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Rapport de stage

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Mon expérience en MAS m’a permis de découvrir l’institution. J’y ai aussi observé le regard et les attitudes que peut entraîner l’existence d’un handicap. C’est pourquoi le projet intéressant et ambitieux de l’PJR., dont l’I.E.P.S. fait parti, a suscité ma curiosité. Il me semblait incompatible de mettre en œuvre un tel projet dans une institution classique, sans un regard particulier. En effet comment une institution, qui correspond à une ségrégation du milieu ordinaire, peut-elle permettre l’intégration ? Comment la gestion d’une institution peut-elle s’accommoder de la souplesse nécessaire à la mise en œuvre et à l’évolution de projets individuels différents ? Quelles sont les approches d’éducateurs qui envisagent les personnes concernées comme actrices de leur vie et qui privilégient «l’intégration et l’insertion» ? Après une rapide présentation de l’IEPS et le compte rendu du déroulement du stage, je m’intéresserai donc à l’approche et aux pratiques de cette institution autour du travail, du projet individuel et de la place laissée à l’usager. Enfin j’ébaucherai une réflexion sur les points soulevés par ma rencontre avec les jeunes de cet établissement.
Le lieu Il s'agit d'une ancienne ferme située sur la commune de Briscous (64). La ferme et les vingt cinq hectares de terrain autour (prairie, bois) sont loués à l'association. Bien que la ferme soit dans un milieu complètement rural, elle n’est qu'à 15 minutes de Bayonne, c'est à dire à proximité d'une agglomération urbaine importante. Cela peut paraître anodin mais dans la réalité constitue un élément utile, car nombreux sont les lieux d'accueil qui ont cherché les avantages du milieu rural mais qui ont été pénalisés par l'éloignement. Historique L'association "Cheval Accompagnement" a été crée par un groupe de professionnels de différents domaines (social, équestre, agricole...), ayant pour but d'associer leurs compétences pour venir en aide aux jeunes en difficulté. Leur action a consisté à créer un lieu d'Accueil non Traditionnel à Briscous, associant le cheval dans la prise en charge de jeunes en difficulté. Ce lieu d’accueil a ouvert ses portes le 21 octobre 2000.
J'ai effectué mon stage de troisième année à l'Institut de Rééducation (IR) de S.. (M..) au sein du Service d'Education Spéciale et de Soins à Domicile (SESSAD). Ce service accueille des enfants de 6 à 18 ans présentant des troubles du comportement. Afin que ma formation soit l'occasion de découvrir des modes d'interventions variés, j'ai souhaité effectuer ce stage pour le travail en milieu ouvert, mode d'intervention uniquement théorique pour moi jusqu'à cette année. Cette structure me semblait en effet être l'occasion d'aborder le travail en équipe que je n'avais pas encore appréhendé dans sa dimension pratique, comme le stipulent les textes législatifs tels que les annexes XXIV du 29 Octobre 1989 par exemple : " La prise en charge par l'établissement ou le service est une prise en charge d'ensemble qui doit présenter une grande cohérence ". De même intervenir dans une structure de SESSAD me permettait de découvrir et de participer au travail avec les familles, ce que je n'avais jamais abordé concrètement au cours de mes deux stages précédents. Cet aspect du travail de l'éducateur me semblait en effet primordial dans la mesure où il fait l'objet d'attention particulière notamment dans la loi du 30 juin 1975. Il y est en effet stipulé que la famille doit être non seulement informée des décisions prises à propos de son enfant mais aussi être associée à la prise en charge de l'enfant. Il me semble que cette dimension du travail de l'éducateur en apparence à la fois évidente et paradoxale nécessitait de s'y intéresser particulièrement au cours de ma formation. Effectuer un stage dans une institution favorisant le maintien du lien avec le milieu social d'origine (école, centre social ...) me permettait aussi d'envisager le rapport de l'individu à son milieu d'une toute autre manière, que ce que mes stages précédents m'avaient laisser à voir et à pratiquer. Ce stage dans un SESSAD était donc pour moi l'occasion de changer de point de vue à la fois sur le rapport de l'individu à son milieu, mais aussi sur le sens donné au travail en équipe et en association.
