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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Le lien enfant/parent/institution, mythe ou réalité?

Le lien enfant/parent/institution, mythe ou réalité?

Il s’est opéré dans les dernières décennies un prodigieux renversement de perspective ; on a cessé de voir la coupure enfants/parents comme un moyen de sauver l’enfant ou de le soigner. On considère au contraire que les séparations, pour n’être pas nuisibles à l’enfant, doivent s’accompagner de contacts entre celui-ci et les parents dont il est séparé. L’essentiel nous dit-on, c’est de garder à l’enfant son histoire et de préserver autant que possible le lien qui entretient avec ses géniteurs. La mise en œuvre de ce nouveau paradigme donne lieu à une mobilisation sans précédent des acteurs du champ psychosocial et à la création de dispositifs capables de faciliter ou de restaurer les contacts entre enfants et parents ; pratiques de médiation, lieux d’accueil enfants/parents,

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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Documents associés

L'autorité et l'institution
Les problèmes d'autorité apparaissent comme liés à la société actuelle. Les médias, les hommes politiques, les travailleurs sociaux, les enseignants, les parents, etc... chacun s'interroge à ce sujet. L'autorité, la façon dont elle s'exprime, se reçoit et est reconnue, tout cela a évolué avec le temps et la société. Elle semble aujourd'hui être passée d'un cadre ultra rigide à quelque chose de plus malléable. Entre autoritarisme et laisser-faire, grande est la marge, comment trouver le juste milieu? A l’IDEF, j’ai constaté que l’autorité est une préoccupation du quotidien. En effet les jeunes accueillis n’ont pas forcément intériorisé les règles, parfois ils peuvent également les remettre en question et refuser de s’y soumettre. Le rôle de l’éducateur est de recadrer les enfants lorsque c’est nécessaire et de les aider à intérioriser les règles, ce qui ne se fait pas toujours sans mal.
Image du corps, hygiène et désocialisation

Le corps prend une place prépondérante dans notre société moderne. Siège de notre individualité, il se trouve également à la croisée des chemins entre cette individualité et la société qui juge sa présentation. Justement, l’apparence corporelle occupe une position privilégiée dans l’établissement des rapports sociaux et elle est l’objet de soins et d’attentions tout à fait particuliers qui se rattachent à l’hygiène corporelle. L’immense diversité des produits de toilette que l’on peut trouver dans les magasins ou encore les modes vestimentaires toujours changeantes poussent à dire que, de nos jours, le corps et son image sont l’objet d’un surinvestissement. On observe qu’un temps et des ressources considérables leurs sont quotidiennement consacrés. Sans même aborder des pratiques liées à des privations ou à des souffrances notoires (régimes alimentaires sauvages, piercings, etc) on constate que tout un chacun a le souci de son image corporelle et se dote de moyens pour la maîtriser. Le corps est alors lavé, soigné et paré. Or, au cours de mes expériences professionnelles au samu social, j’ai constaté que, fréquemment, les personnes accueillies délaissaient totalement leur apparence. Elles arrivaient sales, habillées de vêtements élimés et, souvent, une odeur forte les suivait. Pourtant elles ne semblaient pas s’en soucier le moins du monde, et même parfois refusaient de profiter de la salle de bain mise à leur disposition. Pendant deux ans, j’ai accompagné nombre de ces gens considérés comme de « grands exclus », ou plus populairement, comme des clochards. Plus tard, lors d’un stage dans un CHRS, j’ai remarqué que, là aussi, certains des hébergés délaissaient également leur apparence, bien que dans des proportions moindres. Peu à peu, j’ai pensé que, peut être, le délaissement de l’apparence faisait partie intégrante des parcours de désocialisation et que l’hygiène devrait faire l’objet d’un suivi éducatif à part entière dans un travail plus vaste de réinsertion sociale. Cette simple question en amena d’autres, dont une surtout nous intéresse ici. Selon quelles modalités ce suivi éducatif peut il être mis en place ?

"dis-moi entre nous" ou le theatre comme outil pédagogique et éducatif

Les personnes auprès desquelles je travaille ont une déficience mentale qui les empêche en partie d’élaborer une réflexion qui pourrait les conduire vers un peu plus de sérénité. Elles sont en souffrance. Il faut faire avec et travailler pour une amélioration, réveiller leurs potentialités. Il me semble utile dans mon travail non seulement d’être disponible pour écouter ce qu’elles sont, mais aussi de chercher quels seraient les moyens que je peux mettre à leur disposition pour apaiser leurs tourments. Trouver des outils pour qu’elles vivent mieux la vie de tous les jours. Par exemple, offrir un autre cadre qui leur permettrait d’accéder à une partie d’eux-mêmes, plus sereine. Mes observations dans leur vie quotidienne et mon expérience personnelle du théâtre m’ont suggérée de mettre en place un atelier d’expression théâtrale qui serait un moment agréable et un tremplin à leur épanouissement. En effet, cette aventure pourrait mettre en avant des effets positifs d’apaisement, de développement de leur personnalité. Le jeu est un facteur essentiel à la communication, donc d’une meilleure relation avec les autres.

Intégration scolaire et partenariat

Dans la société actuelle, l’intégration est devenue une préoccupation de tous les fronts, et chacun de nous y est confronté à un moment de notre vie que ce soit en intégrant une équipe de travail, une formation ou même un club de sport. Ces expériences peuvent être plus ou moins douloureuses et influencer notre comportement et notre relation avec autres. Ce processus s’initie tout d’abord au sein de la cellule familiale puis à l’école, comme le souligne Catherine COUSSERGUE, « l’insertion sociale se vit au sein de la famille puis très rapidement à l’école »(1). C’est par la confrontation aux autres que l’enfant va apprendre le partage, le respect ou la politesse, ces règles vont contribuer à sa socialisation. L’intégration scolaire constitue la meilleure façon de préparer la future intégration sociale de la personne atteinte d’un handicap, quelqu’il soit. Favoriser l’intégration est important quand un enfant a des difficultés à l’école, car si celles-ci ne sont ni prises en compte ni travaillées, elles peuvent s’amplifier et favoriser une mise à l’écart voire une forme d’exclusion du groupe, de la classe, un repli sur lui même, allant jusqu’au mal-être. Les élèves en mal d’intégration, BOURDIEU les nomme « les exclus de l’intérieur ». (2)

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