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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

L'acte éducatif au quotidien

L'acte éducatif au quotidien

En internat, le quotidien semble si évident que pour beaucoup, il n’est pas nécessaire de l’évoquer, ni de l’interroger. Il suffirait seulement de le vivre, de le partager pour qu’il acquiert une valeur éducative. Quand on s’interroge sur ce qu’il est et sa valeur, on réalise que cela est complexe à définir. Qu’est ce que le quotidien ? et Quel outil peut-il représenter dans notre pratique professionnelle ?

CONCLUSION: Ainsi, la vie quotidienne dans toute sa simplicité se révèle d’une complexité redoutable pour peut qu’on veuille non seulement la vivre, mais surtout la comprendre et en dégager du sens. Dans ma problématique « qu’est-ce que le quotidien , et quel outil peut-il représenter ?», j’emploie volontairement la formule« peut-il représenter » et non « est-il » car à mon sens et comme je l’ai expliqué dans mon mémoire, il ne suffit pas de vivre le quotidien pour qu’il acquiert sa valeur, mais c’est à nous, les éducateurs de lui donner sens et de nous en servir pour que justement il devienne un outil à notre travail en internat. Le quotidien signifie pour moi tous ces actes et événements de la vie quotidienne, que l’on vit, que l’on partage chaque jour. C’est dans ce partage, ce vécu commun que nait, s’établit la relation qui sera à la fois la base et le ciment de notre travail auprès des jeunes. Ce quotidien est rythmé par différents temps organisant la vie ; lever, repas, coucher,…. Ces temps, réguliers, rythmés, ritualisés deviennent des repères dans le temps et posent un cadre. ce cadre, permet le développement d’un sentiment de sécurité, nécessaire à l’évolution des jeunes. Dans ce quotidien répétitif peut emerger de l’imprévu qui vient rompre la continuité et l’ordinaire de ces moments. Il appartient aux éducateurs d’empêcher la banalité et les fonctionnements stéréotypés, qui gomment la singularité des individus, de prendre le pas sur l’esprit d’initiative et la vie du groupe en veillant à toujours être attentif et laisser place à cet imprévu. Le quotidien est donc à la fois notre terrain et outils de travail en MECS. C’est dans tous ces temps répétitifs qui peuvent sembler être toujours la même chose, que nous intervenons, que nous constatons ces petites choses, ces petits détails pourtant tant significatifs, qui font que finalement ce quotidien qui n’est jamais identique et qui n’est pas vide de sens nous permet d’avancer.

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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Place et respect de l'intimité dans la prise en charge
Voici quelques décennies que la conscience populaire tente, au travers du législateur, de cadrer l’attitude adéquate du travailleur social face au délicat thème de l’intimité dans les institutions sociales et médico-sociales. Tout intervenant du quotidien doit faire face dans ses pratiques guidées par l’éthique, tant professionnelle que personnelle, à cette impalpable composante de l’identité de l’individu qui échappe à tout jugement de valeur. En effet, on ne parle jamais de bonne ou mauvaise intimité au risque de voir la sienne évaluée, remise en cause. Que le public soit un enfant, un adolescent, un adulte, en situation de handicap ou de détresse sociale, le moniteur éducateur est forcément touché par la dimension intime de la relation humaine.
L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.
La place de la production dans le travail éducatif
Depuis le 20 janvier 2003, je suis salariée au sein d’un E.S.A.T., où j’exerce la fonction de monitrice d’atelier. J’ai à ma charge un atelier d’une dizaine de travailleurs handicapés, atteints par le handicap mental ou la maladie mentale. Dans le cadre de ma formation de monitrice éducatrice, la monographie est l’un des principaux dossiers. J’ai décidé de mettre en exergue la problématique que j’ai été amenée à rencontrer au cours de ma pratique professionnelle. En effet, un parallèle entre une activité productrice et un travail éducatif est ce qui caractérise un E.S.A.T. Si le travail est reconnu comme un moyen intégrateur dans la société, il est vrai que le travail en E.S.A.T. est souvent intégré dans l’esprit de beaucoup de gens comme une activité limitée et répétitive.
Une rencontre si particulière

Introduction Certaines personnes polyhandicapées ou autistes ont une compréhension du langage verbal limitée. Parfois, elles n’utilisent pas ce moyen d’expression. Leur mode de communication peut être principalement non-verbal. Leur corps devient émetteur et récepteur de signaux. Le professionnel, l’éducateur, accompagnant cette personne a un langage verbal. Il a la capacité d’utiliser des métaphores, d’évoquer au travers des mots ses émotions… La communication verbale est pour lui un moyen d’expression acquis, utilisée depuis son enfance. Sa voix, ses mots, émettent des informations. Ses oreilles sont les principaux récepteurs de messages. Nous avons donc d’un côté une communication non-verbale essentiellement utilisée, avec une compréhension limitée du langage et, d’un autre côté, un mode d’expression essentiellement verbale. Dans ces conditions là :

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