LE REPERAGE DE LA STRUCTURE La raison d’être du lieu de vie et la population accueillie Le lieu de vie est une alternative à l’enfermement psychiatrique ou carcéral. Il propose une prise en charge différente pour des personnes ne pouvant être confiées ou maintenues en institutions traditionnelles : le lieu répond donc à un réel besoin de mesures intermédiaires. Le C.. accueille une population hétérogène. Cette diversité peut interroger : Adultes handicapés mentaux et/ou psychiatrisés (COTOREP ), jeunes majeurs (18 à 21 ans) confiés par l’ASE , jeunes majeurs sous protection judiciaire adressés par la PJJ (ordonnance 45).
J’ai effectué mon premier stage de découverte à l’I.R. (institut de rééducation) de M... Cela m’a permis d’entrer en contact avec un public d’adolescents avec des troubles du comportement. Puisque mon stage à responsabilité se déroulera en hôpital de jour auprès d’enfants, il me semblait intéressant de profiter du second stage de découverte pour rencontrer un public adulte. C’est pour cela que j’ai choisi la M.A.S. les C.... P... qui d’ailleurs reçoit des personnes dont je retrouverait certaines problématiques durant le stage long : la M.A.S. accueille pour moitié environ (et en majorité sur le groupe avec lequel j’ai travaillé) des personnes déficientes mentales profondes avec troubles de la personnalité (tendances autistiques et psychotiques). Ce stage m’a donc permis à la fois de découvrir un nouveau type de public avec ses problématiques, et d’avoir un premier contact avec des personnes dont la pathologie m’intéresse particulièrement. Ce stage a donc été très enrichissant pour cela, mais aussi pour les propriétés spécifiques de la M.A.S. les C... P... et notamment du groupe avec lequel j’ai travaillé. Bien que le personnel éducatif employé à la M.A.S. ait pour la majorité une formation d’aide médico-psychologique (A.M.P.), j’ai pu observer l’intérêt que peut avoir un éducateur spécialisé à travailler auprès de ce type de public. Car c’est réellement un travail éducatif, basé sur des projets individualisés qui est fait sur le groupe de jour. C’est pour tout cela que ce stage m’a permis de m’enrichir à la fois du point de vue de la formation, et d’un point de vue plus personnel.
Introduction J’ai effectué mon premier stage de découverte dans un Institut de Rééducation, avec un groupe d’adolescents de 14-15 ans. J’ai pu voir le travail éducatif auprès de ce public dans une institution fonctionnant en internat. Mon deuxième stage de découverte s’est déroulé auprès d’adultes déficients intellectuels, avec des problématiques autistes et psychotiques. J’étais sur un groupe d’externat, mais les personnes dormaient dans la structure. Il m’a donc paru intéressant, pour mon stage à responsabilité, vers un public que je n’avais pas rencontré au cours de ma formation, à part lors de mon stage externe, et pour lequel je me sentais un intérêt particulier : les enfants. J’ai aussi choisi de travailler avec certains enfants que j’ai pu croiser au long de mon parcours, ceux souffrant de psychose infantile. De plus, il me semblait intéressant de voir le fonctionnement d’une structure en externat. J’ai donc décidé d’effectuer mon stage à responsabilité à l’hôpital de jour A.. J... (La G....) auprès d’enfants présentant des pathologies mentales. J’ai ainsi pu observer le travail éducatif au cœur d’un dispositif pluridisciplinaire.
Les bâtiments de la M.A.S. se composent de cinq blocs distincts. Trois pavillons d’hébergement accueillent les résidents, ils ont chacun leur spécificité (l’un des pavillon est beaucoup plus médicalisé par exemple) . Un quatrième pavillon construit plus tardivement et qui avait pour fonction d’être un lieu d’activités, accueille aujourd’hui le groupe de jour, tout autre. A côté de ce bâtiment se trouvent la lingerie et l’atelier des hommes d’entretient. Enfin, le cinquième bloc accueille plutôt le personnel administratif (directeur, chef du service éducatif, secrétaires, comptable, assistante sociale, infirmerie, salles de réunion, ainsi que la cuisine centrale.). Ces bâtiments bien repérés sont entourés d’herbe, ce qui concourre à la sensation d’un cadre agréable, et l’espace est délimité par un mur ainsi qu’une grille.
