L'enfant carencé serait donc un enfant maltraité! Je n'avais pas encore envisagé cette problématique comme relevant de la maltraitance. Aussi, j'aimerais pouvoir trouver des réponses à ce questionnement dans d'autres ouvrages.
Simone Sausse, psychanalyste de formation, travaille depuis une vingtaine d’année dans un centre d’action médico-social précoce (CAMSP). Il s’agit d’un établissement qui prend en charge des enfants handicapés âgés de zéro à six ans avec l’aide étroite de leur famille. Mme Sausse a donc eu l’occasion de suivre des familles touchées de très près par le handicap. A travers des consultations, des entretiens ou des psychothérapies psychanalytiques elle a pu faire des observations sur les réactions des différentes personnes rencontrées, parents et enfants. Elle travaille également dans une halte garderie qui accueille un tiers d’enfants handicapés. Sa bibliographie, plusieurs livres et de nombreux articles parus dans des revues spécialisées, et en particulier ce livre «Le miroir brisé : l’enfant handicapé, sa famille et le psychanalyste» sont donc le résultat de ces années passées à tenter de comprendre les bouleversements induits par le handicap dans les familles et la vision qu’a la société des personnes handicapées.
L'auteur nous dit son intérêt pour la culture humaine qu'il définit comme un dépassement de la condition animale de l'homme et des bêtes qui l'entourent. Pour cela l'homo-sapiens a dû amasser du savoir, du savoir-faire et créer des systèmes pour organiser ses relations humaines. Cette culture devient alors ennemie de l'individu car elle oblige aux sacrifices pour permettre une vie en commun. Lorsque la culture a suffisamment dominé la nature et l'homme, pour continuer d'exister, l'auteur nous parle de son élan vers "l'animique". Celui-ci a pour but "de diminuer le fardeau des sacrifices pulsionnels imposés aux hommes, à (sic) réconcilier ceux-ci avec les sacrifices qui restent nécessaires et à les en dédommager" (p.8). Comment la culture s'y prend-elle ? S. Freud nous propose d'éclairer son action de survie en nous montrant qu'elle fonctionne comme un Surmoi. La Culture imbibe peu à peu en chacun de ses membres des moyens de contrainte qu'elle a créé afin de se perpétuer. Les fonds idéaux font partie de ces biens animiques qui déterminent la culture. S. Freud affecte la religion à ces fonds idéaux. Elle est venue comme alliée de la culture contre la nature toujours indomptable.
L’ouvrage comporte quinze chapitres traitant de points théoriques différents concernant l’enfant abandonnique, ceux que j’ai résumé et commenté me concernent directement dans ma relation d’éducatrice. J’ai choisi parmi les quinze chapitres de cet ouvrage de traiter les passages les plus significatifs. A chaque chapitre, l’auteur présente une réflexion concernant l’intitulé du chapitre. Ensuite, elle cite des exemples cliniques se rapportant à une ou plusieurs théories de la psychologie de l’enfant abandonnique. L’auteur s’est inspirée de différentes sources théoriques telles que : (LAPLANCHE, BETTELHEIM, FREUD, LAFORGE).
Gilles VERBUNT, d’origine Hollandaise, docteur en sociologie, s’intéresse depuis longtemps à la théorie et à la pratique de l’interculturel. Il enseigne à l’Université Paris XII- Créteil et à l’Inalco. Gilles VERBUNT est président de l’association « recherche et formation » et il a animé beaucoup de stages destinés aux travailleurs sociaux, aux enseignants, et toutes les professions amenées à rencontrer d’autres cultures.
Afin de comprendre les changements intervenus dans les relations familiales sociologues et ethnologues ont analysé certains moments clés de l’existence individuelle tel que le passage de l’adolescence à l’adulte qui représente un moment décisif pour la suite de l’existence sociale. Le phénomène de « cohabitation décohabitation » est le reflet de l’évolution contradictoire des comportements de la jeunesse ainsi que des transformations du lien social entre générations. De nombreuses transformations des modes d’entrée dans la vie adulte se sont opérées depuis ces trente dernières années. Actuellement on note deux axes principaux d’entrée dans la vie adulte, le premier étant un axe scolaire et professionnel, et le deuxième un axe familial et matrimonial.
Françoise Dolto (1908-1988), est la quatrième d’une famille comprenant 2 filles et 5 garçons. Dès son plus âge, elle s’intéresse aux relations entre les membres de sa famille et plus particulièrement à la communication entre le monde des adultes et celui des enfants ; elle développe ainsi des dons exceptionnels d’observation qui s’avéreront par la suite très précieux dans sa carrière de clinicienne.
