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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Animer et accompagner au quotidien

Animer et accompagner au quotidien Les éducateurs sont présents tout au long du développement de ces personnes que ce soit dans l’éducatif, le physique, mais aussi le développement psychologique. Ce sont les éducateurs qui arrivent à faire de cette routine, un quotidien plaisant grâce aux sorties, aux évènements. J’ai été très contente d’avoir pu participer au quotidien de ces personnes en difficultés, je pense avoir perçu le rôle, l’action et les missions du moniteur éducateur dans ce foyer. Enfin, j’ai pu voir que le quotidien prenait une grande place dans le développement des personnes autistes.
Catégorie: Travaux U.F. Moniteur-éducateur
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Documents associés

L’implication du moniteur éducateur en tant qu’acteur politique
Le cadre de la loi doit permettre à chacun de trouver sa place dans la société. Ainsi, en tant que moniteur éducateur, je dois connaître les lois qui encadrent ma profession. La loi est présente pour mettre en mouvement la société. Elle se substitue donc à l’homme pour régler toute problématique. Le gouvernement est le moyen qui permet d’unir chaque individu du peuple à la volonté générale.
La violence des adolescents déplacés en MECS
Suite à un poste de monitrice-éducatrice pré-stagiaire en Maison d’Enfants à Caractère Sociale, j’ai pu être amenée à faire face à des situations de violence. Qu’il soit question de la violence institutionnelle, de la violence des adolescents à l’égard d’autrui et ou de l’agressivité … le professionnel se doit d’y pallier. Lors de ce premier emploi auprès d’adolescents, j’ai eu l’expérience au premier abord fâcheuse de me trouver confronté à cette violence. Face à cette situation, il m’a été difficile dans les premiers jours d’entreprendre, d’envisager une démarche, ces conduites violentes m’ont réellement questionnée dés mon arrivée. Dans l’optique d’évoluer professionnellement, j’ai voulu comprendre cette violence, pourquoi les adolescents montrent une telle violence (verbale, physique) envers l’institution, les autres jeunes accueillis ou le personnel éducatif. J’avais le sentiment que la violence était un des moyens privilégiés de communication pour ces jeunes placés. Comprendre son origine et les manières par laquelle elle peut se décliner me permettra de mieux l’appréhender et de poser des actes et des paroles adaptées dans mon accompagnement.

