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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Stage Moniteur Educateur en entreprise d'insertion

Stage Moniteur Educateur en entreprise d'insertion

Durant trois mois, j’ai partagé le quotidien de femmes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles. Pour renouer des liens avec la société qui les a laissées en marge, elles ont choisi d’intégrer l’Entreprise Picarde d’Insertion (l’EPI). L’objectif de cette petite entreprise est de permettre la réinsertion sociale et professionnelle des personnes en difficulté par le biais d’une activité économique accompagnée d’un suivi social.  

    Le travail,  est non seulement le moyen d'acquérir un revenu, il permet également l'apprentissage de la vie sociale et la constitution de son identité. Les individus qui en sont tenus à l'écart en souffrent. Leur volonté de travailler met moins en évidence la volonté d'avoir un travail que le désir de vouloir être comme les autres, d'être utiles à la société, de ne pas être assistés.

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    Ce stage m’a permis de côtoyer un public que je connaissais peu, mais qui est pourtant bien présent dans notre société.  Tout au long de ce temps, j’ai assisté à l’arrivée et au départ de ces salariés en rupture avec le monde du travail.

    Leur intégration est parfois difficile. Dans l’atelier, l’objectif prioritaire est la production. Chaque opératrice doit être productive peu importe ses difficultés sociales, son parcours professionnel, ses capacités intellectuelles. L’accompagnement social est assuré par la directrice qui souhaite toutefois une meilleure prise en compte des difficultés des salariés dans l’atelier afin de favoriser une intégration meilleure et plus rapide.     Par ailleurs, la durée de leur contrat  semble souvent trop courte. Leur passage à l’EPI constitue souvent un véritable tremplin vers leur intégration sociale et professionnelle. Les opératrices quittent l’entreprise, la tête remplie de projet : elles envisagent soit de retrouver un emploi soit de suivre une formation.

Catégorie: Rapport de stage Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

De la bientraitance à la maltraitance en institution spécialisée.

La violence au sein des institutions est dénoncée par tous. Par qui est- elle alors pratiquée ? Pourquoi est il aussi difficile de déceler ces violences ? Tous les travailleurs sociaux reconnaissent que la violence existe dans la plupart des institutions, sous différentes formes, mais plus rares sont ceux qui d’eux-mêmes porteront un regard sur leur institution ou encore sur leur propre pratique à priori jamais violente. Ce sujet, tant passionnel que tabou, est d’autant plus délicat à traiter qu’il existe de multiples formes de violences, affectant les résidents mais aussi les professionnels voire l’institution dans son ensemble. Ce sujet de la violence des éducateurs n’a pas été choisi sans fondement. C’est lors de mon stage de première année que je me suis interrogé sur la question. J’ai effectué mon stage de découverte dans un institut de rééducation accueillant des jeunes entre six et dix huit ans. L’équipe éducative du groupe des adolescents (de douze à dix huit ans) m’a accueilli durant quatre mois. Elle était composée de trois éducateurs spécialisés et un éducateur détenteur du Diplôme d’État à la Fonction d’Animateur. Ce dernier a pris le poste d’éducateur quelques semaines avant mon entrée en stage.

Projet éducatif en IME
L’objectif principal de mon stage était la découverte de jeunes enfants souffrant de handicap mental, et ainsi de créer du lien progressivement avec ces enfants en m’adaptant à eux et en les accompagnant à leurs rythmes. Dès mon arrivée sur le lieu de stage, j’ai pu participer aux différentes activités proposées par les éducatrices (sorties extérieures, jeux de société...). Ce qui m’a permis d’établir une première approche et ainsi d’instaurer petit à petit une relation particulière avec certains.
Stage auprès d'adultes sourds avec troubles associés

