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Rapport de stage

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Les personnes bénéficiant de cet aménagement de peine, sont donc logées au sein d’un établissement où il n’y a aucun surveillant et aucune cellule. Choses tout à fait déroutantes pour eux, puisqu’ils sont « dehors » mais sans pour autant être libres, étant donné qu’ils sont toujours sous écrou, donc sous main de justice. Ils sont sensés, lors de leur séjour, établir et mener à bien un projet qui les mènera vers l’insertion ou la réinsertion, et ce, aidés de l’équipe éducative. En observant cette dite équipe, j’ai pu constater certains phénomènes de groupe et je vais donc tenter après une brève présentation de la structure, de l’équipe et de son fonctionnement, de développer les thèmes de l’illusion groupale et du leadership. Puis, dans une sorte de conclusion, je tenterai d’exposer ma réflexion quant à tout cela.
J'abordais ce stage avec quelques préjugés. C'est un univers que je ne connaissais pas et dont j'avais eu des échos pas toujours positifs. J'appréhendais donc ce stage mais en même temps j'étais curieuse de découvrir ce type de prise en charge de la PJJ notamment à travers le travail éducatif dans un lieu qui n'a rien d'éducatif! En effet l'incarcération n'est pas une sanction éducative; je restais donc sceptique et je trouvais que ce passage «obligé» par la case prison n’était peut-être pas la solution la mieux adaptée à des mineurs déjà bien abîmés par les aléas de la vie. Pourtant je suis bien consciente que l’incarcération est parfois incontournable pour des jeunes, en réponse à certains de leurs actes très graves.
J’ai effectué mon stage de découverte n°1 en I.T.E.P. (Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique) (décret n° 2005-11 du 6 janvier 2005). L’établissement a été crée pour recevoir des enfants présentant des troubles du comportement et de la conduite. Ils ont une intelligence « proche de la normale » et n’ont pas de pathologies. Il est essentiellement sollicité pour la prise en charge de garçons dont la pathologie s’exprime de la façon la plus insupportable et la moins supportée, par de très grandes difficultés à accepter les contraintes, ou apprécier les plaisirs d’une vie en société. Exclusifs ou tyranniques à l’égard des parents et des proches, ils présentent une absence totale de limites avec son cortège d’agressivité, de violence et d’échecs scolaires et relationnels.
J’ai choisi de centrer cet écrit sur le stage que j’ai effectué lors de ma première année de formation au sein d’un IMpro (Institut Médico-professionnel). Cette structure accueillait des adolescents autistes, sur une période donnée, dans une visée d’orientation vers le secteur adulte. De nombreux partenaires intervenaient dans l’accompagnement à l’entrée, à la sortie et au cours des cinq ans de prise en charge de l’établissement. L’ouverture sur l’extérieur faisait partie intégrante des objectifs de la structure, elle était encouragée et soutenue par le directeur et l’équipe pluridisciplinaire. Pourtant, les ateliers étaient toujours animés par les mêmes professionnels. Les « rencontres du champ médico-social et handicap mental » développées par le musée du Louvre proposaient différents ateliers animés par des professionnels, ayant des connaissances dans le champ du handicap, afin de faire découvrir ses collections à un nouveau public. Ce projet répondait donc à un besoin de diversité et de nouvelles rencontres dans l’accompagnement des jeunes.
Le SESSAD accompagne le développement des enfants, des adolescents et jeunes adultes accueillis au moyen d'une intervention ambulatoire interdisciplinaire. Cet accompagnement amène ces personnes à prendre conscience de leurs ressources, de leurs difficultés et à se mobiliser pour aller vers leur autonomie. Le SESSAD dispense des soins et des rééducations; il propose, lorsque cela s'avère possible et intéressant, un travail en réseau avec d'autres instances. Il favorise le maintien du lien des intéressés avec leur milieu familial et social. Le SESSAD promeut leur intégration dans les différents domaines de la vie, notamment en matière de formation générale et professionnelle. Il assure, à l'issue de l'accompagnement, un suivi de ces personnes pendant une période définie et renouvelable.