Bien que l’on naisse garçon ou fille, l’acquisition de l’identité sexuelle est le résultat d’un travail psychique mené à partir du réel de l’anatomie. L’identité sexuelle est à distinguer de l’identité sexuée (biologique). Freud définit l’identité sexuelle comme « tout ce qui concerne les activités de la première enfance en quête de jouissance locale que tel ou tel organe est susceptible de procurer ». Freud et certains de ses successeurs ont mis en évidence l’importance des relations affectives de l’enfant dans la construction de sa personnalité. Ce développement libidinal passe par différents stades : *Stade oral. *Stade anal. *Stade phallique œdipien. *Période de latence. *Organisation génitale.
Psychologue et écrivain, elle s'est inspiré de sa profession pour écrire de nombreux livres notamment "l'enfant sacrifié" et "j'ai 13 ans et je vais me tuer". Beaucoup de ces ouvrages ont été traduits dans divers pays y compris les Etats-Unis. Othilie Bailly est décédée en août 2003. L'enfant dans le placard à été écrit en 1987 et est inspirée d'une histoire vraie. C'est un best-seller depuis sa parution
Sous ce pseudonyme, se cache une femme née en Cisjordanie à la fin des années 50. A l'âge de 17 ans, elle est brûlée pour avoir salie l'honneur de sa famille. Elle est contrainte de fuir son pays. Aujourd'hui, mariée et mère de 3 enfants, Souad vit quelque part en Europe. Son livre fut écrit en 2002 et traduit dans 20 pays. C'est le premier témoin survivant à parler des crimes d'honneur.
Quand on fait une étude sur les pédagogies modernes on peut se rendre compte qu’il y a eu une grande vague de renouvellement dans la grande Europe entre les deux guerres. Beaucoup de pays comme la France, l’Allemagne, la Suisse et l’U.R.S.S. ont pris conscience après la première guerre mondiale de l’importance de faire des recherches pédagogiques pour créer « le nouveau monde ». La Russie, avec l’arrivé du communisme qui veut fabriquer « l’homme nouveau », voit naître une génération de pédagogues dont les travaux auront une notoriété internationale. Parmi eux, celui qui sera l’objet de cette fiche de lecture est l’écrivain pédagogue Anton Séménovtich Makarenko.
La première partie porte sur « le sigle SDF et ses non - dits ». Après un rappel des définitions et des termes utilisés dans différents pays, l’auteur fait le point des connaissances actuelles sur les effectifs, les caractéristiques des personnes concernées et leurs trajectoires. Ces résultats montrent la grande diversité des situations et des parcours. Selon son étude sur la ville de Bordeaux, leur carte mentale de cette ville est sans doute une « vision pratique », mais cela permet de mesurer la médiocre connaissance de la ville qu'ont ces personnes, accrochées davantage à des centralités éphémères comme la Place de la Victoire, pour citer un exemple bordelais.
C’est l'histoire d'un petit garçon qui s'appelle Icare et que sa mère a surnommé "Courgette". Le père de courgette est parti avec une autre femme que sa mère appelle la "poule». Sa mère est alcoolique et handicapée depuis un accident de voiture. Elle n'aime plus Icare et lui en fait voir .Alors, le petit garçon veut la sauver pour cela, il pense tuer le ciel. Il trouve un revolver dans un tiroir de sa mère, elle le surprend en train de jouer avec, il refuse de lui rendre l’arme et là le coup part tout seul et elle meurt.
Charles Juliet est née le 30 juillet 1934 à Jujurieux(AIN). A l’âge de 3 mois il est placé en famille d’accueille paysanne suisse. En 1946, il entre à l’école militaire d’Aix en Provence qu’il quitte en 1954 pour entrer à l’école de santé militaire de Lyon. En 1957, il abandonne ses études de médecine pour se consacrer à l’écriture. Son premier livre parait en 1978 « journal ». Charles Juliet mettra 12 ans (de 1983 à 1995) pour écrire l’histoire de sa vie « Lambeaux ».
L’auteur s’appuie sur une bonne connaissance des travaux sur les enfants et le développement social des enfants d’âge scolaire. En effet sa recherche s’échelonne de 1967 à 1976, au Centre de Protection Infantile de Bullion. Recherche qui va lui permettre de présenter une thèse de doctorat d’Etat en Sorbonne, en 1977. Ce qui fait de ce livre est une étude de psychologie clinique, audacieuse sur les institutions accueillant de jeunes enfants, les parents, ainsi que les travailleurs sociaux et médicaux, car l’auteur explore les relations sociales, les idées reçues de la vie en collectivité et même en internat.

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