Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Confiance en soi, solitude, isolement, Quel accompagnement

Confiance en soi, solitude, isolement, Quel accompagnement

Depuis 1991, je travaille dans un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (C.H.R.S). Cet établissement a pour mission d’accueillir, d’aider et d’accompagner des hommes de 18 à 60 ans, rencontrant des difficultés sociales diverses (cf.p4). Durant 6 années, j’ai occupé le poste de candidate élève éducatrice au service médico-social, puis au service de l’accueil d’urgence, en étant également référente d’un étage locatif de 10 à 15 personnes (cf.p3). En 1997, j’ai pu entamer la formation de Monitrice Educatrice en cours d’emploi. Par ces études, j’ai pris connaissance des apports théoriques et pratiques, qui m’ont permis d’apporter des réflexions et des analyses professionnelles sur mes accompagnements au quotidien. Ce travail en alternance à la fois, professionnel et personnel, m’a donné la possibilité d’apporter des observations plus approfondies sur la mise en place du projet individuel du résident en ce qui concerne les départs en logement extérieur, où, quelquefois, la personne se retrouve en situation d’échecs.

Ma question de départ axée sur la confiance en soi des personnes que je rencontre et accueille au centre, m’a permis de resituer mes actions d’accompagnement dans la durée du séjour du résident. Mes objectifs tant professionnels que personnels, m’ont amenés à adapter une méthodologie beaucoup plus rigoureuse dans l’observation des faits au quotidien, mais surtout à approfondir mon analyse au contact des différents intervenants et personnel éducatif du Centre d’Hébergement. Mes recherches théoriques et l’analyse de ma pratique, m’ont aidé également, à prendre du recul par rapport à mes connaissances acquises sur le terrain depuis plusieurs années, et m’ont permis d’établir avec sens et cohérence mes interventions à la fois collectives et individuelles. En ce sens, le travail que j’ai partagé avec les membres de l’équipe est repris dans le projet de service et constitue un axe de réflexion et de redéfinition de certains objectifs de sortie des résidents.

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.
La violence, l’agressivité de l’adolescent déficient intellectuel, face à la violence institutionnelle
La violence est devenue un fait de société. Selon le dictionnaire, « elle est une force brutale des êtres animés ou de choses. C’est le fait d’agir sur quelqu’un (ou de le faire agir) contre sa volonté en employant la force ou l’intimidation. C’est aussi l’acte lui-même par lequel s’exerce la violence » ( 1 ). De nos jours journaux, actualités télévisées ou radiographiques relatent quasi quotidiennement les manifestations de violence dont les auteurs sont des jeunes : dégradations, vols, sévices corporelles … Même l’école n’est pas épargnée et elle devient le théâtre où violence et agressivité déroutent enseignants, parents, professionnels chargés des programmes pédagogiques ou responsables politiques. Aussi ai-je été personnellement témoin de scènes de violence au sein d’un I.M.E. (Institut Médico-Educatif).
Les carences affectives
Dans le cadre de notre formation de moniteur éducateur, nous sommes amenés, dans le domaine de compétence 3 (D.C.3) intitulé « travail en équipe pluri-professionnelle » à rédiger un dossier thématique. Plusieurs thèmes ont été proposés. Nous sommes cinq à avoir retenu celui des « CARENCES AFFECTIVES » car nous sommes régulièrement confrontées sur nos terrains professionnels à ce sujet qui est pour nous source de questionnement. En effet quel accompagnement doit-on offrir à un public souffrant de carences affectives ? Quelle relation éducative devons-nous adopter avec un enfant présentant des carences ? Comment peut-on répondre à leurs attentes et à leurs besoins ? Quelles sont les conséquences d’une carence affective chez un enfant ? De quels outils disposons-nous pour les sécuriser affectivement ?
La notion d'urgence à l'ASE
Quels sens prennent les notions de protection et d’urgence dans le cas de placement en foyer d’accueil et quel est exactement le travail de l’éducateur lorsqu’il est en présence d’un placement de courte durée ? Cependant j’ai pu interroger ces notions dans le cadre de mon expérience de stagiaire au FDE. Et pour mieux les saisir, il m’a semblé important de mieux connaître le fonctionnement de l’établissement et ses missions. C’est dans une première partie que je traiterai de ce point. Dans une deuxième partie, je développerai la notion de protection telle qu’elle est définie par la loi. Qui concerne t-elle ? Et quelles conséquences sur l’enfant placé ? Dans ce foyer on y fait de l’accueil d’urgence, je parlerai de ces notions dans ma troisième partie.

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