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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Le moniteur-éducateur dans tous ses états

Le moniteur-éducateur dans tous ses états

CONCLUSION: Un professionnel doit s’adapter afin de s’harmoniser au public avec lequel il travaille, mais également avec le lieu. Ce n’est pas simplement le secteur qui fait le moniteur-éducateur, mais également la place qui lui est laissée ou qu’il veut bien prendre. Pour être monitrice éducatrice, il ne faut simplement que j’ai une formation. Il faut également des recherches sur le secteur, en effet des recherches historiques, me permettent ainsi de mieux me situer en tant que professionnel. De même, pour savoir où je me place, il était important de rappeler mes deux lieux de stage. Le choix de ces stages permet d’ailleurs également de montrer ma recherche d’approfondissement du secteur : Milieu ouvert et institution. Ces deux lieux de stage m’ont ainsi permis de repérer qu’un moniteur éducateur reste le même professionnel malgré le secteur. En effet, il peut par exemple participer à l’aide aux devoirs aussi bien avec des enfants d’immigrés que des enfants déficients intellectuels. Mais ces deux expériences ont également déclencher des questionnements sur ce qui était différents suivant le secteur. Ces deux lieux paraissent tellement étrangers l’un de l’autre lorsqu’on les aborde avec un regard neuf ! Alors pour être professionnel quel que soit le secteur, nous avons des outils qui nous permettent ainsi de respecter notre identité. Ainsi, la connaissance de l’établissement et du public, nous permet de visualiser notre fonction. Cette recherche sera t-elle bien suffisante ? Elle n’est pas complètement exhaustive ! Il faudrait que je la continue afin de prendre en compte toutes mes expériences et affiner mes analyses. De nouveaux éléments remettront peut être en cause, certaines de mes phrases… Cet écrit restera certainement alors inachevé… Il me semble que je n’ai pas pu aborder la profession d’éducateur dans son ensemble et ne pourrais certainement jamais le faire. L’amplitude de cette fonction est bien trop grande pour qu’une seule personne puisse en faire le tour. Et puis, la société n’a pas fini d’évoluer… Demain, arriverons de nouvelles formes d’exclusions, où encore le travailleur social devra à nouveau s’adapter, se questionner afin de trouver des médiations appropriées. Mais cette réflexion n’est-elle pas universelle ? En effet, quel que soit le secteur, je crois qu’un professionnel doit faire preuve d’adaptabilité afin de faire convenablement son travail. Ce n’est pas simplement le moniteur-éducateur qui doit d’abord observer et évaluer afin de mener à bien sa tâche.

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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Documents associés

Création d’une bibliothèque en I.M.PRO.
Après avoir recueilli l'avis de l'équipe éducative (1), je me devais de prendre en compte l'avis des résidents. C'est pourquoi, j'ai mis en place une sorte de petit sondage à l'intention des résidents. Cela m'a permis de leur donner la parole sur le sujet de la lecture en leur posant un certain nombre de questions. Ce sondage était donc l'occasion de leur donner la parole mais aussi de me présenter auprès de chaque jeune et de savoir ce qu'ils pensaient de la création d'une bibliothèque à l' I.M.PRO.. C'était donc une première sensibilisation. Il en ressort sur 50 résidents interrogés (2) que: - 20 personnes savent lire et comprennent bien ou moyennement ce qu'elles lisent. - 30 personnes disent aimer la lecture - ½ aime se faire raconter des histoires - 7 sont déjà inscrites dans une bibliothèque - Et enfin, seules 5 personnes pensent qu'elles n'iraient jamais à une éventuelle bibliothèque. C'est donc à partir de l’intérêt du livre et de sa place dans notre société, le livre étant à la fois un instrument de communication et un support à la relation (un prétexte ) qu'il m'a semblé intéressant de sensibiliser les jeunes de l'I.M.PRO. à la lecture notamment par la création d'une bibliothèque de prêt au sein de l'établissement accessible à tous et gratuitement.
Quelles solutions pour les incasables ?

