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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Une rencontre si particulière

Une rencontre si particulière

Introduction Certaines personnes polyhandicapées ou autistes ont une compréhension du langage verbal limitée. Parfois, elles n’utilisent pas ce moyen d’expression. Leur mode de communication peut être principalement non-verbal. Leur corps devient émetteur et récepteur de signaux. Le professionnel, l’éducateur, accompagnant cette personne a un langage verbal. Il a la capacité d’utiliser des métaphores, d’évoquer au travers des mots ses émotions… La communication verbale est pour lui un moyen d’expression acquis, utilisée depuis son enfance. Sa voix, ses mots, émettent des informations. Ses oreilles sont les principaux récepteurs de messages. Nous avons donc d’un côté une communication non-verbale essentiellement utilisée, avec une compréhension limitée du langage et, d’un autre côté, un mode d’expression essentiellement verbale. Dans ces conditions là :

Conclusion La rencontre entre deux personnes s’effectue au quotidien. Les premiers échanges sont les plus durs à construire. Tous les êtres humains ont leur particularité. L’éducateur comme la personne handicapée a des atouts et des difficultés pour entrer en relation avec « l’autre ». Le corps et l’handicap qui au départ constituent un frein dans l’échange, deviennent par la suite un atout dans la rencontre. En connaissant les réactions de la personne, l’éducateur interprète ses signes non-verbaux plus facilement. Les situations d’incompréhension sont souvent mises en valeur car ce sont ces moments de doute qui nous font évoluer. La personne handicapée va chercher à se faire comprendre autrement et l’éducateur à affiner son action éducative. Suite à ces deux rencontres si particulières, je peux affirmer que c’est grâce à cette complexité relationnelle que j’ai pu évoluer dans ma pratique éducative, parfois mes connaissances ont été mises à mal. Auprès de ce public, j’ai appris que tous comportements ne nécessitent pas forcement une réponse. L’éducateur n’est pas l’unique personne possédant un savoir, la personne handicapée est une source de connaissance à ne pas négliger. Son corps est une source d’information essentielle. Les réponses banalisées sont bannies. Autre richesse de cette rencontre la connaissance de son propre langage corporel. Nous avons l’habitude de tenir compte des réactions non-verbales de la personne accompagnée. Au cours de mes interventions je me suis aperçue que mes attitudes non-verbales influencées l’échange. Notre posture, notre voix et nos expressions faciales sont pour moi importantes à cerner. Elles montrent une image extérieure de nos sensations.

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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En 2001, Les Restaurants du Coeur me proposent un poste au service logement de l’association, appelé les «toits du Cœur ». Ma mission consiste alors à accueillir, renseigner, orienter des personnes ou familles en demande de logement. Locataire d’environ 33 logements, l’association met à disposition pour un temps variable un toit à des familles en difficultés. Ici, mon rôle est d’assurer le «suivi » de ces familles, c'est-à-dire de les accompagner dans la recherche d’un logement stable et autonome. Ces familles ont des problématiques diverses mais la plupart d’entre-elles ont un point commun : elles bénéficient d’une mesure d’Assistance Educative ; placement administratif ou judiciaire. La responsable du service des «toits du Cœur », également administrateur de l’Etablissement Public Départemental de l’Enfance et de la Famille (E.P.D.E.F.) tient à ce titre à venir en aide à ces parents en leur mettant un logement à disposition pour accueillir dans un premier temps leurs enfants lors de droits de visite, d’hébergements en week-end, puis lors de périodes plus longues (ex : vacances) et enfin de retours définitifs.

L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.
Je suis sourd et ma tête est malade

Depuis quelques années, j’ai eu diverses expériences auprès de personnes handicapés de tous âges sur différents postes (animatrice, éducatrice scolaire, éducatrice non diplômée, etc). J’ai notamment participé pendant plusieurs années à des camps de vacances pour adultes handicapés mentaux. J’ai appris la langue des signes en 1995 et, par la suite j’ai travaillé essentiellement auprès d’enfants et d’adolescents sourds. Durant la formation, j’ai choisi d’effectuer mon stage long dans ce foyer. Cette structure accueille des personnes sourdes âgés de 20 à 59 ans avec des troubles associés. Je n’avais pas encore travaillé auprès de cette population. Cet établissement comprend un Centre d’Aide par le Travail ( C.A.T) et un foyer. Ce dernier se compose d’un groupe de 15 résidents mixte et d’une équipe éducative, comptant six éducatrices et un éducateur. Les résidents sont aussi des ouvriers du CAT. Dans cet établissement la langue des signes est reconnue comme élément structurant central de la prise en charge. Je dois préciser qu’il existe très peu d’établissements en France spécialisés dans l’accueil de personnes sourdes avec des troubles associés. Grâce à ce stage j’ai découvert rapidement qu’il fallait utiliser tous les outils de communication et les adapter pour pouvoir réussir à communiquer. De plus, j’ai rencontré des personnes sourdes souffrant de maladies mentales dans ce foyer. La communication avec ces derniers m’a interpellé. C’est pourquoi j’ai choisi de me pencher sur cette question de la communication auprès de ce type de population. D’autre part, « .. Je crois que la question de la communication doit toujours être présente en formation. Les gens qui se forment doivent pouvoir réfléchir, verbaliser, discuter sur la qualité de la communication .. » ( Sciences humaines, Martine Fournier, hors série n° 16, mars/avril 1997). En effet la communication est au centre de la relation éducative est c’est aussi pour cette raison que je me suis intéressée à ce sujet.

La cité dans la cité
On se construit une identité avec ceux qui nous entourent, quels vont être les facteurs déterminants de la construction du " moi " que l'enfant va trouver dans la vie de la cité. Existe-t-il des difficultés particulières, mais aussi des points de repères, propres à la cité. Quel peut être notre rôle, en tant qu'éducateur, dans le cheminement de cette construction et parfois reconstruction d'une image digne de soi ?

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