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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

DC1 : Recherche sur l'activité dans un foyer de vie

DC1 : Recherche sur l'activité dans un foyer de vie J’effectue ma formation de monitrice éducatrice par le biais de l’apprentissage, dans un foyer de vie. Dans le cadre de ma formation, nous avons un dossier intitulé « recherche sur l’activité » à effectuer. Celui-ci concerne le Domaine de Compétence 1: Accompagnement social et éducatif spécialisé. L’objectif étant de vérifier nos capacités à conduire des activités à destination d’un groupe. Cet écrit vise à valider la compétence « concevoir et mener des activités de groupe » . Le projet d’activité est un outil servant à l’accompagnement éducatif et à la relation éducative. Il se caractérise par une ou des idées en lien avec un ou des besoins repérés. J’ai choisi de mener l’activité « création de jeu de dominos », elle permet ainsi d’allier deux aspects : la construction et le jeu. Le jeu est une activité sérieuse, respectable, au sens où chacun doit se conformer aux exigences qu’il impose. Le jeu, nous dit Roger CAILLOIS « apparait en effet sous la forme d’une activité organisée, séparée, soumise à un système de règles définissant un succès ou un échec, un gain ou une perte. Ces règles sont à la fois précises, arbitraires, impératives et irrécusables. Elles sont acceptées de plein gré et ne peuvent être contestées sans que le jeu lui-même ne soit remis en cause… ». Dans une première partie je vais présenter la structure dans laquelle je travaille, puis, dans une seconde partie, la population accueillie et pour finir j’aborderai l’élaboration de mon projet d’activité. Afin de savoir si l’activité mise en place est cohérente et répond aux finalités souhaitées, il faut se référer à différents critères et se poser les bonnes questions. Est-ce que la participation à l’activité se fait de façon volontaire ou avec sollicitation ? Quelle ambiance règne dans le groupe ? Est-ce que les consignes sont comprises et respecter ? Est-ce qu’il y a beaucoup d’échanges entre les personnes qui constituent le groupe et de quelle nature sont-ils ? Comment se comporte chaque personne pendant l’activité ? Je finirai par la question qui me semble la plus importante : est-ce qu’ils prennent du plaisir ? Que les réponses soient positives ou négatives, le plus important est de comprendre le sens de ces réponses, pour continuer ou modifier sa pratique et s’appuyer sur ses observations. Observer c’est retranscrire des données et les interroger. Il faut ainsi, être à l’écoute de chacun en me rendant disponible. A la fin des séances, j’échange avec les résidents pour avoir leur opinion. Je m’appuie sur une grille d’observation collective et individuelle que j’ai réalisée afin de noter mes observations à chaque fin de séances. Ces outils servent à ajuster et à réajuster l’activité et les moyens mis en place. Pour le moment, la participation à l’activité s’effectue de façon volontaire, avec une bonne ambiance et un bon comportement de chacun par rapport à l’autre et au matériel.
Catégorie: Rapport de stage Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

Rapport de stage dans une MECS
J’ai appris durant ce stage à me positionner lors des conflits. Dans le référentiel professionnel il est mentionné « savoir utiliser les techniques de gestion de conflits » C’était une de mes préoccupations en début de stage. Comment réagir face à la violence qui fait parfois partie du quotidien ? Je n’ai jamais hésité à me mettre en avant, même si je reconnais aujourd’hui, que je n’étais pas toujours très sûre de moi. Cela m’a permis d’observer et de participer au travail d’équipe qui s’opère dans ces situations. « Savoir différer », le chef de service lors de nos entretiens a souvent prononcé ces mots. J’en ai très vite compris la nécessité, calmer la situation et reprendre les faits le lendemain. Un enfant qui « craque » qui ne peut plus se contrôler, ne peut pas être apte à en discuter, à comprendre notre réaction, alors que le lendemain, il sera plus facile pour lui de se poser, de réfléchir à ses actes.