Pourquoi ai-je employée le terme « déplacés » « Dire qu’un enfant est placé, c’est à dire que la solution est trouvée. Or il n’y a pas d’enfants placés, il n’y a que des enfants déplacés, des enfants déportés, des enfants déracinés ». (Pierre verdier) A mon sens, la question de placement à l’adolescence contient surtout l’idée de déplacement et suppose une intention de changer l’environnement. Pourtant, bien que cette volonté implique l’assentiment de l’adolescent qui supportera le changement de la réalité externe et, mieux, elle en sera améliorée, il est prudent de ne pas perdre de vue que, pour qu’il en soit ainsi, l’adolescent a été soumis à quelques influences, d’autre part que sa capacité créatrice a été lourdement sollicité et positivement évaluée.
Le sens de la sanction éducative en ITEP
Sur mon terrain de stage, je constate des excès de violence de la part des jeunes, des comportements déviants, des comportements à risques. Ces problématiques sont liées à leur histoire et à la période de l'adolescence qu'ils traversent. Les règles sont souvent interrogées voire transgressées. Les garçons testent les limites au sens général ainsi que celles des adultes qui posent un cadre, leurs comportements nécessitent une réponse de notre part. Au-delà du rappel de la règle ou de l'interdit, il faut expliciter, parfois poser une sanction: celle-ci est un outil qui doit permettre de faire réfléchir le jeune sur son acte, son comportement et les conséquences que cela entraîne. Il est important de s'interroger sur la cohérence des actes posés, leur impact sur les jeunes, sur leur comportement. Comment choisir une sanction adaptée? Comment fait-elle sens chez les adolescents en ITEP? Dans le cadre de ma formation de moniteur éducateur il m'est demandé de réaliser un dossier thématique lors de mon stage de première année. Le sujet doit me questionner mais aussi questionner mon équipe. La sanction est donc un sujet qui m'a interrogée dès mes premiers jours de stage, j'avais l'impression que certains comportements et passages à l'acte étaient banalisés car non sanctionnés. J'ai alors interrogé l'équipe à ce propos puis les psychologues de l'établissement. La sanction est un sujet qui revient fréquemment dans les échanges, les réunions, l'équipe s'interroge sur la pertinence des sanctions données à certains jeunes, sur leurs compréhensions et le sens qu'ils y mettent. Après avoir choisi ce thème en accord avec mon équipe, j'ai commencé mes recherches et mes lectures, et élargi mes échanges avec l'équipe pluridisciplinaire, l'assistante de service social de l'établissement m'a aussi prêté un livre qui traite de la sanction. J'ai également repris certains cours en lien avec le sujet. J'ai alors décidé de traiter la sanction éducative, celle qui cherche à donner du sens pour la personne accompagnée et pour le professionnel. Il me semble important de souligner que dans mon dossier thématique, j'utiliserai le mot sanction et non punition, mis à part s'il est employé dans les sources qui vont alimenter mon travail. Car ce sont deux notions souvent prises pour synonyme, or l'une a une connotation plus péjorative que l'autre. On sanctionne un acte, on punit une personne. Je vais dans un premier temps définir ces deux termes afin de les dissocier puis travailler autour de la sanction éducative qui est le sujet qui m'interpelle et qui donne lieu à mes recherches afin de transmettre des informations et ma réflexion à mon équipe.
Comment accompagner les personnes porteuses de déficience mentale dans leur continuité identitaire ?
Je suis actuellement en cours d'emploi en C.H.U. /C.H.R.S. où je reçois des publics en grandes difficultés sociales. Dans ma pratique, je suis habituée à remonter les histoires de vie des personnes accueillies afin de découvrir les séquelles traumatiques ou les points d'achoppement qui les ont conduits à l'échec social. C'est à partir de ces éléments que je construis avec les personnes accueillies un projet personnalisé visant à permettre un dépassement de leurs difficultés, et de construire un véritable avenir. Ainsi, je mets en place avec elles, les moyens, les outils qui lui permettront d’avancer aussi bien sur les plans professionnels, de leur santé ou encore l’accession au logement. Cette prise en charge globale en lien avec les partenaires concernés contribue parfois à les aider à se libérer de leurs addictions qui représentent un frein à leur inclusion sociale. Ayant effectué un stage de première année dans un I.M.E. dans le groupe des jeunes majeurs, j'ai été confrontée à préparer leur départ pour un établissement adulte dans lequel ils pourraient continuer leur vie. Je sais à quel point celui-ci doit se dérouler en douceur, selon les rythmes du résident, afin qu’il soit ressentie de la manière la moins violente possible. En seconde année, j'ai effectué un stage dans une MAS où les publics ne verbalisent que rarement. Par ces deux dernières expériences j'ai pu mesurer le décalage qu'il existe entre un public capable de partager ses goûts, ses souvenirs, ses craintes, ses joies et une population qui de par ces déficiences ou de ses pathologies à les plus grandes difficultés à faire partager tout ou partie de son histoires de vie. Il m'est apparue comme injuste et certainement frustrant pour les personnes accueillies et en tout cas pour moi en tant que travailleur social de ne pouvoir partager avec les gens ce qui fait sens, ce qui a pu faire sens pour eux dans leur histoires, soit des ressenties, des souvenirs, des impressions... Dans ce cas, face à ces manques, ce vide, comment instaurer une relation éducative ? Comment construire un projet et viser des objectifs ? Pour tenter de répondre à ces questions, je vais en premier lieu vous présenter deux situations particulières rencontrées lors de mes stages. En s’appuyant sur tous les points que je développe au-dessus je m’aperçois que les moniteurs-éducateurs sont capable de mettre en place une relation éducative permettant aux personnes de rentrer dans un échange verbal ou non-verbal aboutissant à une expression plus libre et détendu des ressentis, des demandes. Par cet accompagnement global de qualité qui vise à proposer un mieux-être en tenant compte de toutes les composantes de ce qui fait un individu, nous visons à lui garantir des conditions épanouissantes favorables à son bien-être et à son évolution personnelle. En étant vigilants et attentifs aux rythmes de chacun, en acceptant les allers-retours entre les progressions et les régressions parfois immuables, on met en place les conditions d’une évolution et d’un épanouissement, on favorise un accompagnement de qualité. Il faut garder à l’esprit que nous ne cherchons pas à atteindre des objectifs techniques mais avant tout, le bien-être, le bonheur des personnes que nous accompagnons.

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