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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Le placement, une séparation pour se construire ?

Le placement, une séparation pour se construire ? Tout au long de cette monographie, j’ai tenté de mettre en évidence l’importance du rôle et de l’action du moniteur-éducateur dans l’accompagnement du jeune placé à la Maison d’Enfants « La Grande Allée ». J’ai pour cela abordé différentes notions à prendre en compte dans la construction identitaire, personnelle et sociale du jeune. Il est très important de tenir compte du fait que les jeunes placés entrent dans la période conflictuelle de l’adolescence. Leurs corps tout comme leur vision du monde des adultes et de leur environnement changent. Ils passent donc par une période très délicate où ils se construisent et apprennent à se redécouvrir.
Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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Documents associés

Image du corps, hygiène et désocialisation

Le corps prend une place prépondérante dans notre société moderne. Siège de notre individualité, il se trouve également à la croisée des chemins entre cette individualité et la société qui juge sa présentation. Justement, l’apparence corporelle occupe une position privilégiée dans l’établissement des rapports sociaux et elle est l’objet de soins et d’attentions tout à fait particuliers qui se rattachent à l’hygiène corporelle. L’immense diversité des produits de toilette que l’on peut trouver dans les magasins ou encore les modes vestimentaires toujours changeantes poussent à dire que, de nos jours, le corps et son image sont l’objet d’un surinvestissement. On observe qu’un temps et des ressources considérables leurs sont quotidiennement consacrés. Sans même aborder des pratiques liées à des privations ou à des souffrances notoires (régimes alimentaires sauvages, piercings, etc) on constate que tout un chacun a le souci de son image corporelle et se dote de moyens pour la maîtriser. Le corps est alors lavé, soigné et paré. Or, au cours de mes expériences professionnelles au samu social, j’ai constaté que, fréquemment, les personnes accueillies délaissaient totalement leur apparence. Elles arrivaient sales, habillées de vêtements élimés et, souvent, une odeur forte les suivait. Pourtant elles ne semblaient pas s’en soucier le moins du monde, et même parfois refusaient de profiter de la salle de bain mise à leur disposition. Pendant deux ans, j’ai accompagné nombre de ces gens considérés comme de « grands exclus », ou plus populairement, comme des clochards. Plus tard, lors d’un stage dans un CHRS, j’ai remarqué que, là aussi, certains des hébergés délaissaient également leur apparence, bien que dans des proportions moindres. Peu à peu, j’ai pensé que, peut être, le délaissement de l’apparence faisait partie intégrante des parcours de désocialisation et que l’hygiène devrait faire l’objet d’un suivi éducatif à part entière dans un travail plus vaste de réinsertion sociale. Cette simple question en amena d’autres, dont une surtout nous intéresse ici. Selon quelles modalités ce suivi éducatif peut il être mis en place ?

Mon référent, ma préférence

S., éducatrice,remplaçait G.partie en congé maternité. Elle devenait donc référented'un groupe dont M., 38 ans,faisait partie. Pour présenter sa nouvelle référente, M., le visage illuminé par un sourire qui en disait long, se plaisait à dire avec grande émotion : "C'est S., c'est ma préférente".

Inceste : accompagner le silence des maux
Ce travail de monographie m’a permis de mieux comprendre l’inceste et ses conséquences. En effet, au fur et à mesure de mon avancée dans cet écrit, mon mode de comportement s’est mis à changer auprès de C… car je prenais plus de recul par rapport à ses faits et gestes. La mobilisation de toute l’équipe a été très importante dans ce travail. En effet, nous n’étions parfois pas d’accord sur des propos ou des comportements à avoir face à certaines situations, cependant, lors de nos désaccords, nous avons toujours su nous dire les choses franchement et, surtout, nous avons pu mettre de coté nos a priori afin de nous concentrer sur un seul objectif : le bien-être de C… et de ses frères.

Avant et pendant la réalisation de ce dossier, je me posais souvent la question de savoir pourquoi exactement je voulais aider cette petite fille ; mais après avoir rédigé cette monographie, la réponse devint encore plus évidente que je pouvais le penser : faire que C… soit plus forte dans l’avenir et qu’elle puisse un jour, si elle est malheureusement confrontée à cette même situation, protéger elle même ses propres enfants comme sa propre mère aurait dû être capable de le faire ; afin de ne pas être (comme c’est trop souvent le cas) dans la répétition. Si les éducateurs arrivent à effectuer un travail d’accompagnement auprès de ces enfants et si les abuseurs, au lieu d’être simplement enfermés sont également soignés et pris en charge, peut-être qu’un jour l’inceste diminuera ; mais ceci est un autre débat… J’espère que mon travail d’accompagnement contribuera à atténuer les souffrances de C…, que progressivement elle reprendra confiance en elle, que son sentiment de culpabilité s’estompera et qu’elle pourra surmonter les difficultés qu’elle rencontrera et vivre tout simplement. Les sourires qui l’accompagneront alors seront ma plus belle récompense…
Intégration scolaire et partenariat

Dans la société actuelle, l’intégration est devenue une préoccupation de tous les fronts, et chacun de nous y est confronté à un moment de notre vie que ce soit en intégrant une équipe de travail, une formation ou même un club de sport. Ces expériences peuvent être plus ou moins douloureuses et influencer notre comportement et notre relation avec autres. Ce processus s’initie tout d’abord au sein de la cellule familiale puis à l’école, comme le souligne Catherine COUSSERGUE, « l’insertion sociale se vit au sein de la famille puis très rapidement à l’école »(1). C’est par la confrontation aux autres que l’enfant va apprendre le partage, le respect ou la politesse, ces règles vont contribuer à sa socialisation. L’intégration scolaire constitue la meilleure façon de préparer la future intégration sociale de la personne atteinte d’un handicap, quelqu’il soit. Favoriser l’intégration est important quand un enfant a des difficultés à l’école, car si celles-ci ne sont ni prises en compte ni travaillées, elles peuvent s’amplifier et favoriser une mise à l’écart voire une forme d’exclusion du groupe, de la classe, un repli sur lui même, allant jusqu’au mal-être. Les élèves en mal d’intégration, BOURDIEU les nomme « les exclus de l’intérieur ». (2)

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