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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Les jeunes qui se "frottent " à la zone

Les jeunes qui se Si je dois retenir une notion de travail avec ces jeunes zonards, c'est celle-ci: savoir prendre son temps. Comme la vie dans la rue implique de nombreuses contraintes, il se crée au fil du temps comme un frein à la réinsertion sociale. Celle-ci doit rester la finalité, mais les paliers sont nombreux avant d'atteindre ce sommet. En terme de réinsertion, j'entends le logement et le travail, mais il faut avoir du temps, de l'énergie physique et surtout morale pour pouvoir et vouloir le faire.
Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

La place de la production dans le travail éducatif
Depuis le 20 janvier 2003, je suis salariée au sein d’un E.S.A.T., où j’exerce la fonction de monitrice d’atelier. J’ai à ma charge un atelier d’une dizaine de travailleurs handicapés, atteints par le handicap mental ou la maladie mentale. Dans le cadre de ma formation de monitrice éducatrice, la monographie est l’un des principaux dossiers. J’ai décidé de mettre en exergue la problématique que j’ai été amenée à rencontrer au cours de ma pratique professionnelle. En effet, un parallèle entre une activité productrice et un travail éducatif est ce qui caractérise un E.S.A.T. Si le travail est reconnu comme un moyen intégrateur dans la société, il est vrai que le travail en E.S.A.T. est souvent intégré dans l’esprit de beaucoup de gens comme une activité limitée et répétitive.
Je suis sourd et ma tête est malade

Depuis quelques années, j’ai eu diverses expériences auprès de personnes handicapés de tous âges sur différents postes (animatrice, éducatrice scolaire, éducatrice non diplômée, etc). J’ai notamment participé pendant plusieurs années à des camps de vacances pour adultes handicapés mentaux. J’ai appris la langue des signes en 1995 et, par la suite j’ai travaillé essentiellement auprès d’enfants et d’adolescents sourds. Durant la formation, j’ai choisi d’effectuer mon stage long dans ce foyer. Cette structure accueille des personnes sourdes âgés de 20 à 59 ans avec des troubles associés. Je n’avais pas encore travaillé auprès de cette population. Cet établissement comprend un Centre d’Aide par le Travail ( C.A.T) et un foyer. Ce dernier se compose d’un groupe de 15 résidents mixte et d’une équipe éducative, comptant six éducatrices et un éducateur. Les résidents sont aussi des ouvriers du CAT. Dans cet établissement la langue des signes est reconnue comme élément structurant central de la prise en charge. Je dois préciser qu’il existe très peu d’établissements en France spécialisés dans l’accueil de personnes sourdes avec des troubles associés. Grâce à ce stage j’ai découvert rapidement qu’il fallait utiliser tous les outils de communication et les adapter pour pouvoir réussir à communiquer. De plus, j’ai rencontré des personnes sourdes souffrant de maladies mentales dans ce foyer. La communication avec ces derniers m’a interpellé. C’est pourquoi j’ai choisi de me pencher sur cette question de la communication auprès de ce type de population. D’autre part, « .. Je crois que la question de la communication doit toujours être présente en formation. Les gens qui se forment doivent pouvoir réfléchir, verbaliser, discuter sur la qualité de la communication .. » ( Sciences humaines, Martine Fournier, hors série n° 16, mars/avril 1997). En effet la communication est au centre de la relation éducative est c’est aussi pour cette raison que je me suis intéressée à ce sujet.

L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.
L'accompagnement à la scolarité en M.E.C.S.
Mes premières semaines au sein de l’institution ont été consacrées à l’observation. J’ai pu m’apercevoir de l’importance de la mise en place d’un cadre (où, quand, comment) permettant de donner des repères aux enfants et aux jeunes. Dans ces temps d’observation, j‘ai pu constater qu’aucun accompagnement à la scolarité n’était en place. Certains enfants du groupe dans lequel j’effectue mon stage sont scolarisés soit à « l’étoile de la mer » (école interne), soit dans une « école ordinaire » à l’extérieur de l’institution. Comment peut-on les accompagner dans leur travail scolaire et comment mettre une aide en place dans un quotidien parfois lourd ? En effet, le quotidien laisse très peu de place au travail scolaire ; l’équipe éducative est très prise dans la gestion du collectif d’où : - difficile d’instaurer un suivi individualisé du travail scolaire des enfants sans être « parasité » par le groupe, - difficile de mettre en place des plages horaires de travail, - difficile de définir un lieu opportun de travail,…

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