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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

La frustration chez l'enfant handicapé

La frustration chez l'enfant handicapé Il me semble, en conséquence, que la pose des limites est avant tout un travail sur l’acceptation de la frustration. Ces situations étant répétitives, et moi-même devant y faire face, j’ai choisi de m’intéresser particulièrement à cette thématique. Il m’a paru important d’y réfléchir afin de comprendre, d’une part, pourquoi les limites sont si difficiles à accepter par certains enfants du groupe et, d’autre part, afin de réfléchir à quelles actions l’éducateur peut mettre en place pour aider l’enfant à supporter ces frustrations. Ainsi, à partir de ce constat, un ensemble de réflexions s’est dégagé. Les frustrations de la vie quotidienne : en quoi une altération du langage peut-elle avoir un impact sur l’acceptation à la frustration chez l’enfant ?

Les enfants atteints de surdité auxquels j’ai fait référence tout au long de cet écrit, ont une faible tolérance à la frustration pour plusieurs raisons. Tout d’abord, leur handicap a conduit à particulariser les relations au sein de leur environnement familial : les parents portant le poids d’une culpabilité irrationnelle et de sentiments ambivalents, a été, en échange, trop dans sa surprotection. Leurs mères étaient restées, pour la plupart, des « mères suffisamment bonnes » (selon WINNICOTT), répondant étroitement aux désirs de leur enfant handicapé. Cela a eu comme conséquence, un maintien illusoire de l’enfant dans la toute-puissance, un enfant peut habituer à rencontrer des frustrations.
Catégorie: Rapport de stage Moniteur-éducateur
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Documents associés

Rapport de stage dans un FAM:
Marie, âgée de 63 ans est accueilli au FAM depuis le 19 janvier 2007. Marie est une personne autonome dans les actes de la vie quotidienne, mais nécessite d'être accompagner pour son hygiène. Elle a un contact facile avec le personnel éducatif mais plus complexe avec les autres résidents, soi elle est en retrait, soit envahissante. Sa forme de communication est limitée à la sphère de ses intérêt, elle sait se faire comprendre, mais comprend et accepte difficilement les limites. Marie est atteinte d'un handicap mental et d'un trouble bipolaire. Ce dernier engendre chez Marie des épisodes d'état de dépression qui se caractérise entre autre, par un cycle où elle dort beaucoup C'est une personne qui passe d'un état de dépression qui se caractérise entre autre, par un manque d'appétit et une somnolence, à un état d'euphorie exagéré où Marie est pleine d'énergie permanente et démesurée. Elle a vécu 25 ans dans un hôpital psychiatrique. Je débute ma journée à 8h en ce lundi matin, je me rends dans la salle où les résidents prennent leur petit déjeuner. Marie me sollicite pour que je l'accompagne à la toilette. Je fis part de sa demande à une éducatrice qui était présente dans la salle. Celle-ci accepte. Nous nous rendons dans le couloir qui donne sur les chambres des résidents et donc sur sa chambre comprenant sa douche. Dans ce couloir se trouve les corbeilles à linge pour y déposer le linge sale des résidents après la douche. Marie est devant moi dans le couloir en direction de sa chambre quand cette dernière enlève sa chemise de nuit pour la mettre dans la corbeille à linge sale. Elle se retrouve donc en petite culotte au milieu du couloir. Je lui demande alors de remettre sa chemise de nuit tout en lui disant que quelqu'un pourrait la voir nue et que l'on n'enlève pas sa chemise de nuit à cet endroit mais dans sa chambre. Marie ne m'a pas écouté et a continué de marcher jusqu'à sa chambre. Questionnement et thème : Je me demande d’où vient le manque de pudeur de Marie, l'a t-elle toujours eu ou a t-elle perdu ce sentiment en institution. Ou alors ne lui a t'on pas appris à l'avoir, ne l'a t'elle pas correctement assimilé à cause de son handicap ? J'ai ainsi pu constater cette problématique chez plusieurs résidents. Cette question m'a amené à me demander si ce n'est pas la vie en collectivité qui engendrerai le manque de ce sentiment.. En ce qui concerne l'accompagnement à la toilette, pour ceux qui le souhaite, je constate que les résidents sont amenés à se montrer non seulement nus mais à être accompagné à la douche avec différents professionnels. Serait-ce devenu une habitude, le fait de se montrer nue quotidiennement devant différent membre de l'équipe, ce constat n’induirait-il pas le fait ne plus avoir peur de s’exhiber devant leurs camarades ? Leur handicap n’altérerait-il pas ce sentiment? Ne serait-il pas également à cause de l'absence de conscience de schéma corporel que l'on retrouve chez certaines personne en situation de handicap mental ? A la suite de cette situation qui m'a amenée à ces multitudes questions, il me semblerait pertinent de traiter le sujet de la pudeur, ce sentiment que ces personnes n'ont visiblement pas ou mal acquis. J'ai voulu savoir ce qu’était la pudeur. Dans le contexte institutionnel, les professionnels se doivent d'accompagner les résidents à respecter les règles de vie collective, cela passe par un accompagnement vers une pudeur physique. A travers cette dernière, le professionnel tend vers un respect d'eux même et des autres ainsi qu'à favoriser une meilleure image de soi. Pour accompagner ces personnes vers ce sentiment tout en respectant leurs déficiences, leurs incapacités ainsi que leurs handicaps, il me semble judicieux de connaître quelques notions qui entourent la pudeur. A savoir : son histoire, son conditionnement mais également ce qui se passe d'un point de vue psychologique autour de ce sentiment. Ce sujet en englobe également d'autres ce qui rend ce thème complexe mais riche à la fois.
Étude d’Activité Collective dans un ESAT et IME
Qu’est-ce que l’Étude d’Activité Collective ? Il s’agit d’un écrit qui retrace la prise en charge globale d’une activité menée auprès d’un groupe d’adultes. Cet écrit me permet d’allier observation, analyse et réflexion théorique en vue de réinterroger mon projet d’activité collective. Je suis actuellement en stage monitrice-éducatrice à l’Unité de Vie Extérieure de K, sur la commune de M. Cet établissement, géré par l’association LGO, accueille des majeurs travailleurs ESAT (Établissement et Service d’Aide par le Travail). Dans un souci d’anonymat, l’ensemble des prénoms a été modifié dans ce dossier. Dans un premier temps, je présenterai brièvement le contexte institutionnel, puis l’activité mise en place. Dans un second temps, je retranscrirai et j’analyserai une séance spécifique, suivie d’une évaluation de cette dernière et de certaines séances clés représentant l’évolution du projet. Enfin, je réinterrogerai globalement l’ensemble de l’activité. Cette activité, et notamment cet écrit, m’ont permis de prendre du recul sur ma pratique et d’avoir un autre regard. Il nous est donné la possibilité de faire un point, de réfléchir et analyser ce qu'on a pu dire ou faire, et en tant que future professionnelle, je trouve important de pouvoir échanger avec les professionnels sur ma pratique, mes réponses éducatives, de se remettre en question, de réajuster ses réponses apportées, afin de pouvoir améliorer l’activité. En effet, je me suis rendu compte que j’aurai pu mieux faire, répondre de manière plus pertinente aux désirs et besoins des personnes, même si j'ai pleinement conscience que l’activité parfaite n’existe pas. Il n'est pas simple de trouver une réponse ou un geste adéquat dans l'immédiat. Avec cet écrit, j’ai pu saisir au plus proche de la réalité ce qu’était une activité, dans la mesure où jusque lors, je n’avais jamais eu à concevoir et mener une activité aussi longue : des progrès sont donc possibles et à faire, mais ce n’est que le commencement…
La problématique liée à l'autonomie des personnes atteintes d'une déficience visuelle