L’éducateur au sein d’une classe d’enfants, sur le plan pédagogique, accompagne l’institutrice spécialisée dans les cours dispensés : Français, Histoire, Mathématiques et techniques opératoires. L’éducateur propose un accompagnement et soutien scolaire, une aide lors des exercices et sert de lien entre l’institutrice et l’enfant. Durant mon stage, j’ai pu accompagner plus individuellement deux enfants en grande difficulté en techniques opératoires, avec un regard différent de celui de l’institutrice et une manière plus ludique de leur faire retenir les techniques importantes…
L’éducation à la sexualité des jeunes est encore taboue à notre époque malgré toutes les informations que peut se procurer un adolescent. L’éducation nationale la base seulement sur l’aspect biologique et la prévention des MST. Les parents la laissent souvent dans l’ombre par convenance, « c’est mon enfant, il n’a pas encore d’activité sexuelle». Mais la sexualité ne se résume-t-il qu’à l’acte sexuel ? Professionnel, pouvons- nous jouer un rôle dans cette construction.
Bénévolement, j’ai travaillé pendant cinq mois dans l’animation avec des jeunes handicapés mentaux dans le cadre d’un projet d’initiation à l’équitation. Suite à cette expérience, je me suis demandée : « En quoi et comment le cheval peut-il être un médiateur social et éducatif auprès d’un public en situation de handicap mental ? » Dans le développement qui suit, il parait important de définir la population avec laquelle ma réflexion se construira. Ainsi, seront abordées les raisons de l'utilisation du cheval avec des personnes en situation de handicap mental, se traduisant « par des difficultés plus ou moins importantes de réflexion, de conceptualisation, de communication et de décisions. Ces difficultés doivent être compensées par un accompagnement humain, permanent et évolutif, adapté à l'état et à la situation de la personne. »
Ayant beaucoup apprécié l’ouvrage Asiles d’Erving Goffman et ayant réalisé mon premier stage au métier d’Educateur Spécialisé en hôpital psychiatrique, j’ai pensé qu’il était intéressant de travailler sur le rôle et la place de l’Educateur Spécialisé en institution totalitaire. L’hôpital psychiatrique est en effet une ville dans la ville. Nombreux patients y passent une grande partie de leur vie, voire toute leur vie. La forme de l’hôpital psychiatrique est donc adaptée pour leur permettre de vivre, autrement que par le soin, qui est la fonction principale d’un hôpital général. Dans un premier temps, je vais présenter l’hôpital psychiatrique Barthélémy Durand dans lequel j’ai réalisé mon stage. Dans un second temps nous nous intéresserons aux institutions totalitaires, en m’appuyant sur Goffman. Puis, nous parlerons des adaptations primaires et secondaires. Et enfin, nous aborderons les carrières morales et interactions.
Deux éducatrices animent un Atelier Recherche Emploi, appelé ARE, au sein du Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) où j’effectue mon stage. Cet atelier permet aux familles hébergées au CHRS de bénéficier d’un accompagnement dans leur recherche d’emploi. L’ARE constitue une sorte d’intermédiaire, de pont entre la personne et l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) par exemple. Lors de cet accompagnement, les éducatrices aident les personnes à élaborer un projet professionnel, si nécessaire, des Curriculum Vitae, lettres de motivation, font des simulations d’entretiens d’embauche, prospectent des annonces sur internet… Le public accueilli est le plus souvent féminin et étranger. Certaines personnes n’ont pas accès à l’informatique, ce qui constitue un obstacle à la recherche d’emploi. Les deux éducatrices référentes de l’ARE ont évalué le besoin et aussi les demandes des familles d’un soutien informatique.
