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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Brûlée vive de Souad

Brûlée vive de Souad

J'ai trouvé ce livre très touchant. Il est écrit de façon simple et facile à lire. Les crimes d'honneur sont un sujet rarement traité ce qui rend le livre intéressant. Il est prenant et j’ai attendu avec beaucoup d'impatience le dénouement. Les émotions ressenties par l'auteur sont fortes et j’ai parfois eu l'impression de les ressentir aussi. De plus, il m'a permis de découvrir une partie de la culture et des traditions de la Cisjordanie. (Même si ce n'est pas évoqué par l'auteur, ce pays n'a pas qu'un aspect barbare). Les faits y sont décrits sans réels ménagements, ce qui à mes yeux les a rendus plus authentiques et poignant. Ce livre m'a fait prendre conscience de la chance d'être née dans un pays ou les femmes sont respectées et où chacun est "libre et égaux en droit".

Catégorie: Fiche de lecture Moniteur-éducateur
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Frankenstein pédagogue : Philippe Meirieu
Philippe Meirieu, dans ce livre, a recours aux grands mythes qui traversent la littérature populaire, pour signaler les pièges dans lesquels l'éducateur ne doit pas tomber. Pour lui, une éducation réussie passe avant tout par la conquête de l'autonomie. A partir de l'étrange personnage qu'est Frankenstein, l'auteur propose une réflexion sur l'éducation. En effet, il explique que "fabriquer un homme est une expérience insensée". Ce mythe, comme celui de Pygmalion, de Pinocchio, du Golem, révèle une même espérance: accéder au secret de la fabrication de l'humain. Peut-on former sans fabriquer un être qui nous ressemble, qui nous doit tout et qui, envers nous, ne soit tenu de rien? Peut-on fabriquer un homme qui puisse engager avec nous autre chose qu'une relation de maître à esclave?
Les arriérés de l’asile à l’usine : Markos Zafiropoulos
Ce livre relate l’évolution des mœurs vis-à-vis des personnes handicapées ainsi que l’évolution de leur intégration dans la société française sur une période donnée avoisinant l’ensemble du XXe siècle. L’auteur commence son cheminement au début du XXe siècle à travers l’exclusion du système scolaire des enfants arriérés. En effet à cette époque les personnes citées précédemment étaient alors qualifiées de « débiles », « idiots »… notamment par la classe scientifique ne maîtrisant certainement pas son sujet à cette époque. Jean Etienne Esquirol (1772-1840) qui était un psychiatre réputé est énormément cité dans le livre et nul besoin de dire que sa vision de la chose était plus ou moins réductrice et très conservatrice.
Je suis né un jour bleu De Daniel TAMMET
Dans une autre partie du livre, Daniel TAMMET déclare : « à l’âge de 2 ans, j’avais choisi un certain mur du salon pour m’y cogner la tête de manière répétitive. Balançant mon corps d’avant en arrière, je projetais durement ma tête en avant selon un tempo précis et régulier […] A d’autres moments, j’entrais dans de violentes colères, je giflais mon visage et je hurlais à pleins poumons. » Dans la MAS où j’effectue mon stage, beaucoup d’autistes se balancent sur eux même et se cognent la tête sur un mur ou sur une table. Sur l’unité dans laquelle je travaille, il y a une résidente qui se gifle, se mord, se tape la tête contre les tables, les murs. C’est son seul moyen de communication. Elle peut très bien se gifler juste parce qu’elle aimerait un verre d’eau. C’est assez difficile de distinguer lorsqu’elle est bien ou pas ou lorsqu’elle a juste envie d’attirer l’attention sans rien vouloir en retour. C’est une personne qui a besoin de ritualisation, elle a un planning par demi-journée qu’elle connait très bien, il faut le respecter à l’heure dite car à force, elle arrive à savoir l’heure et se tape lorsque l’éducateur est en retard donc on fait en sorte d’être à l’heure afin d’éviter toute violence envers elle.

Daniel TAMMET raconte : « Je commençais à prendre les livres de mes parents pour les entasser dans ma chambre ». Un résident fait exactement la même chose dans sa chambre. Il entasse des feuilles, des magazines, des photos dans sa chambre. Il a besoin de remplir les étagères, son bureau. Il va parfois dans la pièce où se trouve la balnéo et rempli les panières à linge de tout ce qu’il peut trouver autour de lui. Il vient parfois dans le salon et prend les meubles comme la table basse pour aller la mettre dans sa chambre. Il a un besoin de remplir. On ne comprend pas pourquoi il fait ça. Est-ce une angoisse de vidange ? Fait-il ce genre de chose quand il ne se sent pas bien ? J’ai beaucoup de questionnement par rapport à ce résident et j’espère avec des réponses très prochainement.
Les jeunes de la cité : JOËLLE BORDET
Cet ouvrage expose les résultats d'une recherche menée entre 1987 et 1993, étudiant la vie des adolescents dans les quartiers d'habitat social d'une ville de banlieue parisienne. Cette recherche en psychosociologie urbaine révèle comment les jeunes, à la fois, subissent et agissent sur les effets de l'exclusion sociale. Au moment où émerge la figure de "jeune dangereux", repérer cette dynamique des adolescents peut aider à interpréter cette stigmatisation et à tenter de lui porter remède.

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