COMMENT J’AI CONSTRUIT MA PLACE DE STAGIAIRE Mon intégration au sein de l’équipe éducative Dès mon arrivée au foyer, j’ai été très bien accueillie par toute l’équipe. J’ai, dans un premier temps, observé le travail des éducatrices au quotidien. Puis, j’ai posé des questions sur le travail de l’éducateur au foyer. Toute l’équipe s’est montrée attentive et disponible. L’équipe m’a toujours laissé une place pour participer au travail au quotidien. J’ai donc été assimilée à l’équipe. De même lors des réunions d’équipe, j’ai eu une place à part entière. Mes questions, mes observations et mes propositions ont toujours été entendues. A l’inverse, j’étais à l’écoute des observations qui pouvaient m’être faites. De ce fait j’ai été reconnue et j’ai trouvé ma place comme stagiaire au sein de l’équipe. Ma place a toujours été respectée et l’équipe m’a fait confiance. Lorsque j’avais des questions j’avais la possibilité de rencontrer les divers professionnels de l’établissement : la psychologue, le conseiller en communication, la chargée de mission socio -éducatives, l’interprète. Cette liberté m’a aidée à intégrer l’équipe pluridisciplinaire. Les regroupements à l’école m’ont permis d’avoir du recul par rapport à ce stage et, de garder mon statut de stagiaire au sein de l’établissement. La relation avec les résidents La communication avec les résidents s’est installée rapidement car je pratiquais déjà la Langue des Signes avant ce stage. Grâce à cela j’ai été dans une communication directe avec eux, sans faire appel à une éducatrice. Cependant la communication est assez complexe à cause de leurs troubles associés. C’est pourquoi j’ai beaucoup développé toutes les formes de communication. Je m’attarderai sur ce point un plus loin dans mon questionnement. Tout ceci m’a permis d’être attentive, disponible et à l’écoute de leurs besoins. Dès le premier contact avec les résidents ils m’ont reconnue d’abord comme «une personne » connaissant la Langue des Signes. Au fil du temps j’ai appris à les connaître. Une relation s’est créée. Ma participation au travail au quotidien m’a permis d’être dans la dynamique du stage auprès des résidents. Ils m’ont très vite acceptée. Dès le premier jour, j’étais conviée aux discussions. Puis les demandes se sont plus axées sur le travail au quotidien : traduire une lettre, faire des achats, aller chez le tuteur … Ils m’ont fait rapidement confiance et m’ont sollicitée lorsqu’ils avaient besoin de quelque chose ou bien pour les discussions. J’avais affiché mon planning dans le salon. Ceci leur a permis de différencier les périodes où je me trouvais au foyer de celles où je me trouvais à l’école. J’ai distingué ces deux périodes avec deux couleurs différentes. Cependant il me semble que cette place de stagiaire n’était pas «claire » pour tous les résidents. Effectivement lorsque j’ai réalisé mes affiches pour annoncer la fin de mon stage la plupart d’entre-eux ont signé : « Fini travail ! », « Tu démissionnes ? ». Mon stage s'est déroulé en deux grandes phases : l'observation et la participation. Toutes deux ont fait l'objet d'un questionnement permanent. Observation La découverte de la structure (les résidents, l’équipe et les locaux) et de son fonctionnement a été la première phase de mon stage. J’ai commencé mon stage en effectuant une soirée ce qui m’a donné un aperçu de la vie au foyer. Au fil des jours j’ai fait connaissance avec toute l'équipe et les résidents. J'ai donc entrepris une observation plus approfondie des résidents. D’une part, en questionnant l’équipe et d’autre part, en ayant accès aux informations concernant les résidents. Cette première phase d'observation a évolué en une observation participative. Participation J’ai participé au travail au quotidien comme par exemple : - Faire un accompagnement (médecin, tuteur, gares, achats divers) - donner l’argent de poche - aider à ranger et à nettoyer une chambre - aider à faire des achats - aider à la préparation d’une valise avant un départ en vacances - aider à préparer le repas …. De plus j’ai tenté de suivre un résident régulièrement afin de parcourir tout le travail effectué au quotidien par les éducatrices. Mes regroupements à l’école ont entravé la réalisation de ce suivi. Mais, j’ai pu ponctuellement aborder tous les axes du travail au foyer avec chaque résident. Mon investissement le plus actif a été de répondre quotidiennement à la demande d’écoute et d’échange. Je me suis toujours rendue disponible auprès des résidents. Je me suis servie des jeux de société comme outils éducatifs et comme un support à la communication. De plus j’ai participé régulièrement à la préparation, à la réalisation et à la diffusion du journal vidéo. J’expliquerai cette activité en détail dans la partie «communication ». Ma communication avec les résidents me permettait de les accompagner seule à des rendez – vous : le tuteur, le médecin ... Ainsi mon travail d'observation s’est enrichi. Le contexte dans lequel s’est déroulé mon stage, a contribué à approfondir ma réflexion et à mettre en place mon projet d’atelier photographie.

Rapport de stage dans une MECS
La prise de contact avec l’équipe éducative et les enfants c’est fait assez rapidement et naturellement. L’accompagnement des enfants ce fait au quotidien comme les lever, les transports, les repas, les veillées. C’est au travers de ces moments forts que j’ai pu observer les enfants, instaurer la relation et participer à la vie du groupe. Le problème de la différence d’âge au sein du groupe m’a tout de suite interpellée sur les difficultés pour créer un groupe homogène et soudé. Les grands dévalorisants souvent les plus jeunes considérés comme des « bébés cadum » et les plus petits ne comprenant pas tout le temps les libertés octroyés au plus âgés comme se coucher ou manger un peu plus tard par exemple. Cette disparité des âges peut compliquer la prise en charge notamment lors des devoirs scolaires pour les plus grands qui voient les petits s’amuser pendant qu’eux doivent travailler, cela génère souvent des conflits. De plus les enfants entre 3 et 11 ans n’ont pas les mêmes besoins et les mêmes centre d’intérêts, attentes. D’où la nécessité de scinder le groupe en deux, notamment lors des activités et des repas.

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