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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

La violence au sein d’un ITEP : Réflexions sur des moyens éducatifs adaptés.

La violence au sein d’un ITEP : Réflexions sur des moyens éducatifs adaptés. La violence intra-familiale est possible mais non certaine lorsque l’on parle de public accueilli en ITEP. La violence exprimée peut-elle être due à des carences affectives ? Il existe des processus de violence au sein même des structures qui sont chargées de protéger et soigner les enfants. En tant que professionnels, peut-on se permettre de banaliser la violence faite entre ces jeunes1 ? Par le biais de mes observations, je tenterai d’expliciter les violences des usagers entre eux et j’essaierai d’en comprendre les raisons. Autant de questions qui m’ont amené à réfléchir sur ma pratique professionnelle et à m’interroger sur le sens du travail éducatif que ce soit au quotidien ou lors de la mise en place d’une technique éducative. Ainsi afin d’adapter au mieux mon travail en tant que future Monitrice Educatrice, je tenterai de répondre à ces différentes questions pour aboutir à celle-ci : quels peuvent être les moyens utilisés pour éviter les conduites violentes ?

Dans un premier temps, il m’a semblé important de resituer le public et l’établissement dont j’ai parlé tout au long de cet écrit. Ensuite définir la violence est essentiel. En effet, il y a différentes formes de violence : physique, verbale, psychologique et différentes origines telles que le développement psychoaffectif de l’enfant, la période de l’adolescence. Nombreuses peuvent être les origines à ces violences, nous pouvons y ajouter les carences affectives et d’autres sans doute non traitées. Au cours de cet écrit, j’ai exposé différentes situations dont l’une qui parlait de violence physique et l’autre de violence verbale et psychologique d’un jeune envers un autre jeune. Ces différentes situations m’ont amenée à m’interroger sur les raisons de ces passages à l’acte et également sur ce qui aurait pu éviter ceux-ci.
Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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Image du corps, hygiène et désocialisation

Le corps prend une place prépondérante dans notre société moderne. Siège de notre individualité, il se trouve également à la croisée des chemins entre cette individualité et la société qui juge sa présentation. Justement, l’apparence corporelle occupe une position privilégiée dans l’établissement des rapports sociaux et elle est l’objet de soins et d’attentions tout à fait particuliers qui se rattachent à l’hygiène corporelle. L’immense diversité des produits de toilette que l’on peut trouver dans les magasins ou encore les modes vestimentaires toujours changeantes poussent à dire que, de nos jours, le corps et son image sont l’objet d’un surinvestissement. On observe qu’un temps et des ressources considérables leurs sont quotidiennement consacrés. Sans même aborder des pratiques liées à des privations ou à des souffrances notoires (régimes alimentaires sauvages, piercings, etc) on constate que tout un chacun a le souci de son image corporelle et se dote de moyens pour la maîtriser. Le corps est alors lavé, soigné et paré. Or, au cours de mes expériences professionnelles au samu social, j’ai constaté que, fréquemment, les personnes accueillies délaissaient totalement leur apparence. Elles arrivaient sales, habillées de vêtements élimés et, souvent, une odeur forte les suivait. Pourtant elles ne semblaient pas s’en soucier le moins du monde, et même parfois refusaient de profiter de la salle de bain mise à leur disposition. Pendant deux ans, j’ai accompagné nombre de ces gens considérés comme de « grands exclus », ou plus populairement, comme des clochards. Plus tard, lors d’un stage dans un CHRS, j’ai remarqué que, là aussi, certains des hébergés délaissaient également leur apparence, bien que dans des proportions moindres. Peu à peu, j’ai pensé que, peut être, le délaissement de l’apparence faisait partie intégrante des parcours de désocialisation et que l’hygiène devrait faire l’objet d’un suivi éducatif à part entière dans un travail plus vaste de réinsertion sociale. Cette simple question en amena d’autres, dont une surtout nous intéresse ici. Selon quelles modalités ce suivi éducatif peut il être mis en place ?

L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.
Création d’une bibliothèque en I.M.PRO.
Après avoir recueilli l'avis de l'équipe éducative (1), je me devais de prendre en compte l'avis des résidents. C'est pourquoi, j'ai mis en place une sorte de petit sondage à l'intention des résidents. Cela m'a permis de leur donner la parole sur le sujet de la lecture en leur posant un certain nombre de questions. Ce sondage était donc l'occasion de leur donner la parole mais aussi de me présenter auprès de chaque jeune et de savoir ce qu'ils pensaient de la création d'une bibliothèque à l' I.M.PRO.. C'était donc une première sensibilisation. Il en ressort sur 50 résidents interrogés (2) que: - 20 personnes savent lire et comprennent bien ou moyennement ce qu'elles lisent. - 30 personnes disent aimer la lecture - ½ aime se faire raconter des histoires - 7 sont déjà inscrites dans une bibliothèque - Et enfin, seules 5 personnes pensent qu'elles n'iraient jamais à une éventuelle bibliothèque. C'est donc à partir de l’intérêt du livre et de sa place dans notre société, le livre étant à la fois un instrument de communication et un support à la relation (un prétexte ) qu'il m'a semblé intéressant de sensibiliser les jeunes de l'I.M.PRO. à la lecture notamment par la création d'une bibliothèque de prêt au sein de l'établissement accessible à tous et gratuitement.
"dis-moi entre nous" ou le theatre comme outil pédagogique et éducatif

Les personnes auprès desquelles je travaille ont une déficience mentale qui les empêche en partie d’élaborer une réflexion qui pourrait les conduire vers un peu plus de sérénité. Elles sont en souffrance. Il faut faire avec et travailler pour une amélioration, réveiller leurs potentialités. Il me semble utile dans mon travail non seulement d’être disponible pour écouter ce qu’elles sont, mais aussi de chercher quels seraient les moyens que je peux mettre à leur disposition pour apaiser leurs tourments. Trouver des outils pour qu’elles vivent mieux la vie de tous les jours. Par exemple, offrir un autre cadre qui leur permettrait d’accéder à une partie d’eux-mêmes, plus sereine. Mes observations dans leur vie quotidienne et mon expérience personnelle du théâtre m’ont suggérée de mettre en place un atelier d’expression théâtrale qui serait un moment agréable et un tremplin à leur épanouissement. En effet, cette aventure pourrait mettre en avant des effets positifs d’apaisement, de développement de leur personnalité. Le jeu est un facteur essentiel à la communication, donc d’une meilleure relation avec les autres.

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