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Assistant de service social

L'assistante de service social, qui est parfois spécialisé (drogue, alcoolisme, santé scolaire, enfance en danger…), apporte aide et soutien à des personnes, familles ou groupes en difficulté, en les aidant à s'insérer socialement ou professionnellement.

Réflexion sur les minimas sociaux

Réflexion sur les minimas sociaux

Ma première approche du Revenu Minimum d’Insertion (RMI) a eu lieu au lycée en 2003. En effet, la loi du 1er décembre 1988 était au programme de sciences sanitaires et sociales. J’y ai appris que l’objectif de la loi était l’insertion des personnes en âge d’être actives mais sans emploi. A cette époque, j’ai eu le sentiment que le discours environnant concernant les allocataires du RMI était négatif. Par exemple : « les « RMIstes » ne veulent pas travailler, s’ils n’ont pas d’emploi c’est qu’ils le veulent bien, parce que quand on cherche on trouve ». Je me suis donc trouvée face à ce paradoxe.

L’insertion des personnes bénéficiaires de minimas sociaux est une des principales préoccupations des pouvoirs publics depuis quelques années. Diverses mesures tentent d’améliorer les conditions de vie des personnes allocataires. L’assistant de service social a pour mission l’insertion sociale et professionnelle de ses personnes. La participation aux activités culturelles n’est pas toujours mise en avant comme un levier permettant de contribuer à l’insertion, elle est même parfois critiquée.

Catégorie: Mémoire Assistant de service social
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L'insertion professionnelle des femmes bénéficiaires du RMI

Les lois du 1er décembre 1988 et du 29 juillet 1992 instituant le Revenu Minimum d’Insertion (R.M.I) s’inscrivent dans la logique de nombreuses politiques menées ces dernières années pour mieux vaincre la grande pauvreté en France. Cette loi a été une nouvelle étape dans la lutte contre l’exclusion, dans le combat pour l’insertion, pour la dignité de l’homme et pour une société plus solidaire. En 1998, la situation des populations exclues du marché de l'emploi et de la consommation touche des publics plus nombreux et très diversifiés.

C'est pourquoi, le 29 juillet 1998 est votée la loi n°98-657 d'orientation relative à la lutte contre les exclusions. Cette loi prévoit différentes mesures visant à favoriser l'insertion des personnes dites "exclues": garantir l'accès aux droits fondamentaux, prévenir les exclusions, répondre aux situations d'urgence, mieux agir contre les exclusions. Aujourd’hui encore, les allocataires du RMI rencontrent des difficultés d’accès à l’emploi. Le travail reste une valeur essentielle dans notre société. Il représente pour la plupart le moyen d’insertion le plus important parce qu’il confère un statut et il permet à la famille de s’autofinancer.

L'illettrisme : un obstacle à l'insertion des jeunes

Dans les années 70, on découvre le terme d’illettrisme. Ce terme désigne toute personne ayant appris à lire et écrire pendant sa scolarité mais n’en maîtrisant plus l’usage. Il s’agit d’un néologisme définissant une nouvelle réalité sociale difficile. En effet une partie de la population ne maîtrise pas suffisamment l’écrit malgré une scolarité obligatoire de 6 à 16 ans. Avec l’avènement des nouvelles technologies et la prédominance de l’écrit dans le quotidien, il est de nos jours difficile pour une personne d’être autonome sans de solides bases en lecture et en écriture. La loi de lutte contre les exclusions de 1998 réaffirme ce positionnement en intégrant dans son texte la nécessité de donner de nouveaux moyens de lutte contre l’illettrisme.

Cette situation s’explique par les changements intervenus dans notre société industrielle puis postindustrielle. Ils ont modifié l’organisation du monde du travail et ont accéléré les mutations technologiques. Aujourd’hui, la communication écrite prédomine dans tous les domaines de la vie quotidienne. Ce phénomène n’implique pas forcément le non emploi mais donne beaucoup plus d’acuité aux problèmes des « illettrés ». Il y a plus de 30 ans, la non maîtrise des « lettres » n’empêchait personne de travailler et d’être inséré dans la société (ouvriers, gardien, jardinier, agent d’entretien, mécanicien, …).

La parentalité à l'épreuve de la mesure de placement

En parallèle de ces expériences, je m’interroge également sur la cellule familiale et sur la place qui lui est donnée dans notre société. C’est une sphère qui est longtemps restée privée mais qui est aujourd’hui une des préoccupations de l’intervention publique. En effet, au nom de la prévention et de la protection de l’enfance, notamment, les interventions au sein de la famille semblent s’être multipliées. Quels changements ont pu entraîner cette évolution ? Les familles d’aujourd’hui sont-elles plus en difficulté que celles d’hier ?

Il me semble, qu’actuellement, il y a une pression plus forte qui s’exerce sur les parents. Ils doivent être performants dans l’éducation de leurs enfants. Les médias participent de cette mise en tension. En effet, il n’est pas rare d’entendre ou de lire des termes tels que "défaillants", "démissionnaires" ou encore "pathologiques" pour qualifier les parents. A l’occasion de faits divers, les difficultés de ces derniers à remplir leur rôle et à faire face à leurs responsabilités sont souvent mises en avant. Ils doivent à tout prix être de "bons parents". Mais qu’est-ce qui permet de dire que l’on est un "bon parent" ?

L'action éducative à domicile auprès des familles, quelles actions pour quels changements ?

Lors de mon stage à responsabilité de deuxième année dans un service social polyvalent de secteur, j’ai participé au suivi d’une famille, dont la situation déjà précaire, venait d’être aggravée par une inondation du domicile familial. Pour cette famille, à la précarité des revenus, s’est ajouté un dénuement matériel total. L’accompagnement social proposé par l’assistante social polyvalente de secteur, comprenait entre autre, une Action Educative Renforcée à Domicile (AERD).

Il s’agit d’une intervention éducative précoce, soutenue et limitée dans le temps, auprès d’un groupe familial, dans son milieu de vie et son environnement avec pour objectif de restaurer les liens entre les parents et les enfants (deux filles de 11 et 4 ans). Dans la lettre demandant de l’aide, la mère de famille expliquait, que si les problèmes relationnels étaient préexistants, elle avait désormais « peur de perdre le contrôle ».

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