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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Les jeunes en errance

Les jeunes en errance Ce travail avec Stéphanie n'est pas un échec. Comme je l'ai souligné, il ne faut pas précipiter les choses, car le véritable échec est là, lorsque nos envies prennent le dessus sur les envies de ces jeunes. L'éducateur est un acteur de changement, en amenant aux personnes la possibilité de penser, de passer progressivement du rejet au projet et qu'elles deviennent actrice de leurs propres évolutions.
Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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Documents associés

Image du corps, hygiène et désocialisation

Le corps prend une place prépondérante dans notre société moderne. Siège de notre individualité, il se trouve également à la croisée des chemins entre cette individualité et la société qui juge sa présentation. Justement, l’apparence corporelle occupe une position privilégiée dans l’établissement des rapports sociaux et elle est l’objet de soins et d’attentions tout à fait particuliers qui se rattachent à l’hygiène corporelle. L’immense diversité des produits de toilette que l’on peut trouver dans les magasins ou encore les modes vestimentaires toujours changeantes poussent à dire que, de nos jours, le corps et son image sont l’objet d’un surinvestissement. On observe qu’un temps et des ressources considérables leurs sont quotidiennement consacrés. Sans même aborder des pratiques liées à des privations ou à des souffrances notoires (régimes alimentaires sauvages, piercings, etc) on constate que tout un chacun a le souci de son image corporelle et se dote de moyens pour la maîtriser. Le corps est alors lavé, soigné et paré. Or, au cours de mes expériences professionnelles au samu social, j’ai constaté que, fréquemment, les personnes accueillies délaissaient totalement leur apparence. Elles arrivaient sales, habillées de vêtements élimés et, souvent, une odeur forte les suivait. Pourtant elles ne semblaient pas s’en soucier le moins du monde, et même parfois refusaient de profiter de la salle de bain mise à leur disposition. Pendant deux ans, j’ai accompagné nombre de ces gens considérés comme de « grands exclus », ou plus populairement, comme des clochards. Plus tard, lors d’un stage dans un CHRS, j’ai remarqué que, là aussi, certains des hébergés délaissaient également leur apparence, bien que dans des proportions moindres. Peu à peu, j’ai pensé que, peut être, le délaissement de l’apparence faisait partie intégrante des parcours de désocialisation et que l’hygiène devrait faire l’objet d’un suivi éducatif à part entière dans un travail plus vaste de réinsertion sociale. Cette simple question en amena d’autres, dont une surtout nous intéresse ici. Selon quelles modalités ce suivi éducatif peut il être mis en place ?

L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.
Inceste : accompagner le silence des maux
Ce travail de monographie m’a permis de mieux comprendre l’inceste et ses conséquences. En effet, au fur et à mesure de mon avancée dans cet écrit, mon mode de comportement s’est mis à changer auprès de C… car je prenais plus de recul par rapport à ses faits et gestes. La mobilisation de toute l’équipe a été très importante dans ce travail. En effet, nous n’étions parfois pas d’accord sur des propos ou des comportements à avoir face à certaines situations, cependant, lors de nos désaccords, nous avons toujours su nous dire les choses franchement et, surtout, nous avons pu mettre de coté nos a priori afin de nous concentrer sur un seul objectif : le bien-être de C… et de ses frères.

Avant et pendant la réalisation de ce dossier, je me posais souvent la question de savoir pourquoi exactement je voulais aider cette petite fille ; mais après avoir rédigé cette monographie, la réponse devint encore plus évidente que je pouvais le penser : faire que C… soit plus forte dans l’avenir et qu’elle puisse un jour, si elle est malheureusement confrontée à cette même situation, protéger elle même ses propres enfants comme sa propre mère aurait dû être capable de le faire ; afin de ne pas être (comme c’est trop souvent le cas) dans la répétition. Si les éducateurs arrivent à effectuer un travail d’accompagnement auprès de ces enfants et si les abuseurs, au lieu d’être simplement enfermés sont également soignés et pris en charge, peut-être qu’un jour l’inceste diminuera ; mais ceci est un autre débat… J’espère que mon travail d’accompagnement contribuera à atténuer les souffrances de C…, que progressivement elle reprendra confiance en elle, que son sentiment de culpabilité s’estompera et qu’elle pourra surmonter les difficultés qu’elle rencontrera et vivre tout simplement. Les sourires qui l’accompagneront alors seront ma plus belle récompense…
La violence, l’agressivité de l’adolescent déficient intellectuel, face à la violence institutionnelle
La violence est devenue un fait de société. Selon le dictionnaire, « elle est une force brutale des êtres animés ou de choses. C’est le fait d’agir sur quelqu’un (ou de le faire agir) contre sa volonté en employant la force ou l’intimidation. C’est aussi l’acte lui-même par lequel s’exerce la violence » ( 1 ). De nos jours journaux, actualités télévisées ou radiographiques relatent quasi quotidiennement les manifestations de violence dont les auteurs sont des jeunes : dégradations, vols, sévices corporelles … Même l’école n’est pas épargnée et elle devient le théâtre où violence et agressivité déroutent enseignants, parents, professionnels chargés des programmes pédagogiques ou responsables politiques. Aussi ai-je été personnellement témoin de scènes de violence au sein d’un I.M.E. (Institut Médico-Educatif).

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