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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Comment utiliser les temps du quotidien pour en faire des supports éducatifs

Comment utiliser les temps du quotidien pour en faire des supports éducatifs Cela fait maintenant plusieurs semaines que je suis accueillie dans un Institut Médico- Educatif (I.M.E) et plus précisément au sein d’une unité pour jeunes autistes. Sur cette unité, j’accompagne des enfants, adolescents et jeunes adultes autistes et/ou psychotiques. En plus de ces pathologies qui sont assez lourdes, tous les jeunes accueillis sur la structure ont une déficience intellectuelle associée. Pour aborder la vie quotidienne, j’ai choisi de me pencher sur le temps du repas et plus particulièrement le déjeuné du midi.

Ensuite, il me semble important de s’arrêter sur la notion de repas. Le repas est un temps qui fait appel à un savoir-être et à un savoir-faire. Il demande de l’attention, de l’écoute, de la politesse, du respect, de l’envie…. La question est alors de savoir si les enfants sont en capacité d’identifier leurs émotions, de prendre du recul et de les gérer ? La réponse est non. Cette dernière explique beaucoup de choses. Que peut représenter un repas pour une personne qui n’a pas conscience d’elle-même, de ses sentiments ou de ses envies ? Quel sens cela a-t-il pour eux de manger en groupe alors qu’ils ont très peu conscience d’autrui ?
Catégorie: Travaux U.F. Moniteur-éducateur
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Journal d'observation

Il faut situer les besoins de l’usager, dans un premier temps par rapport à la structure : moyen seuil, et par rapport aux usagers et leurs problématiques. L’équipe éducative est là pour aider dans les premières démarches d’insertion en fonction de chaque usager, de chaque projet individuel. Le point commun étant que pour chaque personne, Antipoul propose un hébergement et deux repas par jours pour 30 nuits et envisage avec l’hébergé sa sortie : orientation vers une autre structure, appartement, prolongation. A cette prise en charge commune viennent s' ajouter les solutions spécifiques à apporter à chacun fonction des problématiques rencontrées. Globalement, on peut définir quatre grands axes de prise en charge : l’accès à la santé, l’accès à la culture, favorisation d’un retour à l’emploi et l’accès à la formation et l’accès à l’hébergement. L’efficacité de la prise en charge est fonction de la pertinence du «diagnostic» effectué par l’équipe auprès de chaque usager, sachant que l’accompagnement est un moyen et non pas un objectif qui vise à une autonomie grandissante de la personne accompagnée. Il convient donc d’observer une certaine rigueur dans la méthodologie de l’accompagnement. Celle ci peut se décomposer en différents points : - un diagnostic efficace qui va déterminer l’accompagnement. - une globalisation, c’est à dire viser la résolution de tous problèmes connexes à la problématique centrale de l’usager. - une individualisation du projet, un recentrage sur l’individu. - la contractualisation du projet, qui va responsabiliser l’usager par rapport à sa propre prise en charge. - l’adhésion de la personne à son propre projet. - la confiance en l’éducateur, l’équipe, la structure et surtout en soi même. Il ne faut pas perdre de vue que peu de démarche aboutiront à Antipoul. De part la nature de l’accueil, les missions et les objectifs, une action à long terme ne peut être menée que si cette démarche est soutenue par l’usager lui même tout au long du cheminement. L’expression «acteur de sa prise en charge» prend ici son sens.

La relation éducative
J’effectue mon stage dans un Institut Medico Educatif. Je suis dans le groupe des adolescentes à l’internat. C’est un groupe de huit filles déficientes intellectuelle légère ou moyenne âgées de 14 à 20 ans. Pour cet écrit j’ai choisi le livre de Maurice Capul et Michel Lemay1 « De l’éducation spécialisée ».Cet ouvrage aborde différents thèmes dans le domaine de l’éducation spécialisée : les débuts de l'éducation spéciale ; les grands courants contemporains ; les personnes et groupes en difficulté ; les cadres et lieux de l' éducation spécialisée ; la relation éducative ; l' animation des groupes éducatifs ; l' animation des activités ; la conduite des entretiens ; le travail avec les familles ;l’ action éducative et l’environnement ; l’articulation des praticiens et le partenariat ; la formation ; la supervision ; l' évaluation ; la recherche.
Comment apporter un acte éducatif tout en préservant l’intimité de l’usager lors de la toilette ?
Réfléchir sur le thème de l’intimité, permet me semble-t-il, de mieux comprendre l’être humain sur le versant psychique mais également sur le plan social. En tant que future monitrice éducatrice, cette double compréhension va dans le sens d’une volonté d’aider la personne dans sa globalité. Il s’agit de considérer l’individu dans toute sa singularité dans une société elle-même en mutation dans ses valeurs et ses repères. Ce thème m’interpellait déjà avant l’entrée en formation à l’IREIS, du fait d’un précédent stage effectué en IMC avec des personnes souffrant d’incapacité-moteur-cérébral. Ici, les usagers étaient pour la plupart dépendants de l’adulte. Lors de la mise sur les toilettes à plusieurs reprises de la journée, les éducateurs pratiquaient à mes yeux des gestes trop rapidement, sans préserver totalement l’intimité des usagers.
DC 1 : A la rencontre de l'ennui
Au long de mes deux stages, j’ai pu constater que la vie en institution pouvait être aliénante. Le rythme de vie est institutionnalisé, soit en lien avec l’emploi du temps des professionnels, soit en lien avec les attentes qu’ont les familles ainsi qu’avec le projet individualisé des usagers. Celui de chaque résident est organisé par des prises en charge de soins physique et/ou psychique, d’ateliers, de sorties, de loisirs, de sports... Cet accompagnement me semble nécessaire, afin de permettre à la personne d’avancer dans ses démarches de soins, de socialisation, de projet professionnel. Cependant, des instants qui pourraient permettre aux usagers de se retrouver seuls, me semblent importants. Serait-il nécessaire de dégager des temps libres, de façon institutionnelle, afin que les personnes puissent prendre des moments pour eux ? Je me suis beaucoup interrogée sur les temps libres dont disposent les personnes accueillies. Ils ne sont pas réfléchis de la même manière, selon ce qui a amené à cet accueil, l’institution, le public et l’âge. Comment peut-on préserver leur intimité lorsque l’institution ne laisse que peu de place à ces moments ? Mais alors, que se passe-t-il durant ces moments ? Comment dans une institution, où chaque minute est organisée, ces personnes peuvent-elles faire face à elles-mêmes ? D'après mes observations, ces personnes étaient rapidement envahies par l’ennui. Celui-ci, souvent perçu comme négatif « est synonyme de désoeuvrement, pouvant parfois être mortifère, sur son versant « positif », l’ennui permet à l’enfant de développer son imaginaire, sa créativité et de penser. Mais pour que celui-ci soit constructif, il s’avère nécessaire que l’enfant ait « appris » à s’ennuyer très tôt et qu’il puisse trouver dans son environnement de quoi y pallier par lui-même2 ». Dès lors, comment l’équipe et moi-même pouvons nous le travailler avec les personnes accueillies, et lui laisser la place dans la construction de l’être ?

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