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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

La problématique liée à l'autonomie des personnes atteintes d'une déficience visuelle

La problématique liée à l'autonomie des personnes atteintes d'une déficience visuelle

Les missions de l’équipe éducative sont de soutenir et d’accompagner dans les actes de la vie quotidienne les résidants afin qu’ils acquièrent, conservent ou développent une autonomie au quotidien. J’ai pu dégager le rôle du ME dans cette structure. En effet, il n’intervient pas le matin pour les levers. Seuls les veilleurs de nuit assurent une présence au lever et au petit déjeuner en semaine. Le ME accueille les résidants le soir, après leur journée de travail soit de 16h40 jusqu’à 22h. Il veille au respect de chacun et aux règles de vie en collectivité : temps de repas, d’activités...

Il rappelle aux résidants leurs divers rendez-vous et les accompagne si besoin. Les éducateurs proposent en semaine des activités en lien avec les problématiques et les besoins spécifiques des résidents (ex : activités artistiques, sportives et culturelles…). J’ai pu constater que durant le week-end, le ME pouvait prendre davantage de temps individuel pour les écouter ou discuter et proposer des activités. J’ai pu observer qu’il veillait aux rituels des résidants. En effet, les temps du quotidien (accueil, repas, couchers, moments de distractions (TV, jeux…) rythment la vie des résidants.

J’ai pu remarquer que tous ces « petits riens », qui rythment la « quotidienneté » de ces adultes : la disponibilité, l’écoute, les conseils du ME, le petit truc donné au résidant, sont d’autant d’évènements qui permettent de le rencontrer, de le comprendre et de l’accompagner. J’ai réalisé à quel point, le ME partage leur vie, leur intimité, leur moment de joie, de tendresse mais aussi de colère et d’angoisse. Ainsi, son rôle sera de les rassurer.

...

Au départ, je me suis posée la question du tutoiement et du vouvoiement puisque j’allais accompagner des adultes. J’ai trouvé normal que je le fasse à mon arrivée, afin d'être "respectueuse" envers eux. Finalement, le tutoiement s’est très vite installé d’un commun accord. Les trois 1ères semaines m’ont permis d’observer et de travailler des questionnements, pour adopter mon positionnement par la suite : j’ai pris du recul pour certaines situations et des sujets qui m’ont semblé complexes (transsexualités, avortement, sexualité).

Le respect de la personne a été un principe guidant mes interventions éducatives. J’ai considéré l’autre dans ses choix, en évitant le jugement. J’ai  accepté les résidants comme ils sont vraiment et non pas comme j’aimerais qu’ils soient.

Catégorie: Rapport de stage Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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Marie, âgée de 63 ans est accueilli au FAM depuis le 19 janvier 2007. Marie est une personne autonome dans les actes de la vie quotidienne, mais nécessite d'être accompagner pour son hygiène. Elle a un contact facile avec le personnel éducatif mais plus complexe avec les autres résidents, soi elle est en retrait, soit envahissante. Sa forme de communication est limitée à la sphère de ses intérêt, elle sait se faire comprendre, mais comprend et accepte difficilement les limites. Marie est atteinte d'un handicap mental et d'un trouble bipolaire. Ce dernier engendre chez Marie des épisodes d'état de dépression qui se caractérise entre autre, par un cycle où elle dort beaucoup C'est une personne qui passe d'un état de dépression qui se caractérise entre autre, par un manque d'appétit et une somnolence, à un état d'euphorie exagéré où Marie est pleine d'énergie permanente et démesurée. Elle a vécu 25 ans dans un hôpital psychiatrique. Je débute ma journée à 8h en ce lundi matin, je me rends dans la salle où les résidents prennent leur petit déjeuner. Marie me sollicite pour que je l'accompagne à la toilette. Je fis part de sa demande à une éducatrice qui était présente dans la salle. Celle-ci accepte. Nous nous rendons dans le couloir qui donne sur les chambres des résidents et donc sur sa chambre comprenant sa douche. Dans ce couloir se trouve les corbeilles à linge pour y déposer le linge sale des résidents après la douche. Marie est devant moi dans le couloir en direction de sa chambre quand cette dernière enlève sa chemise de nuit pour la mettre dans la corbeille à linge sale. Elle se retrouve donc en petite culotte au milieu du couloir. Je lui demande alors de remettre sa chemise de nuit tout en lui disant que quelqu'un pourrait la voir nue et que l'on n'enlève pas sa chemise de nuit à cet endroit mais dans sa chambre. Marie ne m'a pas écouté et a continué de marcher jusqu'à sa chambre. Questionnement et thème : Je me demande d’où vient le manque de pudeur de Marie, l'a t-elle toujours eu ou a t-elle perdu ce sentiment en institution. Ou alors ne lui a t'on pas appris à l'avoir, ne l'a t'elle pas correctement assimilé à cause de son handicap ? J'ai ainsi pu constater cette problématique chez plusieurs résidents. Cette question m'a amené à me demander si ce n'est pas la vie en collectivité qui engendrerai le manque de ce sentiment.. En ce qui concerne l'accompagnement à la toilette, pour ceux qui le souhaite, je constate que les résidents sont amenés à se montrer non seulement nus mais à être accompagné à la douche avec différents professionnels. Serait-ce devenu une habitude, le fait de se montrer nue quotidiennement devant différent membre de l'équipe, ce constat n’induirait-il pas le fait ne plus avoir peur de s’exhiber devant leurs camarades ? Leur handicap n’altérerait-il pas ce sentiment? Ne serait-il pas également à cause de l'absence de conscience de schéma corporel que l'on retrouve chez certaines personne en situation de handicap mental ? A la suite de cette situation qui m'a amenée à ces multitudes questions, il me semblerait pertinent de traiter le sujet de la pudeur, ce sentiment que ces personnes n'ont visiblement pas ou mal acquis. J'ai voulu savoir ce qu’était la pudeur. Dans le contexte institutionnel, les professionnels se doivent d'accompagner les résidents à respecter les règles de vie collective, cela passe par un accompagnement vers une pudeur physique. A travers cette dernière, le professionnel tend vers un respect d'eux même et des autres ainsi qu'à favoriser une meilleure image de soi. Pour accompagner ces personnes vers ce sentiment tout en respectant leurs déficiences, leurs incapacités ainsi que leurs handicaps, il me semble judicieux de connaître quelques notions qui entourent la pudeur. A savoir : son histoire, son conditionnement mais également ce qui se passe d'un point de vue psychologique autour de ce sentiment. Ce sujet en englobe également d'autres ce qui rend ce thème complexe mais riche à la fois.

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