J’effectue actuellement l’unique stage (13 semaines) de ma formation d’éducateur spécialisé dans une maison d’enfants à caractère social (MECS). Mon travail écrit va porter sur le rôle de l’éducateur dans cette institution. Je vais plus particulièrement m’intéresser au rôle de l’éducateur pendant les temps de travail scolaire dans les murs de l’institution (l’étude) et la notion de référence (qui m’est étrangère du fait que sur mon lieu de travail, cette notion ne recouvre pas l’usage en vigueur à la MECS).
L’idée m’est venue lors d’une discussion avec un pensionnaire autour du café sur le fait qu’il n’était jamais allé à la montagne en hiver. L’idée alors d’aller passer une semaine en hiver à la montagne était née. Cela permettait de créer du rêve au sein du groupe de pensionnaires et fixait comme objectif de réussir à réaliser ce rêve. Un élément important est le fait que je pratique régulièrement des sports de glisse en montagne et que j’aime faire partager cette passion. Il est plus facile de donner envie et de construire un projet pour une activité que l’on pratique et que l’on aime. Il m’aurait paru difficile de proposer une semaine de planche à voile, sport que je ne pratique pas et qui ne m’attire pas.
L’association régionale des infirmes moteurs d’origine cérébrale du Béarn est née de l’initiative de parents. Elle s’est crée conformément aux dispositions de la loi du 1er Juillet 1901. Elle fût déclarée à la préfecture des Pyrénées Atlantique en Juillet 1974. Elle est affiliée à différentes associations telle que l’association nationale des infirmes moteurs cérébraux ou encore à L’UNAFTC (Union nationale des familles de traumatisés crâniens). L’association regroupe des personnes infirmes motrices cérébrales, polyhandicapées, atteintes d’un traumatisme crânien, leurs proches, des parents et toutes les personnes concernées par le handicap moteur.
L’hôpital de jour « La Marelle » créé en 1990, accueille 15 enfants âgés de 3 à 12 ans. Ces enfants présentent en majorité des troubles de la personnalité et/ou du comportement relevant souvent d’une structure psychique à versant psychotique ( psychose précoce, psychose de la seconde enfance, dysharmonie évolutive ). La Marelle accueille également des enfants autistes ; c’est-à-dire ayant développé la forme la plus grave des psychoses infantiles.
Pourquoi s’intéresser à la toxicomanie, et plus particulièrement aux toxicomanes… La réponse politique est claire, parce qu’ils représentent un danger, un danger social, la délinquance, et un danger sanitaire, au travers de l’épidémie de SIDA, et des hépatites. En entrant en formation, mon approche de la toxicomanie considérait déjà le toxicomane comme individu, de droit, social,…, et j’avais déjà totalement intégré la nécessité sociale du traitement sanitaire de la toxicomanie. Quoi de plus normal alors, en tant qu’éducateur spécialisé de chercher à intervenir auprès d’un public toxicomane très précarisé, exclus d’un processus de soins et dans une condition sanitaire inquiétante. C’est ce que j’ai pu faire lors d’un stage de neuf mois, dans le dix-huitième arrondissement de Paris.
Le recueil de données, établi à la suite de ce premier stage d’observation, m’a permis de poser clairement un cadre institutionnel, des missions et obligations ainsi que la place respective des professionnels et des usagers. Ces diverses informations, spécifiques à l’institution qui m’a accueillie, sont en réalité la base de toute la réflexion qui va suivre.
