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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Dépendance au poker

Dépendance au poker La pratique du poker est actuellement très répandue parmi les adolescents et les jeunes adultes. Convivialité, plaisir du jeu, appât du gain ou encore identification aux célébrités, que recherchent les jeunes à travers cette expérience ? Salles de jeu clandestines, cyberespace, soirées entre copains, que révèle cet usage en termes de pratiques sociales ? Pratique récréative ou pratique excessive, assistons-nous à l’émergence d’une nouvelle forme de dépendance ? Comment interpréter l’adhésion à cette nouvelle forme de loisir? Répond-elle à une recherche de reconnaissance sociale fragilisée par le contexte du travail ou peut-on y voir un changement de mœurs, de valeurs, de recherche de plaisirs faciles, en cohérence avec les attitudes valorisées par la société de consommation ?

Le poker, et c’est une évidence, est une pratique collective. En tant que telle, elle constitue un moyen de socialisation, élément qui nous paraît être essentiel dans l’attrait qu’elle suscite auprès des jeunes. Nous pensons également que cette pratique participe au développement de leur autonomie par l’identification à un groupe de pairs – partenaires de jeu- au sein d’une expérience collective protégée (règles explicites, valeurs partagées). On peut également faire l’hypothèse suivante : la recherche d’autonomie s’accompagne de prises de risques. Nous percevons le risque comme étant le deuxième élément de compréhension de la passion que suscite ce jeu : risques liés à l’argent -le gagner ou le perdre-, mais aussi enjeux autour de la reconnaissance sociale – se distinguer par le jeu, ou encore, prises de risques avec le hasard – jouer avec le destin…
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

La parole accompagnatrice de l'action éducative
Au cours de mon expérience professionnelle, j’ai travaillé dans une MECS (Maison d’Enfants à Caractère Social) accueillant des garçons âgés de 13 à 19 ans, j’étais plus précisément sur le groupe des 13-15 ans. Ces jeunes avaient tous des problèmes familiaux allant de la difficulté familiale à la maltraitance physique et psychique. A travers cette expérience auprès d’adolescents, j’ai pu me rendre compte que la parole avait différentes fonctions et me permettait d’appuyer ma pratique éducative sur mes propos.
La LSF
Pendant longtemps, les sourds, isolés, n’ont pu enrichir leurs langues signées et ont dû se contenter d’une gestuelle simpliste ; de ce fait, ne disposant pas d’une langue élaborée, leur esprit ne pouvait se structurer et il leur était donc impossible de développer des capacités intellectuelles égales à celles de leur entourage entendant (d’où l’idée répandue qu’un sourd était idiot). C’est dans les familles de sourds qu’ont pu s’élaborer les premiers fondements de la LSF, et c’est en se regroupant que les sourds ont pu enrichir leur langue.
Les notions d'équipe et de conflits en équipe.

Cela fait maintenant près de cinq ans que je travaille dans des établissements sociaux et des expériences les plus marquantes, celles qui m’ont le plus touché sont toutes lié aux relations interpersonnelles dans les équipes. Avant d’arriver et d’exercer cette profession, j’avais créé autour de ce métier tout un idéal constitué de solidarité, de félicité, d’honnêteté… de respect. Je pensais naïvement, atteindre un territoire de quiétude et de bonté. Voici le fantasme de ma jeunesse, voici l’image que je m’étais faite de ce métier à treize ans, l’âge auquel je donnais un sens à mon devenir professionnel. Mais la réalité est souvent difficile pour les rêveurs, dès les premières semaines passées au sein d’une structure sociale, la réalité venait soigneusement balayer mes douces rêveries. J’ai appris que la confiance en l’autre n’était pas quelque chose d’inné chez les éducateurs, j’ai appris que l’écoute et la remise en question n’était pas plus présente chez un éducateur que chez un fervent nationaliste. Mais tout cela n’a pas écorché mes désirs de jeunesse, je continue à croire en la solidarité et l’esprit d’équipe. Il est difficile dans ce métier de réaliser des actions seul, l’unité dans un groupe est une force, c’est à partir de cette idée forte, à mes yeux, que j’ai choisi de mettre par écrit cette réflexion.

Faut-il sanctionner pour éduquer?
Mes diverses expériences professionnelles en tant qu’éducatrice spécialisée m’ont permises de rencontrer des publics d’âge, de sexe, de personnalité et de problématique diverses. Au sein des différents établissements accueillant un jeune public, j’ai pu accompagner des enfants et des adolescents en devenir et avoir la possibilité de partager des connaissances, des valeurs, des règles de conduite qui, je l’espère, contribueront à les socialiser, c’est-à-dire les aider à s’intégrer, s’adapter et évoluer harmonieusement dans notre société.
Cependant, intérioriser des normes n’est pas chose agréable et aisée. Tout comme Rome ne s’est pas construite en un jour, je me suis aperçue que la transmission de règles n’appelle pas l’assimilation immédiate de ces dernières, même avec la meilleure volonté du monde. Alors que je m’évertuais au quotidien à expliquer, imposer, rappeler des règles de la vie en communauté, les enfants me renvoyaient souvent les interrogations suivantes : pour quelles raisons faudrait-il se contraindre à un modèle de conduite imposé par d’autres, ce qui, de toute évidence, nous restreint dans notre liberté d’agir? N’est-il pas plus plaisant de n’écouter que ses désirs et de les satisfaire loin de toutes ces limites ? Après tout, en quoi est-ce si grave ?
L’enfant et l’adolescent sont confrontés à ce questionnement des limites. A l’idée d’une frustration trop pénible à supporter, ils peuvent faire le choix de s’affranchir de toute exigence et finalement transgresser les règles pour parvenir à leurs fins.
L’éducateur, face à ces écarts de conduite, se retrouve englué dans une préoccupation répétitive auquelle j’ai moi-même été confrontée. Je sais qu’il y a eu transgression et qu’il faut que je réagisse, mais comment ? S’offre alors une succession de choix dont l’un, qui semble faire le plus d’effet et marquer les esprits. Celui-ci est appelé la sanction. La sanction est souvent l’outil choisi par l’éducateur pour signifier à l’Autre qu’il est allé trop loin dans ses actes. Ce qui m’amène à m’enquérir de son bien-fondé : faut-il sanctionner pour éduquer ? Et sur un plan personnel, pourquoi m’est-il difficile d’avoir recours à cet outil ?

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