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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

La vie ripolin : Jean Vautrin

La vie ripolin : Jean Vautrin La vie ripolin est une tentative autobiographique. L’auteur apparait sous deux visages dans ce livre. D’abord, écrivain au début du roman, il parle de Charlie Floche et des siens. Ensuite, il est Charlie Floche, également romancier, qui intervient quand l’écrivain va trop loin dans ses indiscrétions. Ainsi, on assiste à un véritable dialogue entre les deux personnages, «Seigneur ! J’ai tout entrepris pour aider Charlie. Et c’est naturel puisque je suis l’écrivain de Charlie ». Tout au long de ce roman le dialogue entre les « deux personnages » est explicite ou sous entendu. Le lecteur a l’impression que l’auteur cherche à être fidele à la réalité même si les souvenirs sont parfois flous et imparfaits. C’est dans ce jeu de miroir que l’auteur projette sa vie.

D’un point de vue personnel et au niveau de ma pratique professionnelle ce roman m’a permis de comprendre à quel point, la présence d’un enfant handicapé peut être lourde à gérer et lourde de conséquence pour une famille (Séparation des couples, abandon du travail). C’est pour cette raison que je me suis penchée sur un roman autobiographique. Alors, le travail de l’éducateur doit prendre en compte cet aspect, comprendre les parents et tenir compte de l’affect. Le travail de l’éducateur consiste aussi à les solliciter puisque leur présence est une condition nécessaire à l’équilibre et aux progrès de leurs enfants. C’est ce que je tente de faire, malgré ma courte expérience du métier, par le biais, des rencontres équipe éducatives/parents, des appels téléphoniques, du cahier de liaison IEM/famille.
Catégorie: Fiche de lecture Moniteur-éducateur
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Afin de comprendre les changements intervenus dans les relations familiales sociologues et ethnologues ont analysé certains moments clés de l’existence individuelle tel que le passage de l’adolescence à l’adulte qui représente un moment décisif pour la suite de l’existence sociale. Le phénomène de « cohabitation décohabitation » est le reflet de l’évolution contradictoire des comportements de la jeunesse ainsi que des transformations du lien social entre générations. De nombreuses transformations des modes d’entrée dans la vie adulte se sont opérées depuis ces trente dernières années. Actuellement on note deux axes principaux d’entrée dans la vie adulte, le premier étant un axe scolaire et professionnel, et le deuxième un axe familial et matrimonial.

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Dans une autre partie du livre, Daniel TAMMET déclare : « à l’âge de 2 ans, j’avais choisi un certain mur du salon pour m’y cogner la tête de manière répétitive. Balançant mon corps d’avant en arrière, je projetais durement ma tête en avant selon un tempo précis et régulier […] A d’autres moments, j’entrais dans de violentes colères, je giflais mon visage et je hurlais à pleins poumons. » Dans la MAS où j’effectue mon stage, beaucoup d’autistes se balancent sur eux même et se cognent la tête sur un mur ou sur une table. Sur l’unité dans laquelle je travaille, il y a une résidente qui se gifle, se mord, se tape la tête contre les tables, les murs. C’est son seul moyen de communication. Elle peut très bien se gifler juste parce qu’elle aimerait un verre d’eau. C’est assez difficile de distinguer lorsqu’elle est bien ou pas ou lorsqu’elle a juste envie d’attirer l’attention sans rien vouloir en retour. C’est une personne qui a besoin de ritualisation, elle a un planning par demi-journée qu’elle connait très bien, il faut le respecter à l’heure dite car à force, elle arrive à savoir l’heure et se tape lorsque l’éducateur est en retard donc on fait en sorte d’être à l’heure afin d’éviter toute violence envers elle.

Daniel TAMMET raconte : « Je commençais à prendre les livres de mes parents pour les entasser dans ma chambre ». Un résident fait exactement la même chose dans sa chambre. Il entasse des feuilles, des magazines, des photos dans sa chambre. Il a besoin de remplir les étagères, son bureau. Il va parfois dans la pièce où se trouve la balnéo et rempli les panières à linge de tout ce qu’il peut trouver autour de lui. Il vient parfois dans le salon et prend les meubles comme la table basse pour aller la mettre dans sa chambre. Il a un besoin de remplir. On ne comprend pas pourquoi il fait ça. Est-ce une angoisse de vidange ? Fait-il ce genre de chose quand il ne se sent pas bien ? J’ai beaucoup de questionnement par rapport à ce résident et j’espère avec des réponses très prochainement.
l'avenir d'une illusion : l'illusion n'est pas là où l'on croit

L'auteur nous dit son intérêt pour la culture humaine qu'il définit comme un dépassement de la condition animale de l'homme et des bêtes qui l'entourent. Pour cela l'homo-sapiens a dû amasser du savoir, du savoir-faire et créer des systèmes pour organiser ses relations humaines. Cette culture devient alors ennemie de l'individu car elle oblige aux sacrifices pour permettre une vie en commun. Lorsque la culture a suffisamment dominé la nature et l'homme, pour continuer d'exister, l'auteur nous parle de son élan vers "l'animique". Celui-ci a pour but "de diminuer le fardeau des sacrifices pulsionnels imposés aux hommes, à (sic) réconcilier ceux-ci avec les sacrifices qui restent nécessaires et à les en dédommager" (p.8). Comment la culture s'y prend-elle ? S. Freud nous propose d'éclairer son action de survie en nous montrant qu'elle fonctionne comme un Surmoi. La Culture imbibe peu à peu en chacun de ses membres des moyens de contrainte qu'elle a créé afin de se perpétuer. Les fonds idéaux font partie de ces biens animiques qui déterminent la culture. S. Freud affecte la religion à ces fonds idéaux. Elle est venue comme alliée de la culture contre la nature toujours indomptable.

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