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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Arrête de parler, je ne comprends rien ou comment entrer en relation avec des personnes autistes.

Arrête de parler, je ne comprends rien ou comment entrer en relation avec des personnes autistes. L’autisme a été découvert en 1943 par Léo Kanner, il décrit alors sept caractéristiques principales : la solitude, des obsessions pour des routines, une mémoire extraordinaire, l’écholalie, la sensibilité aux stimulis, une gamme d’intérêts limitée et une intelligence normale. Il attribue la présence d’autisme à l’attitude et à la qualité des rapports des parents et surtout des mères avec leurs enfants. En France, la définition de l’autisme s’inspire de celle Kanner, l’autisme est classé dans la catégorie des psychoses infantiles et la cause privilégiée est une hypothèse psychogénique selon laquelle l’autisme est dû à une dysharmonie dans les interactions précoces entre la mère et l’enfant. Le syndrome autistique serait une modalité particulière d’organisation psychique en réponse à ce dysfonctionnement.

Les personnes angoissées sont difficiles à atteindre. Leurs angoisses occupent toute leur pensée et ceci peut provoquer un repli sur soi. Je pense que les angoisses bloquent les relations. Pour la personne autiste, les angoisses sont omniprésentes. Tout ce qui est extérieur est vécu comme dangereux et augmente l’intensité de ces angoisses. Renfermée et craintive face à son environnement, elle éprouve des difficultés pour faire l’expérience de la relation. De plus, sa perception relative d’elle-même et de l’Autre amplifie ce problème. J’ai vécu des situations où entrer en relation avec des personnes autistes me semblait extrêmement compliqué.
Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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Intégration scolaire et partenariat

Dans la société actuelle, l’intégration est devenue une préoccupation de tous les fronts, et chacun de nous y est confronté à un moment de notre vie que ce soit en intégrant une équipe de travail, une formation ou même un club de sport. Ces expériences peuvent être plus ou moins douloureuses et influencer notre comportement et notre relation avec autres. Ce processus s’initie tout d’abord au sein de la cellule familiale puis à l’école, comme le souligne Catherine COUSSERGUE, « l’insertion sociale se vit au sein de la famille puis très rapidement à l’école »(1). C’est par la confrontation aux autres que l’enfant va apprendre le partage, le respect ou la politesse, ces règles vont contribuer à sa socialisation. L’intégration scolaire constitue la meilleure façon de préparer la future intégration sociale de la personne atteinte d’un handicap, quelqu’il soit. Favoriser l’intégration est important quand un enfant a des difficultés à l’école, car si celles-ci ne sont ni prises en compte ni travaillées, elles peuvent s’amplifier et favoriser une mise à l’écart voire une forme d’exclusion du groupe, de la classe, un repli sur lui même, allant jusqu’au mal-être. Les élèves en mal d’intégration, BOURDIEU les nomme « les exclus de l’intérieur ». (2)

Un espace protégé ouvert sur l'extérieur
Le travail qui suit propose donc une réflexion sur la vie quotidienne de la personne handicapée mentale et sur les évolutions qui doivent être accomplies pour que le handicap ne soit plus un destin ou une identité. Pour cela je m'appuierai sur les avancées apportées par la nouvelle loi en faveur des personnes handicapées.
L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.
Dossier thématique: accompagnement de la personne handicapé a l'acte sexuel
La thématique de l’accès à la sexualité des personnes en situation de handicap pose à notre société plusieurs questions étroitement liées les unes aux autres. Des questions se posent : d’ordre technique, médical mais aussi et surtout d’ordre social, juridique et éthique. Ces questions inscrivent la sexualité humaine « dans la chair du monde », qui nous fait sentir davantage hommes et femmes à mesure que nous expérimentons notre corps et un autre esprit. Cette relation, vécue par la plupart des personnes valides sous le registre de l’évidence, reste encore le plus souvent inaccessible pour les personnes en situation de handicap.

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