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Assistant de service social

L'assistante de service social, qui est parfois spécialisé (drogue, alcoolisme, santé scolaire, enfance en danger…), apporte aide et soutien à des personnes, familles ou groupes en difficulté, en les aidant à s'insérer socialement ou professionnellement.

L'insertion professionnelle des femmes bénéficiaires du RMI

L'insertion professionnelle des femmes bénéficiaires du RMI

Mon stage de deuxième année effectué en polyvalence de secteur en milieu rural m’a permis de rencontrer des allocataires du RMI et plus particulièrement des femmes se présentant avec une demande d’insertion professionnelle. Bien que l’activité féminine continue de progresser, les femmes sont davantage touchées par le chômage et la précarité que les hommes. Aussi, le fait d’être une femme a été souvent mis en avant pour expliquer les choix de vie organisés, à un moment donné, plutôt autour de la maternité que d’une activité professionnelle.

Il m’a semblé important de m’intéresser à la façon dont les allocataires utilisent le dispositif RMI : voient–elles simplement l’aspect financier, c’est-à-dire un moyen de subsistance sans contrepartie ou l’utilisent-elles comme un tremplin, une étape nécessaire à une insertion professionnelle ? Les constats de terrain et les entretiens effectués auprès des usagers m’ont conduit à formuler la question de départ suivante : la représentation du travail et du dispositif RMI influent-ils sur l’insertion professionnelle des femmes en situation financière et professionnelle précaire 

Le travail de recherche que constitue le mémoire m’a permis, dans un premier temps, de m’interroger à travers la pré-enquête et l’éclairage théorique, sur la problématique de l’insertion professionnelle des femmes bénéficiaires du RMI. Dans un deuxième temps, par le biais des résultats de l’enquête menée sur le terrain, j’ai amené des éléments de réponse en rapport avec la situation de ces femmes. Ces éléments sont le positionnement des femmes par rapport au RMI. En effet certaines se situent dans une logique citoyenne dans laquelle le dispositif est envisagé comme un tremplin pour une insertion professionnelle. D’autres, se positionnent dans une logique d’assistance-fataliste dans laquelle le RMI est perçu comme une aide strictement financière, et aucune contrepartie notamment en matière d’insertion professionnelle ne doit leur être demandée selon leur point de vue. D’autre part, les représentations du travail peuvent aussi influencer les femmes à effectuer ou non des démarches en matière d’insertion professionnelle.

Toutefois, l’hypothèse étant partiellement vérifiée, il serait intéressant par rapport aux logiques précédemment citées de mieux approfondir les parcours personnels antérieurs et actuels de chacune, pour ainsi mettre en lumière les différents problèmes que rencontrent ces femmes, et qui constituent leur souffrance actuelle. En bref, l’insertion professionnelle des femmes bénéficiaires du RMI dépend bien de facteurs personnels, comme nous l’avons constaté. Néanmoins, il ne faut pas oublier l’environnement socio-économique qui rendra cette insertion plus ou moins délicate.

Catégorie: Mémoire Assistant de service social
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La parentalité à l'épreuve de la mesure de placement

En parallèle de ces expériences, je m’interroge également sur la cellule familiale et sur la place qui lui est donnée dans notre société. C’est une sphère qui est longtemps restée privée mais qui est aujourd’hui une des préoccupations de l’intervention publique. En effet, au nom de la prévention et de la protection de l’enfance, notamment, les interventions au sein de la famille semblent s’être multipliées. Quels changements ont pu entraîner cette évolution ? Les familles d’aujourd’hui sont-elles plus en difficulté que celles d’hier ?

Il me semble, qu’actuellement, il y a une pression plus forte qui s’exerce sur les parents. Ils doivent être performants dans l’éducation de leurs enfants. Les médias participent de cette mise en tension. En effet, il n’est pas rare d’entendre ou de lire des termes tels que "défaillants", "démissionnaires" ou encore "pathologiques" pour qualifier les parents. A l’occasion de faits divers, les difficultés de ces derniers à remplir leur rôle et à faire face à leurs responsabilités sont souvent mises en avant. Ils doivent à tout prix être de "bons parents". Mais qu’est-ce qui permet de dire que l’on est un "bon parent" ?

Violences conjugales: une prévention possible ?

Au cours de mon stage de deuxième année en polyvalence de secteur, j’ai été sollicitée à plusieurs reprises par des couples qui éprouvaient des difficultés. La demande première de ces couples était souvent liée à des problèmes financiers. Il s’avérait rapidement que l’argent n’était que la difficulté apparente. Par la suite, il était évoqué timidement par les femmes l’emportement, l’agressivité de leur mari. Elles en parlaient à demi-mot. Au fur et à mesure des rencontres, elles dévoilaient les violences conjugales qu’elles subissaient. Ainsi, de par leur propos, je me suis interrogée sur le phénomène des violences conjugales aussi bien physiques que psychologiques.

