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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Boule de suif : Maupassant

Boule de suif : Maupassant

Maupassant signe dans cette histoire d’une prostituée que des honnêtes gens persuadent, pour sauver leur liberté, de se livrer à un Prussien et qu’ils excluent ensuite de leur société, un récit d’une concision exemplaire où l’ironie et la pitié transparaissent à peine sous le ton indifférent de la constatation des faits. C’est une nouvelle d’une extrême noirceur. Il n’y a aucun secours ou espoir à attendre, ni de certains de ses compagnons, ni même de la religion qui loin de la soutenir, lui donne d’excellentes raisons à son sacrifice.

‘’Boule de Suif’’ est une nouvelle écrite par GUY DE MAUPASSANT. Maupassant est né le 5 août 1850 à Fécamp. Il grandit au château de Miromesnil et y développe une sensibilité particulière à la violence dans ses manifestations quotidiennes. En 1870, il est mobilisé lors de la guerre contre la Prusse et après la défaite, commence une carrière médiocre de fonctionnaire à Paris. Sous l’influence de Flaubert, qui lui sert de mentor et de père spirituel, il se met à écrire. Il rencontre quelques écrivains de sont temps, Zola, Huysmans, Daudet et les frères Goncourt. Il commence à se rapprocher de la mouvance du naturalisme et c’est dans cette mouvance, qu’il collabore en 1880 à l’élaboration d’un recueil collectif les ‘’Soirées de Médan’’. C’est dans ce cadre qu’il publie ‘’Boule de Suif’’, qui remporte un vif succès. Il y décrit la très ordinaire cruauté des êtres humains. En une douzaine d’années, il publie environ quinze recueils de contes et de nouvelles, six romans et de très nombreux articles de journaux. Ses thèmes d’inspiration étaient variés : le monde rural de sa Normandie natale, le monde des petits bourgeois et des médiocres employés de bureaux mais aussi l’univers cruel et sans pitié de la haute bourgeoisie parisienne, qu’il avait appris à côtoyer.

Atteint de la syphilis, contractée dans sa jeunesse, il sombre petit à petit dans un délire hallucinatoire. La démence s’empare de son esprit, il termine ses jours à la clinique du docteur Blanche, le 6 juillet 1893. Inspiré par Flaubert ainsi que par la pensée de Schopenhauer, Maupassant dépeint un monde profondément désespérant. L’inconscience, l’égoïsme, la cruauté y règnent en maître et l’homme n’y est pour lui : « qu’une bête à peine supérieur aux autres ». Pour lui, que ce soit chez les paysans âpres au gain, ou chez les grands bourgeois insensibles, l’inhumanité et la bêtise sont omniprésentes. C’est un très fin observateur, il s’appuie sur un certain réalisme, mais il s’attache aussi à rendre compte de la vérité intime et cachée d’un milieu ou d’un trait de caractère. Certains de ses récits sont construits autour d’un objet : comme ‘’la Ficelle, la Chevelure…’’ ou d’une obsession ‘’la Folle, le Horla…’’.

Catégorie: Fiche de lecture Educateur spécialisé
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Le travail en équipe : Roger Mucchielli

Le travail en équipe n’a guère été l’objet de recherches psychosociologiques spécifiques. Par contre, de nombreuses expériences ont été conduites pour essayer de mieux comprendre la dynamique des groupes. Un certain nombre des conclusions auxquelles ont abouti les chercheurs présentent un intérêt pour notre propos.
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Le lien d'accompagnement - Paul Fustier

Concept de DON (Marcel Mauss – 1925) en lien avec le travail social de maintenant.

« Nous prenons l’hypothèse selon laquelle, dans nombres de situations, la représentation que l’on a du système d’échange utilisé est brouillé : d’une part le poids de la modernité entrainerait un échange équilibré, d’autre part les arrière-fonds encore vivaces (marqués par les religions) renverraient à l’échange par le don. Pour tout individu la question est d’importance, puisque la représentation que l’on se construira d’autrui sera totalement ≠ selon que l’on « sent » que l’on a affaire à un lien équilibré (de nature commerciale ou salariale) ou que l’on « sent » que l’on est dans un univers de l’échange par le don ».

Aménager des espaces-temps d’accompagnement qui sont des moments privilégiés pour « l’interprétation ».   

1.LIEN SOCIAL ET LIEN D’ACCOMPAGNEMENT

Socialité secondaire :

  • Elle régit les sphères du politique et de l’économie, le monde de l’état moderne et le monde de l’entreprise.
  • Elle se situe dans le registre de « l’intermédiation » : rôle, statut, fonction (Caillé)
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  • Echanges par le don / « spontanés »

Les institutions relèvent d’une sociabilité secondaire car se sont des entreprises. Mais aussi de la sociabilité primaire car à la base lien avec le religieux / la communauté religieuse (don de soi, dévouement, vocation.

Le miroir brisé 1

Simone Sausse, est psychanalyste depuis plus de vingt ans au sein d’un Centre d’Action Médicale Précoce à Paris ; elle exerce également dans une halte garderie accueillant un tiers d’enfants handicapés et enseigne à l’université de Paris VII. Son livre, Le miroir brisé, est un témoignage de sa réflexion et de sa pratique professionnelle auprès d’un public d’enfants handicapés, une invitation personnelle à s’interroger sur les bouleversements induits par ce qu’est le handicap d’un enfant, son annonce, son acceptation, et les diverses perturbations qu’il engendre, chez l’enfant, comme chez ses parents.

Simone Sausse, au travers d’entretiens ponctuels ou de psychothérapies psychanalytiques plus longues, donne la parole à ces enfants que l’on écoute si peu, ces enfants qui malgré leurs déficiences, ont tant de choses à dire de leur handicap, de leurs espoirs, de leurs angoisses et souffrances, leur permettant ainsi de se construire pas à pas, une identité qui leur est propre, une identité d’enfant handicapé, mais avant tout une identité d’enfant, qui pense son présent et construit son avenir.

« Comment pensent les institutions » Mary DOUGLAS –

L’ouvrage de M.DOUGLAS, « Comment pensent les institutions », est un document contemporain. En 1986, une première traduction de l’œuvre fut réalisée et s’intitulait alors « Ainsi pensent les institutions » ; celle-ci effectuée par A.ABEILLE présentée des incohérences du fait notamment de la non spécialité de la traductrice. Une deuxième version semblait donc nécessaire. Cet ouvrage s’inspire d’une commande « institutionnelle » (dans son sens commun et contemporain) de l’université de Syracuse où elle a tenu diverses conférences à ce sujet en 1985 ; elle s’inspire notamment de précédentes conférences. Il se nourrit donc fortement de ces dernières mais M.DOUGLAS affirment que cette réflexion est « une introduction après coup » d’un autre de ses ouvrages, plus célèbre, « De la souillure ».

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