La déficience intellectuelle a d’abord été perçue comme étant infligée par Dieu à cause de fautes commises. Dans la Grèce et la Rome Antiques, l’exclusion sociale était violente : ces personnes étaient fréquemment abandonnées et réduites à la prostitution ou à l’esclavage.1 Après avoir été qualifiées de « faibles d’esprit », d’ « anormaux de la raison », le terme de « débiles » est utilisé au XIXème siècle. Les associations de parents qui se sont développées entre 1950 et 1960 ont joué un rôle très important. Elles son devenues de véritables groupes de pression et les interlocuteurs des pouvoirs publics. Elle luttent pour le maintien de leur enfant en milieu naturel, leur intégration sociale et le développement de leur potentiel dans le respect de la différence
J’ai beaucoup travaillé auprès des travailleurs sociaux de la cellule OEV. Afin de contextualiser les missions de l’équipe, il faut savoir que la pandémie de sida continue de progresser, notamment en Afrique Subsaharienne, où vivent environ 30% des personnes infectées dans le monde, alors que cette région comprend moins de 2% de la population mondiale1 (cf bibliographie page 12). Le Burkina Faso présente un taux de séroprévalence (taux de personnes porteuses du VIH/SIDA par rapport à l’ensemble de la population) de 2% et se place parmi les pays les moins avancés selon l’Indice de Développement Humain - indice calculé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (P.N.U.D.) qui permet l’établissement d’un classement annuel des pays, il prend en compte l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’instruction et le P.I.B. réel par habitant – (174ème rang sur 177)
C’est un jeune homme plutôt discret, il a une personnalité complexe et inflexible. Marc ne supporte pas la frustration et l’autorité. On décèle une carence affective éducative maternelle en effet derrière cette apparente sureté il cache une grande fragilité. Sur le groupe Marc a parfois tendance à étaler son « savoir » de manière nonchalante, ce qui peut créer des conflits avec les autres. Ses difficultés sont aussi de pouvoir rester à l’écart des « dérapages » du groupe, de contenir ses oppositions parfois violentes à l’égard de l’adulte et de se protéger de l’excitation ambiante. Marc peut être dans deux mouvements différents l’apaisement ou l’excitation. Marc soufre de Trouble du comportement1, avant son entrée à l’ITEP en septembre 2007 il a été déjà suivit depuis 8 ans par un Centre médico- psychologique. Il a eu une scolarité « ordinaire » jusqu’en 5ème cependant avec des difficultés de relation avec les enseignants et les élèves, des problèmes de concentration et de lenteur.
Les quatre grandes déficiences accueillies dans l’établissement sont les lésions cérébrales, les lésions médullaires et neuromusculaires, les lésions ostéo-articulaires et les étiologies inclassables. Une lésion cérébrale est une lésion qui touche le cerveau. En général, il s'agit d'une destruction plus ou moins étendue du tissu nerveux entraînant un déficit dans la perception, des divers processus mentaux allant de la mémorisation, le raisonnement, les émotions, le langage (la cognition), la sensibilité et de la motricité. Pour certaines personnes cérébraux lésées, la déficience est visible au premier regard, conséquence d’éléments distinctifs (fauteuil roulant, canne, béquilles, cicatrices…) pour d’autres au contraire, le handicap est pour l’essentiel invisible car relevant du champ cognitif (difficultés de mémoire, d’attention, trouble de l’expression orale ou écrite, manques d’initiatives…) et comportemental (agressivité, dés inhibition…) Parmi les personnes cérébraux lésées, on retrouve également les traumatisés crâniens. Les traumatisés crâniens sont souvent les victimes d’accidents de la voie publique ou d’accidents domestiques.
Pendant trois mois, j’ai tenté d’atteindre les objectifs que je m’étais fixés : - Connaître le fonctionnement et les missions de l’établissement. - Connaître les problématiques des jeunes accueillis. - Analyser les différentes situations afin de pouvoir réagir de manière adaptée et ainsi garantir à chaque jeune un accompagnement individualisé - Mettre en place des projets, m’investir dans ceux déjà mis en place par l’équipe éducative. Apprendre à utiliser des supports adaptés et accessibles pour proposer des activités en fonction des demandes et du potentiel de chaque jeune. Aider ainsi les jeunes à développer leurs capacités et leur autonomie, à s’ouvrir sur l’extérieur et à leur procurer un certain bien-être.
Mon stage s'effectue au foyer de la Salanque à Villelongue de la Salanque. Cet établissement, accueille des adultes handicapés mentaux ou atteints d'une maladie mentale. Le travail de l’éducateur spécialisé en foyer d’hébergement pour adultes en situation de handicap consiste à accompagner les personnes accueillies dans leur vie quotidienne avec des objectifs précis que peuvent être l’autonomie ou encore la préservation du bien-être. Ces deux axes visés constituent les piliers du projet éducatif de l’établissement dans lequel je suis en stage et qui serviront de point d’appui à la réflexion menée pour ma problématique.