Depuis mon entrée en formation et par le biais de mes multiples expériences dans l’animation, je suis intéressé par les adolescents en difficulté. Il est clair que je ne suis qu’à l’aurore de ma formation mais déjà, j’ai choisi d’investir mon parcours au travers de ce public. Ce stage a été très important pour moi car il allait confirmer ou non ma motivation et mon enthousiasme à travailler dans le secteur de l’inadaptation sociale. Il a été une transition inévitable qui m’a permis de prendre contact de façon plus pragmatique avec le public adolescent.
C’est la Protection Judiciaire de la Jeunesse qui est à l’origine de ce type de structure. Au début, les CER s’appelaient : Les Unités d’Encadrement Educatif Renforcé (UEER), créées dans le cadre de la Loi du 14 novembre 1996 concernant « Le Pacte de relance pour la ville ». Ces nouvelles structures (expérimentales) ont pour fonction, la prise en charge des mineurs délinquants multirécidivistes, relative à l’Ordonnance du 2 février 1945. Elles se définissent comme étant « le chaînon manquant » entre le foyer d’hébergement « classique » et la prison.
1- Historique . L’ASSFaM est une association privée de type loi 1901 qui a une mission de service public. Elle est admise au sein du Comité Français des Organisations non gouvernementales. Suite à des mouvements migratoires France / Algérie dans les années 1950, l’Etat considère que les services sociaux sont peu préparés à traiter les problèmes que rencontrent les travailleurs et leurs familles venus en grand nombre du Maghreb.
Dans le cadre du premier stage de découverte de ma formation, j'ai été accueillie par la Maison Perce-Neige d'Ogeu, qui est située dans les Pyrénées-Atlantiques, à mi-chemin entre Pau et Oloron. Cette structure, visible en annexe (cf: plaquette) reçoit depuis dix huit ans des personnes adultes handicapées, déficientes intellectuelles profondes, névrotiques, psychotiques, trisomiques ou schizophrènes. Nous la devons à l'acteur Lino Ventura, qui, sensibilisé au problème du handicap par la naissance de sa fille déficiente mentale, a tout mis en oeuvre pour offrir à ces personnes, à travers toute la France ,des établissements capables de les accueillir dans le respect et la volonté d'évoluer.
Les services sociaux de la Croix-Rouge, délégation de Marseille, fonctionnent grâce à une équipe d'une centaine de bénévoles, répartis sur des actions différentes. A quelques exceptions prés (environ 5 personnes), on ne trouve pas de salariés dans les services sociaux de la Croix-Rouge. Les relations entre le bénévole et l'usager m'ont beaucoup interrogés: le temps que le bénévole consacre, son approche avec l'usager, l'intérêt qu'il y trouve, la vision de l'usager concernant les bénévoles et leurs actions … autant de questions que je me suis posée et qui nécessite selon moi un approfondissement.
Jusqu’en 1924, c’est un quartier de l’hôpital des enfants qui servait de Foyer. Le Conseil Général acquiert, en 1923, une propriété de neuf hectares sur laquelle sont implantées d’anciennes constructions : c’est le début du Foyer d’Eysinoff qui ouvre ses portes le 1er décembre 1924. Grâce à un don de M. Faget, Conseiller Général, les travaux de la construction de la pouponnière débutent en 1932. Il s’agit d’une première étape vers une réalisation vaste et complète. Mais, survient la guerre : Eysinoff est occupé par les Allemands ; le Foyer trouve refuge à l’hôpital des enfants, dans une propriété louée au « pont de Langon », sur la route de Toulouse.
Qu’il est difficile de quitter le champ auquel on appartient depuis plusieurs années… L’idée de faire un stage dans un milieu différent de celui que l’on a l’habitude de fréquenter où l’on se sent à l’aise, pensant en connaître les moindres recoins, m’a tout d’abord effrayé. Cela fait cinq ans que je travaille auprès d’enfants polyhandicapés. Les stages que j’ai effectué m’ont permis d’acquérir et d’appréhender des outils dont je pourrais me servir tout au long de ma future vie professionnelle et j’éprouvais des réticences à comprendre l’intérêt de rester un mois dans une entreprise où l’accompagnement d’individus n’était pas l’objet du travail qu’il fallait fournir.

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