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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Le quotidien : le temps du coucher

Le quotidien  : le temps du coucher Le coucher est aussi un temps propice aux confidences des jeunes, c'est un moment de calme, un espace transitionnel où les jeunes éprouvent le besoin de parler. Pour retarder le départ des éducateurs et donc le coucher, ou parce-qu'ils en ressentent le besoin ? Certains jeunes veulent établir un contact physique en se mesurant avec l'équipe ou en se faisant porter. Leur façon à eux de ressentir, comme le dernier bisou pour un enfant. La présence sécurisante et contenante de l'adulte.
Catégorie: Rapport de stage Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

Le projet d'équipe
Dans le projet figurent deux éléments qui paraissent essentiels à l’ensemble de la structure, ceux de la stabilité du personnel et de sa qualification. L’équipe éducative internat à en moyenne 10 ans de présence dans l’établissement. Ainsi, les éducateurs peuvent travailler sur les dimensions de relations durables et approfondies avec les usagers. L’internat à le souci de proposer aux jeunes accueillis des références, des points de repères identifiables et chaleureux, en effet « nous aussi » à pour objectif de leurs offrir un cadre sécurisant, point de départ essentiel et indispensable à toute évolution positive.
Partenariat et réseau en ESAT
Lors de mon arrivée à l’ESAT, je me suis inscrite dans le groupe du « soutien ». Ce groupe est encadré par une ME (moniteur éducateur) et un AMP (aide médico psychologique). Les activités du soutien ont pour but de favoriser l’épanouissement personnel et social du travailleur handicapé, améliorer les compétences et maintenir les acquis, augmenter l’estime de soi, et ainsi permettre de se détacher de son poste de travail pendant un certain temps ce qui procure un moment de détente de par la coupure avec le travail. Toutes les activités de soutien sont décidées en collaboration et avec l’accord du travailleur handicapé selon les capacités et les envies de la personne. Les activités de soutien professionnel entrent dans le décompte du temps de travail du travailleur handicapé au sein de l’établissement, en plus de l’activité professionnelle en elle-même.