L’exercice du métier d’éducateur spécialisé s’inscrit dans différents cadres juridiques. Aussi, l’éducateur se doit d’une part de posséder certaines connaissances juridiques et d’autre part de savoir les utiliser. L’étude de cas juridique doit mettre en avant l’ensemble des aspects juridiques qui peuvent être liés à une situation éducative. Pour cette étude de cas juridique, j’ai choisi une expérience éducative observée lors de mon stage de deuxième année, qui m’a beaucoup questionné. Elle concerne un usager. La situation vécue par ce dernier amène à prendre en compte la loi et les règlements administratifs dans l’accompagnement de la personne. Tout d’abord, je vais faire une présentation de la situation, ensuite je dégagerai l’ensemble des règles de droit concernant la situation, et pour finir il en résultera une proposition d’accompagnement éducatif de l’usager.
J’ai effectué mon stage court de deuxième année au sein de l’association sénégalaise « L’Empire des enfants » du 22 septembre 2008 au 16 janvier 2009. Cet établissement, ouvert en 2003, est un centre d'accueil d'urgence dont le but est de venir en aide aux enfants en difficulté vivant dans la rue. Dans un premier temps, je vous présenterai la structure ainsi que ses partenaires, après en avoir définit les termes. Il est important de souligner que la notion de partenariat est assez récente au Sénégal et, bien que certains réseaux soient mis en place dans le secteur médicosocial du pays, ils ne correspondent pas à l'identique aux définitions occidentales que nous en avons, ce que je développerai plus loin. Par la suite, je m'attacherai à vous décrire une action que j'ai menée dans l'objectif de construire un partenariat en tenant compte du contexte particulier de ce pays d’Afrique. Mon analyse de cette action me permettra de mettre en évidence les apports et limites d’un tel projet. Je terminerai sur ce que j'ai pu tirer de cette expérience et comment j’envisage aujourd’hui le partenariat en travail social.
Le burnout affecte généralement les professionnels impliqués dans des relations interpersonnelles (notamment dans les relations d'aide), les cadres qui assument la responsabilité de ressources humaines et les personnes qui poursuivent des objectifs difficiles à atteindre. Mais nous verrons qu'à ce jour, ce phénomène se répand dans toutes les catégories socio-professionnelles. En effet, j'ai pu observer ce processus au cours de mes diverses expériences professionnelles et de mon stage en ITEP1. Je me suis donc posé beaucoup de questions à ce sujet : est-il possible d'être usé en début de carrière? Existe-t-il des moyens de faire face à cette usure? À quoi cela est-il dû? Quels sont les premiers signes d'épuisement?... Pour répondre à l'ensemble de ces questions, j'ai réalisé une enquête que j'ai diffusé auprès de 50 professionnels du milieu scolaire, médico-social et de l'animation.
J’ai travaillé en tant qu’éducatrice au foyer de D., un établissement accueillant des personnes adultes handicapées mentales. Certains résidants ont des modes de relation aux autres très particuliers. Ils sont probablement liés à leurs pathologies, à leurs difficultés d’être. Ainsi, David se parle à lui-même, il me parait intouchable. Il m’ignore comme si il n’avait pas conscience de mon existence. Jean lui, me fait peur et refuse tout contact avec moi. Si je l’approche, il s’éloigne en disant : « Ah ces femmes, ces femmes, cette Sandra. » Quant à Marie, elle me « colle » en permanence et me suit partout, me regardant avec béatitude. J’ai parfois la sensation d’être confrontée à un vide, de ne plus pouvoir penser face aux résidants. Je me sens alors impuissante, mal à l’aise. Il m’arrive également d’avoir de la difficulté à me sentir différenciée d’eux. Je suis alors envahie par la confusion. Dans ma pratique au foyer, je dois me positionner face aux résidants. Je me suis donc interrogée sur notre relation, qui est souvent sous le signe du trop ou du trop peu de contact, de lien.

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