Au fil de mes recherches, j’ai pris conscience de son ampleur. De nos jours, les violences conjugales sont en France un grave problème. Le secrétariat d’État à la condition féminine estime que deux millions de femmes françaises sont battues. Selon l’enquête menée par le Secrétariat d’État aux Droits des Femmes, publiée en juin 2001, une femme sur dix, âgée de vingt à cinquante-neuf ans, a subi au cours des douze derniers mois une situation de violences conjugales, allant de l’agression verbale jusqu’au viol. Ce nombre réel de femmes victimes reste difficile à établir car les statistiques sont basées sur les données policières ou des organismes sociaux. Beaucoup de femmes n’osent pas en parler ou porter plainte.

Le service Placement Familial du TAMPON permettrait-il aux enfants réunionnais d’atteindre la résilience ?

J’habite en Belgique depuis trois ans dans le cadre de ma formation d’assistant social au sein de la HELHa. J’ai choisi de pratiquer mon stage de dernière année dans le département français qu’est l’Ile de la Réunion grâce au programme d’échange Erasmus. Je suis de nationalité française et j’ai eu l’occasion d’habiter sur l’île durant dix années. J’ai donc choisi d’effectuer mon stage au sein du département parce que je connaissais la population, sa culture, sa mentalité, je souhaitais retourner auprès des miens, mais surtout, je voulais m’enrichir de la pratique professionnelle française. Effectivement, je n’ai jamais eu l’occasion de travailler dans ce pays, et connaitre son fonctionnement social me paraissait plus qu’intéressant, étant donné que le cadre législatif français ainsi que les dispositifs sont différents de ceux de la Belgique.

C’était donc pour moi une opportunité d’acquérir de nouvelles compétences. De plus, malgré le fait que je connaissais la population multiculturelle, je n’avais jamais travaillé auprès d’elle et je pense qu’en tant que future assistante sociale, la curiosité pour l’être humain est importante. Ce stage m’a donné une idée de ce qu’est une vie professionnelle en France si je souhaite retourner un jour à mes origines. J’ai effectué mon stage au sein de l’Aide Sociale à l’Enfance (A.S.E.) qui dépend du Conseil Général. Plus particulièrement, j’ai été accueillie dans le service Placement Familial de la ville du TAMPON. J’ai eu l’occasion de découvrir une structure qui m’était totalement inconnue. Depuis que j’ai intégré l’école d’assistant social en Belgique, et ayant une bonne approche avec les enfants, j’ai toujours voulu préserver le secteur de l’enfance pour mon stage de troisième année. Pour cette raison, il me semblait inévitable de terminer mon cursus scolaire par ce secteur.

J’ai eu la chance de grandir au sein d’une famille unie. N’ayant été séparée de mes parents que pour mes études, je n’arrivais pas à comprendre comment on pouvait placer un enfant. Je me suis alors beaucoup questionnée sur la relation parents-enfants. En effet, mes parents m’ont transmis les valeurs traditionnelles de la famille. J’éprouvais des difficultés à comprendre pourquoi on pouvait séparer un enfant de sa famille naturelle. Durant ce stage, j’ai été confrontée à la séparation des parents et enfants. Comprendre la souffrance des enfants à « errer » d’une famille d’accueil à une autre a provoqué une résonnance en moi. Cela a été un moteur, une motivation pour accorder toute mon attention aux soins à apporter à la relation parents enfants.


L'illettrisme : un obstacle à l'insertion des jeunes

Dans les années 70, on découvre le terme d’illettrisme. Ce terme désigne toute personne ayant appris à lire et écrire pendant sa scolarité mais n’en maîtrisant plus l’usage. Il s’agit d’un néologisme définissant une nouvelle réalité sociale difficile. En effet une partie de la population ne maîtrise pas suffisamment l’écrit malgré une scolarité obligatoire de 6 à 16 ans. Avec l’avènement des nouvelles technologies et la prédominance de l’écrit dans le quotidien, il est de nos jours difficile pour une personne d’être autonome sans de solides bases en lecture et en écriture. La loi de lutte contre les exclusions de 1998 réaffirme ce positionnement en intégrant dans son texte la nécessité de donner de nouveaux moyens de lutte contre l’illettrisme.

Cette situation s’explique par les changements intervenus dans notre société industrielle puis postindustrielle. Ils ont modifié l’organisation du monde du travail et ont accéléré les mutations technologiques. Aujourd’hui, la communication écrite prédomine dans tous les domaines de la vie quotidienne. Ce phénomène n’implique pas forcément le non emploi mais donne beaucoup plus d’acuité aux problèmes des « illettrés ». Il y a plus de 30 ans, la non maîtrise des « lettres » n’empêchait personne de travailler et d’être inséré dans la société (ouvriers, gardien, jardinier, agent d’entretien, mécanicien, …).

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