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Assistant de service social

L'assistante de service social, qui est parfois spécialisé (drogue, alcoolisme, santé scolaire, enfance en danger…), apporte aide et soutien à des personnes, familles ou groupes en difficulté, en les aidant à s'insérer socialement ou professionnellement.

Intervenir en aemo judiciaire, quel espaces pour quels changements

Intervenir en aemo judiciaire, quel espaces pour quels changements

L’exercice de la mesure AEMO met en évidence deux champs distincts, le judiciaire et le socio éducatif. C’est à partir de ce cadre judiciaire que s’établira l’intervention sociale et éducative définissant ainsi, les missions du travailleur social. Ce caractère double m’a questionné sur la possible instauration d’une relation d’aide ainsi que sur l’investissement de l’espace de parole proposé aux familles pour résoudre les dysfonctionnements pointés. En effet, l’aide apportée lors de cette mesure – comme lors d’injonction de soins, par exemple – découle d’une commande d’intervention d’une autorité judiciaire.

Cette aide peut être conseillée, négociée, fortement induite, suggérée voir contrainte. Pour les personnes ayant à se soumettre à ces injonctions d’aide, comme pour les intervenants, la situation ainsi créée est d’une complexité importante, elle soulève un questionnement éthique, méthodologique et clinique essentiel. S’il émane un certain paradoxe de cette intervention, il reste malgré tout présent et nécessaire tout au long de l’exercice de la mesure car le travailleur social ne pourra envisager l’exercice de la mesure en occultant l’aide ou le contrôle. Ce dernier devra ruser de ce paradoxe afin de pouvoir le dépasser

L’intervention du Juge, tant auprès de la famille que du professionnel, établit un lien d’obligation « commun » envers ce magistrat. Telle que je l’ai perçue, cette intervention, n’est facile ni pour l’assistant social, ni pour les familles. Si la famille n’a pas fait le choix d’être « aidée » par le service AEMO, les travailleurs sociaux sont eux aussi contraints de travailler avec les familles qui se présentent à eux. Protéger l’enfant tout en soutenant les parents, créer une relation par le biais d’espace de parole sans négliger la contrainte judiciaire, peut conduire chaque individu à d’éventuels changements. Le travailleur social tentera de donner sens à cette mesure en impliquant, en responsabilisant, en valorisant l’adulte afin de le restaurer dans ses compétences parentales.

Catégorie: Mémoire Assistant de service social
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En 1980, la MAI estimait à 800 le nombre d’enfants adoptés à l’étranger. Selon ces sources, en 1990, ce chiffre s’élevait à 2800 et en 2003, à 4000. Ce regain d’intérêt pour l’adoption internationale peut s’expliquer par certaines modifications de la société française : - D’une part la légalisation de l’avortement (loi « Veil » du 22/12/1976) et de la contraception réduisent le nombre d’enfants français adoptables. - D’autre part, l’évolution des mœurs et des politiques sociales, en facilitant les conditions de vie des femmes isolées avec enfants, limite le nombre d’abandon.

Réflexion sur les minimas sociaux

Ma première approche du Revenu Minimum d’Insertion (RMI) a eu lieu au lycée en 2003. En effet, la loi du 1er décembre 1988 était au programme de sciences sanitaires et sociales. J’y ai appris que l’objectif de la loi était l’insertion des personnes en âge d’être actives mais sans emploi. A cette époque, j’ai eu le sentiment que le discours environnant concernant les allocataires du RMI était négatif. Par exemple : « les « RMIstes » ne veulent pas travailler, s’ils n’ont pas d’emploi c’est qu’ils le veulent bien, parce que quand on cherche on trouve ». Je me suis donc trouvée face à ce paradoxe.

La fonction d'expertise du service social du travail

Après l’enquête, il semble que la place du service social dans une entreprise, qu’elle soit qualifiée de nodale, de carrefour ou de transversale, est réellement particulière. Cette position transversale permet ainsi au service social d’être considéré comme expert dans les relations individuelles mais également de participer à la politique sociale des entreprises en tant qu’expert des relations sociales. Le service social est en relation avec de multiples partenaires, il a un regard spécifique sur l’entreprise, ses composantes et l’environnement dans lequel elle se situe. Cependant la fonction d’expertise n’est pas exerçable partout, dans tous les modèles d’entreprise.

Ceci dépend beaucoup du jeu des acteurs, des relations de pouvoirs qui s’exercent, des ressources qui sont mobilisées. On peut apparenter le SST à “l’acteur de l’interface” décrit dans Les mondes sociaux de l’entreprise. Cet acteur possède le maximum de ressources de son côté. Il appartient, notamment, au réseau informel de circulation de l’information, il permet la prise en compte de l’environnement par l’organisation et il agit à l’intérieur mais également à l’extérieur de celle-ci. Il peut développer des stratégies de négociations. Il s’agit “d’un acteur-clé pour l’entreprise” . Néanmoins ce rôle à l’interface ne peut être mise en avant dans tous les types d’entreprise. Le travail en collaboration n’est pas automatique et il dépend du bon vouloir de chacun, de sa position dans l’entreprise et des enjeux de pouvoir.

L'action éducative à domicile auprès des familles, quelles actions pour quels changements ?

Lors de mon stage à responsabilité de deuxième année dans un service social polyvalent de secteur, j’ai participé au suivi d’une famille, dont la situation déjà précaire, venait d’être aggravée par une inondation du domicile familial. Pour cette famille, à la précarité des revenus, s’est ajouté un dénuement matériel total. L’accompagnement social proposé par l’assistante social polyvalente de secteur, comprenait entre autre, une Action Educative Renforcée à Domicile (AERD).

Il s’agit d’une intervention éducative précoce, soutenue et limitée dans le temps, auprès d’un groupe familial, dans son milieu de vie et son environnement avec pour objectif de restaurer les liens entre les parents et les enfants (deux filles de 11 et 4 ans). Dans la lettre demandant de l’aide, la mère de famille expliquait, que si les problèmes relationnels étaient préexistants, elle avait désormais « peur de perdre le contrôle ».

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