Les missions de l’équipe éducative sont de soutenir et d’accompagner dans les actes de la vie quotidienne les résidants afin qu’ils acquièrent, conservent ou développent une autonomie au quotidien. J’ai pu dégager le rôle du ME dans cette structure. En effet, il n’intervient pas le matin pour les levers. Seuls les veilleurs de nuit assurent une présence au lever et au petit déjeuner en semaine. Le ME accueille les résidants le soir, après leur journée de travail soit de 16h40 jusqu’à 22h. Il veille au respect de chacun et aux règles de vie en collectivité : temps de repas, d’activités...

Il rappelle aux résidants leurs divers rendez-vous et les accompagne si besoin. Les éducateurs proposent en semaine des activités en lien avec les problématiques et les besoins spécifiques des résidents (ex : activités artistiques, sportives et culturelles…). J’ai pu constater que durant le week-end, le ME pouvait prendre davantage de temps individuel pour les écouter ou discuter et proposer des activités. J’ai pu observer qu’il veillait aux rituels des résidants. En effet, les temps du quotidien (accueil, repas, couchers, moments de distractions (TV, jeux…) rythment la vie des résidants.

J’ai pu remarquer que tous ces « petits riens », qui rythment la « quotidienneté » de ces adultes : la disponibilité, l’écoute, les conseils du ME, le petit truc donné au résidant, sont d’autant d’évènements qui permettent de le rencontrer, de le comprendre et de l’accompagner. J’ai réalisé à quel point, le ME partage leur vie, leur intimité, leur moment de joie, de tendresse mais aussi de colère et d’angoisse. Ainsi, son rôle sera de les rassurer.

La dépendance affective

Je pense que les activités comme le quotidien doivent être un support d'échange et d'entraide: Par exemple:Les  personne ont besoin de communiquer entre elles pour organiser le travail et déterminer les « séquences » des taches à effectuer selon une certaine procédure. Cela implique une certaine coordination et une interaction  entre les membres du groupe ou chacun à sa part de responsabilité.

Et de  cette coordination émerge la notion de groupe dont va découler le sentiment d’être utile, d’appartenir, d’avoir conscience de ses responsabilités vis-à-vis de l’autre .

Le travail centré sur une tâche va permettre de mettre en valeur cette notion à travers les interactions qui vont s'opérer entre les différents membres et par conséquent, rompre l’isolement de certaines personnes. Certaines actions dans le jardinage, répondent à des besoins d'échange, de communication verbale et non verbale.

Le « travail » est utilisé ici comme support d'intégration:par le plaisir de savoir faire,de s'entraider,de coordonner les gestes. Ce qui m'a permit aussi d'accompagner les usagers à leur besoins d'affectivité: ils s'estimaient et étaient estimés, reconnus comme ayant des valeurs, des qualités, par les autres.

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