Problématique : Les institutions “ agrées”, officielles (ou reconnues comme telles), s’adressent à des jeunes aux problématiques bien définies. Lorsque les problèmes posés par le jeune accueilli dépassent un certain S, ces structures, se trouvent dans l'incapacité de satisfaire aux besoins qu’exige une prise en charge souvent lourde et pouvant mettre en danger la stabilité du groupe d’accueil. Pour ces jeunes, les solutions sont ailleurs ! Peut-être hors des sentiers battus. La tentation serait alors de chercher “ LA SOLUTION”, celle qui répondrait de façon universelle aux problèmes posés par ces jeunes «incasables». Pour un certain nombre de jeunes, les prises en charges proposées se révèlent inopérantes à long terme. Souvent le jeune a été placé très tôt. Devenu adolescent, il se révolte contre les systèmes de prise en charge. C’est à cette époque que se réactivent des processus jusqu’ici en latence (l’Œdipe par exemple). Déstabilisé, le fragile équilibre est rompu, la violence devient insupportable. Ce sera alors l’errance de foyer en famille d’accueil et de famille d’accueil en lieu de vie, jusqu’à l’exclusion complète.

Et si on parlait ?

En effet, il n’est pas toujours facile pour le résident et l’éducateur d’établir une conversation. Les résidents n’utilisent pas toujours les mots adaptés à ce qu’ils veulent nous dire. Leur élocution est parfois difficile. Par ailleurs très peu de résidents savent écrire, ce qui ne nous facilitent pas la tâche. D’autre part, on peut souvent remarquer qu’au cours d’une même conversation le résident peut parler de plusieurs choses qui n’ont rien à voir entre elles, et ceci sans aucune transition. Il peut aussi leur arriver d’interrompre une conversation et de la reprendre ultérieurement comme si il ne s’était rien passé entre temps. A toutes ces caractéristiques, on peut ajouter les difficultés qu’on certaines personnes à entendre et à voir. Ce sont des contraintes non négligeables.

Je suis sourd et ma tête est malade

Depuis quelques années, j’ai eu diverses expériences auprès de personnes handicapés de tous âges sur différents postes (animatrice, éducatrice scolaire, éducatrice non diplômée, etc). J’ai notamment participé pendant plusieurs années à des camps de vacances pour adultes handicapés mentaux. J’ai appris la langue des signes en 1995 et, par la suite j’ai travaillé essentiellement auprès d’enfants et d’adolescents sourds. Durant la formation, j’ai choisi d’effectuer mon stage long dans ce foyer. Cette structure accueille des personnes sourdes âgés de 20 à 59 ans avec des troubles associés. Je n’avais pas encore travaillé auprès de cette population. Cet établissement comprend un Centre d’Aide par le Travail ( C.A.T) et un foyer. Ce dernier se compose d’un groupe de 15 résidents mixte et d’une équipe éducative, comptant six éducatrices et un éducateur. Les résidents sont aussi des ouvriers du CAT. Dans cet établissement la langue des signes est reconnue comme élément structurant central de la prise en charge. Je dois préciser qu’il existe très peu d’établissements en France spécialisés dans l’accueil de personnes sourdes avec des troubles associés. Grâce à ce stage j’ai découvert rapidement qu’il fallait utiliser tous les outils de communication et les adapter pour pouvoir réussir à communiquer. De plus, j’ai rencontré des personnes sourdes souffrant de maladies mentales dans ce foyer. La communication avec ces derniers m’a interpellé. C’est pourquoi j’ai choisi de me pencher sur cette question de la communication auprès de ce type de population. D’autre part, « .. Je crois que la question de la communication doit toujours être présente en formation. Les gens qui se forment doivent pouvoir réfléchir, verbaliser, discuter sur la qualité de la communication .. » ( Sciences humaines, Martine Fournier, hors série n° 16, mars/avril 1997). En effet la communication est au centre de la relation éducative est c’est aussi pour cette raison que je me suis intéressée à ce sujet.

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