Dans certaines situations avec les éducateurs nous n’avions pas besoin de parler, il nous suffisait de nous regarder pour comprendre que non seulement nous allions différer les explications, mais qu’il était nécessaire de passer le « relais ». Ce n’est pas toujours facile de prendre conscience que nous ne pouvons plus faire face, que nous commençons à faire miroir, qu’il est important de sortir de la situation pour se calmer, pour prendre du recul, que nous risquons de ne plus avoir une position éducative. Avoir ce réflexe est primordial, nous ne sommes que des humains, les métiers de moniteur éducateur et éducateur spécialisé se font en équipe, nous devons nous en servir dans les situations difficiles. J’ai pu aussi observer l’investissement du directeur et du chef de service, dans ces moments conflictuels, par leur présence et leur aller et retour, leurs interventions, ils prouvaient à l’équipe éducative qu’ils étaient soutenus.
De la bientraitance à la maltraitance en institution spécialisée.

La violence au sein des institutions est dénoncée par tous. Par qui est- elle alors pratiquée ? Pourquoi est il aussi difficile de déceler ces violences ? Tous les travailleurs sociaux reconnaissent que la violence existe dans la plupart des institutions, sous différentes formes, mais plus rares sont ceux qui d’eux-mêmes porteront un regard sur leur institution ou encore sur leur propre pratique à priori jamais violente. Ce sujet, tant passionnel que tabou, est d’autant plus délicat à traiter qu’il existe de multiples formes de violences, affectant les résidents mais aussi les professionnels voire l’institution dans son ensemble. Ce sujet de la violence des éducateurs n’a pas été choisi sans fondement. C’est lors de mon stage de première année que je me suis interrogé sur la question. J’ai effectué mon stage de découverte dans un institut de rééducation accueillant des jeunes entre six et dix huit ans. L’équipe éducative du groupe des adolescents (de douze à dix huit ans) m’a accueilli durant quatre mois. Elle était composée de trois éducateurs spécialisés et un éducateur détenteur du Diplôme d’État à la Fonction d’Animateur. Ce dernier a pris le poste d’éducateur quelques semaines avant mon entrée en stage.

DC1 : dans une Maison d'Accueil Spécialisée (MAS)
La principale problématique à laquelle j'ai été confrontée lors de ce stage est l'accompagnement sur les différents ateliers et dans la vie quotidienne des personnes qui n'ont pas ou peu accès à la parole.
La problématique liée à l'autonomie des personnes atteintes d'une déficience visuelle

Les missions de l’équipe éducative sont de soutenir et d’accompagner dans les actes de la vie quotidienne les résidants afin qu’ils acquièrent, conservent ou développent une autonomie au quotidien. J’ai pu dégager le rôle du ME dans cette structure. En effet, il n’intervient pas le matin pour les levers. Seuls les veilleurs de nuit assurent une présence au lever et au petit déjeuner en semaine. Le ME accueille les résidants le soir, après leur journée de travail soit de 16h40 jusqu’à 22h. Il veille au respect de chacun et aux règles de vie en collectivité : temps de repas, d’activités...

Il rappelle aux résidants leurs divers rendez-vous et les accompagne si besoin. Les éducateurs proposent en semaine des activités en lien avec les problématiques et les besoins spécifiques des résidents (ex : activités artistiques, sportives et culturelles…). J’ai pu constater que durant le week-end, le ME pouvait prendre davantage de temps individuel pour les écouter ou discuter et proposer des activités. J’ai pu observer qu’il veillait aux rituels des résidants. En effet, les temps du quotidien (accueil, repas, couchers, moments de distractions (TV, jeux…) rythment la vie des résidants.

J’ai pu remarquer que tous ces « petits riens », qui rythment la « quotidienneté » de ces adultes : la disponibilité, l’écoute, les conseils du ME, le petit truc donné au résidant, sont d’autant d’évènements qui permettent de le rencontrer, de le comprendre et de l’accompagner. J’ai réalisé à quel point, le ME partage leur vie, leur intimité, leur moment de joie, de tendresse mais aussi de colère et d’angoisse. Ainsi, son rôle sera de les rassurer.

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