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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Transgresser, c'est progresser

Transgresser, c'est progresser D’après Jean-Yves Hayez « Beaucoup de jeunes auteurs de transgressions présentent des lacunes ou des erreurs importantes dans le bagage informatif dont il disposent et se servent » En prenant ceci comme base de départ j’ai choisie deux pistes d’actions éducatives que l’on pourrait mettre en place avec ses adolescents. Celle-ci doit permettre au chacun deux de développer des facultés personnelles comme l’estime de soi, la confiance en valorisant l’individu, etc. Elles devront aussi permettre un vrai travail de responsabilisation du jeune. Ceci contribuera affaire de lui « Un décideur lucide et un agent efficace de la réalisation de ses décisions »

Le moniteur éducateur est amené à utiliser des champs théoriques pour la compréhension de situation quotidienne. Une même situation peut orienter vers une problématique différente et une recherche différente. J’aurais pu orienter celle-ci sur l’estime de soi, mais je pense que même si elle nécessaire, la sanction doit être éducative. Celle-ci n’est pas systématique. La contestation des limites et des règles définie par l’institution, et aussi pour l’adolescent une façon d’exprimer ce qui n’arrive pas à dire avec les mots. Replacer la parole et l’écoute au centre du dispositif d’accompagnement ne peut qu’amener à une meilleure compréhension de chacun.
Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

Je suis sourd et ma tête est malade

Depuis quelques années, j’ai eu diverses expériences auprès de personnes handicapés de tous âges sur différents postes (animatrice, éducatrice scolaire, éducatrice non diplômée, etc). J’ai notamment participé pendant plusieurs années à des camps de vacances pour adultes handicapés mentaux. J’ai appris la langue des signes en 1995 et, par la suite j’ai travaillé essentiellement auprès d’enfants et d’adolescents sourds. Durant la formation, j’ai choisi d’effectuer mon stage long dans ce foyer. Cette structure accueille des personnes sourdes âgés de 20 à 59 ans avec des troubles associés. Je n’avais pas encore travaillé auprès de cette population. Cet établissement comprend un Centre d’Aide par le Travail ( C.A.T) et un foyer. Ce dernier se compose d’un groupe de 15 résidents mixte et d’une équipe éducative, comptant six éducatrices et un éducateur. Les résidents sont aussi des ouvriers du CAT. Dans cet établissement la langue des signes est reconnue comme élément structurant central de la prise en charge. Je dois préciser qu’il existe très peu d’établissements en France spécialisés dans l’accueil de personnes sourdes avec des troubles associés. Grâce à ce stage j’ai découvert rapidement qu’il fallait utiliser tous les outils de communication et les adapter pour pouvoir réussir à communiquer. De plus, j’ai rencontré des personnes sourdes souffrant de maladies mentales dans ce foyer. La communication avec ces derniers m’a interpellé. C’est pourquoi j’ai choisi de me pencher sur cette question de la communication auprès de ce type de population. D’autre part, « .. Je crois que la question de la communication doit toujours être présente en formation. Les gens qui se forment doivent pouvoir réfléchir, verbaliser, discuter sur la qualité de la communication .. » ( Sciences humaines, Martine Fournier, hors série n° 16, mars/avril 1997). En effet la communication est au centre de la relation éducative est c’est aussi pour cette raison que je me suis intéressée à ce sujet.

Confiance en soi, solitude, isolement, Quel accompagnement

Depuis 1991, je travaille dans un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (C.H.R.S). Cet établissement a pour mission d’accueillir, d’aider et d’accompagner des hommes de 18 à 60 ans, rencontrant des difficultés sociales diverses (cf.p4). Durant 6 années, j’ai occupé le poste de candidate élève éducatrice au service médico-social, puis au service de l’accueil d’urgence, en étant également référente d’un étage locatif de 10 à 15 personnes (cf.p3). En 1997, j’ai pu entamer la formation de Monitrice Educatrice en cours d’emploi. Par ces études, j’ai pris connaissance des apports théoriques et pratiques, qui m’ont permis d’apporter des réflexions et des analyses professionnelles sur mes accompagnements au quotidien. Ce travail en alternance à la fois, professionnel et personnel, m’a donné la possibilité d’apporter des observations plus approfondies sur la mise en place du projet individuel du résident en ce qui concerne les départs en logement extérieur, où, quelquefois, la personne se retrouve en situation d’échecs.

Quelles solutions pour les incasables ?

Problématique : Les institutions “ agrées”, officielles (ou reconnues comme telles), s’adressent à des jeunes aux problématiques bien définies. Lorsque les problèmes posés par le jeune accueilli dépassent un certain S, ces structures, se trouvent dans l'incapacité de satisfaire aux besoins qu’exige une prise en charge souvent lourde et pouvant mettre en danger la stabilité du groupe d’accueil. Pour ces jeunes, les solutions sont ailleurs ! Peut-être hors des sentiers battus. La tentation serait alors de chercher “ LA SOLUTION”, celle qui répondrait de façon universelle aux problèmes posés par ces jeunes «incasables». Pour un certain nombre de jeunes, les prises en charges proposées se révèlent inopérantes à long terme. Souvent le jeune a été placé très tôt. Devenu adolescent, il se révolte contre les systèmes de prise en charge. C’est à cette époque que se réactivent des processus jusqu’ici en latence (l’Œdipe par exemple). Déstabilisé, le fragile équilibre est rompu, la violence devient insupportable. Ce sera alors l’errance de foyer en famille d’accueil et de famille d’accueil en lieu de vie, jusqu’à l’exclusion complète.

La notion d'urgence à l'ASE
Quels sens prennent les notions de protection et d’urgence dans le cas de placement en foyer d’accueil et quel est exactement le travail de l’éducateur lorsqu’il est en présence d’un placement de courte durée ? Cependant j’ai pu interroger ces notions dans le cadre de mon expérience de stagiaire au FDE. Et pour mieux les saisir, il m’a semblé important de mieux connaître le fonctionnement de l’établissement et ses missions. C’est dans une première partie que je traiterai de ce point. Dans une deuxième partie, je développerai la notion de protection telle qu’elle est définie par la loi. Qui concerne t-elle ? Et quelles conséquences sur l’enfant placé ? Dans ce foyer on y fait de l’accueil d’urgence, je parlerai de ces notions dans ma troisième partie.

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