Pour conclure, ce dossier a été un réel enrichissement d’un point de vue professionnel. La conception de ce projet partenariat m’a permis d’améliorer ma pratique et d’évaluer mes capacités. J’ai pu me rendre compte de l’enjeu et de la difficulté que peut procurer la conception d’un tel projet. J’ai également pu me rendre compte de l’importance du travail en équipe et de la capacité à communiquer qu’un moniteur éducateur doit avoir afin de mener à bien les actions à effectuer. Tout au long de la conception de ce partenariat, j’ai pu m’inscrire dans un travail d’équipe en pluridisciplinarité. La structure dans laquelle je travaille étant très grande et riche en partenaires de toutes horizons, j’ai longtemps douté de ma capacité à déceler un besoin particulier qui ne serait pas déjà pris en compte, étant donné le nombre important de prises en charge et de propositions d’activités qui sont déjà installées. J’ai su me positionner en tant que réelle professionnelle moniteur éducateur au travers de ce partenariat.
Rapport de stage dans le champ de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ).
En consultant le dossier personnel des résidentes (psychose) et effectuant un éclairage sur des notions théoriques (Freud), cela m’a permis faire le lien avec la relation conflictuelle qu’entretenaient les deux femmes sur l’unité de vie. J’ai alors défini des hypothèses de travail (cf. le jeu) dans l’accompagnement du Moniteur Educateur pour réguler cette relation. Ce dossier met en exergue l’accompagnement social et éducatif spécialisé au vue de la situation citée. J’ai instauré une relation avec ces deux femmes. À travers leur comportement sur l’unité de vie, j’ai proposé de mettre en œuvre l’activité ludothèque en tenant compte de leur capacité et de leur pathologie afin d’aider l’expression et la communication entre elles. C’est lors de cet accompagnement que les deux femmes sont entrées dans une relation autre que conflictuelle. Ce qui s’est également remarqué au sein de la vie quotidienne. J’ai observé que l'activité est médiatrice de changement si le sujet en devient acteur. Néanmoins, mon action est limitée. Pour une meilleure prise en charge, un suivi psychologique doit être envisagé pour comprendre l’enjeu lié à la séparation maternelle (cf. psychose infantile). Une participation de la famille, notamment de la mère, serait souhaitable afin d’éclaircir le vécu du résident. C’est l’objectif du travail en partenariat.
Rapport de stage dans un FAM:
Marie, âgée de 63 ans est accueilli au FAM depuis le 19 janvier 2007. Marie est une personne autonome dans les actes de la vie quotidienne, mais nécessite d'être accompagner pour son hygiène. Elle a un contact facile avec le personnel éducatif mais plus complexe avec les autres résidents, soi elle est en retrait, soit envahissante. Sa forme de communication est limitée à la sphère de ses intérêt, elle sait se faire comprendre, mais comprend et accepte difficilement les limites. Marie est atteinte d'un handicap mental et d'un trouble bipolaire. Ce dernier engendre chez Marie des épisodes d'état de dépression qui se caractérise entre autre, par un cycle où elle dort beaucoup C'est une personne qui passe d'un état de dépression qui se caractérise entre autre, par un manque d'appétit et une somnolence, à un état d'euphorie exagéré où Marie est pleine d'énergie permanente et démesurée. Elle a vécu 25 ans dans un hôpital psychiatrique. Je débute ma journée à 8h en ce lundi matin, je me rends dans la salle où les résidents prennent leur petit déjeuner. Marie me sollicite pour que je l'accompagne à la toilette. Je fis part de sa demande à une éducatrice qui était présente dans la salle. Celle-ci accepte. Nous nous rendons dans le couloir qui donne sur les chambres des résidents et donc sur sa chambre comprenant sa douche. Dans ce couloir se trouve les corbeilles à linge pour y déposer le linge sale des résidents après la douche. Marie est devant moi dans le couloir en direction de sa chambre quand cette dernière enlève sa chemise de nuit pour la mettre dans la corbeille à linge sale. Elle se retrouve donc en petite culotte au milieu du couloir. Je lui demande alors de remettre sa chemise de nuit tout en lui disant que quelqu'un pourrait la voir nue et que l'on n'enlève pas sa chemise de nuit à cet endroit mais dans sa chambre. Marie ne m'a pas écouté et a continué de marcher jusqu'à sa chambre. Questionnement et thème : Je me demande d’où vient le manque de pudeur de Marie, l'a t-elle toujours eu ou a t-elle perdu ce sentiment en institution. Ou alors ne lui a t'on pas appris à l'avoir, ne l'a t'elle pas correctement assimilé à cause de son handicap ? J'ai ainsi pu constater cette problématique chez plusieurs résidents. Cette question m'a amené à me demander si ce n'est pas la vie en collectivité qui engendrerai le manque de ce sentiment.. En ce qui concerne l'accompagnement à la toilette, pour ceux qui le souhaite, je constate que les résidents sont amenés à se montrer non seulement nus mais à être accompagné à la douche avec différents professionnels. Serait-ce devenu une habitude, le fait de se montrer nue quotidiennement devant différent membre de l'équipe, ce constat n’induirait-il pas le fait ne plus avoir peur de s’exhiber devant leurs camarades ? Leur handicap n’altérerait-il pas ce sentiment? Ne serait-il pas également à cause de l'absence de conscience de schéma corporel que l'on retrouve chez certaines personne en situation de handicap mental ? A la suite de cette situation qui m'a amenée à ces multitudes questions, il me semblerait pertinent de traiter le sujet de la pudeur, ce sentiment que ces personnes n'ont visiblement pas ou mal acquis. J'ai voulu savoir ce qu’était la pudeur. Dans le contexte institutionnel, les professionnels se doivent d'accompagner les résidents à respecter les règles de vie collective, cela passe par un accompagnement vers une pudeur physique. A travers cette dernière, le professionnel tend vers un respect d'eux même et des autres ainsi qu'à favoriser une meilleure image de soi. Pour accompagner ces personnes vers ce sentiment tout en respectant leurs déficiences, leurs incapacités ainsi que leurs handicaps, il me semble judicieux de connaître quelques notions qui entourent la pudeur. A savoir : son histoire, son conditionnement mais également ce qui se passe d'un point de vue psychologique autour de ce sentiment. Ce sujet en englobe également d'autres ce qui rend ce thème complexe mais riche à la fois.

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