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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Ce fil qui nous relie... L'éducateur spécialisé et l'axe éducatif en pédopsychiatrie.

Ce fil qui nous relie... L'éducateur spécialisé et l'axe éducatif en pédopsychiatrie.

La question de la multiplicité des intervenants se pose donc ainsi que celle de la spécificité de ces interventions et surtout celle du bénéfice que pourra en retirer l’enfant pour accéder à un mieux être et atténuer ses souffrances psychiques. L’éducatif et le soin ont leur propre champ d’intervention, mais quel est le rôle de l’éducateur intégré à une équipe soignante ayant la charge des enfants en souffrance psychique? Mon sujet d’étude est centré sur l’enfant dans une prise en charge pluriaxiale ayant un axe éducatif. Pour Michel LEMAY, Parmi les différents praticiens s’occupant de jeunes en difficultés sociales, mentales ou physiques, l’éducateur se caractérise par la possibilité de partager des périodes de vie avec des enfants ou un groupe d’enfants, afin de les aider à mieux se situer par rapport à eux-mêmes. Cette réflexion a, pour l’éducateur en devenir que je suis, toute son importance puisqu’elle indique le rôle de l’éducateur spécialisé sans restriction de lieu ni de personnes à charges, en y incluant la possibilité de travailler dans un milieu où se côtoient différents praticiens pour le mieux être de l’usager.

Problématique Mon questionnement se résume ainsi: Quelle est la nature de l’axe éducatif dans une prise en charge pédopsychiatrique pluriaxiale? Philippe GENDREAU parle de l’éducateur comme thérapeute dans et par l’événement quotidien . Il s’agit pour moi d’observer un enfant dans sa prise en charge quotidienne dans différents services employant des éducateurs spécialisés et ainsi d’évaluer le travail de lien qui s’opère autour de lui et pour lui. A travers les actes de la vie quotidienne, l’éducateur tente de faire intégrer à l’enfant l’acquisition de comportements sociaux en vue d’une meilleure autonomisation et socialisation de ce dernier. Le risque majeur, dans une prise en charge pluriaxiale à plusieurs partenaires est le manque de coordination entre les différentes structures, ce qui peut favoriser l’éclatement du sujet et sa dispersion dans le panel des suivis. Hypothèse de travail L’éducateur spécialisé est peut être un médiateur quant à la prise en charge pluriaxiale d’un enfant en pédopsychiatrie. A partir de là, je propose l’hypothèse suivante: Médiateur, dans son sens commun, fait référence à une personne indépendante qui s’entremet pour faciliter un accord entre deux partis ou personnes adverses, opposées .

J’utilise volontairement ce terme, non pas pour trouver des solutions face à des litiges, mais plus en corrélation avec le travail de liaison psychiatrique afin d’aider l’enfant à créer plus de lien avec ce qui l’entoure tant au niveau des lieux de vie que des personnes. Etant donné qu’une éducatrice s’occupe déjà du travail de liaison psychiatrique avec la DPEFS, j’oriente volontairement mon sujet d’étude sur un axe de liaison psychiatrique non développé: le médico-social (IMP-SESSAD) Mon sujet d’étude sera alors traité en trois parties: La première sera consacrée au cadre dans lequel j’interviens; un rappel de ce qu’est la psychiatrie infanto juvénile, ainsi que la présentation du secteur EST. La deuxième sera quant à elle réservée à la présentation clinique des enfants que j’accompagne pour mon étude, et leur inscription dans les différentes institutions qui les ont en charge. La troisième partie portera sur la dimension éducative puisque je traiterai du rôle et de l’axe éducatif dans une prise en charge pédopsychiatrique multipartenariale, ainsi que des perspectives professionnelles dans un tel champs d’action. Outre le fait d’intervenir sur les différentes structures, tant au niveau des ateliers et activités que des réunions et synthèses pour les enfants, j’ai entrepris un travail d’enquête afin de mieux discerner les points communs dans l’axe éducatif, les spécificités des différentes structures, mais également les attentes des différents partenaires dans un travail d’articulation pédopsychiatrie/médico-social.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

La création comme outils de médiation, favoriser le bien être et l’épanouissement de l’enfant en souffrance psychique ?

C’est en me questionnant sur ma pratique et en observant les bienfaits de ces espaces de médiation que j’ai été amenée à poser le questionnement suivant : - Comment l'éducateur spécialisé au sein d'une unité psychiatrique peut-il être soutenant auprès d'enfants souffrant de troubles de la communication et/ou du comportement - L’éducateur spécialisé exerçant au sein d’une unité psychiatrique peut-il, en utilisant un atelier de médiation comme préalable aider un enfant en souffrance psychique à retrouver ou découvrir des principes essentiels à la communication avec autrui ? Le cadre d’une activité comme médiation peut-il être suffisamment contenant pour permettre à l'enfant en souffrance psychique de prendre conscience de ses difficultés et de lui permettre d'y remédier pour atteindre les objectifs d'un projet ? - Cet espace de médiation avec pour support la créativité peut-il favoriser l'épanouissement et le bien-être d'un enfant en souffrance psychique ? L’éducateur spécialisé exerçant au sein d’une unité psychiatrique peut il, en utilisant la création comme outils de médiation, favoriser le bien être et l’épanouissement de l’enfant en souffrance psychique ?

Afin d’y répondre, j'ai émis l’hypothèse suivante : La souffrance psychique vécue par certains enfants hospitalisés au sein de l’unité psychiatrique se traduit parfois par des difficultés d’expression et de communication. Celles-ci rendent difficile le contrôle de leurs émotions et la représentation qu’ils ont d’eux même et entravent gravement leurs capacités à créer des liens sociaux. La mise en place d'un atelier de médiation avec des objectifs préétablis, clairement identifiés par l'enfant ainsi qu'un cadre contenant lui permet d'accéder à une construction ou une restauration de la communication. De plus, la création permet à l’enfant en souffrance psychique d’exprimer ses émotions, de les mettre au service de cette atout afin de mieux les contrôler. L'activité comme médiation avec pour thématique la création permet à l'enfant en souffrance de mettre en lumière des capacités et de les valoriser.

Cette prise de conscience de ses potentiels est très importante pour favoriser son mieux-être et son épanouissement personnel. Afin de vérifier cette hypothèse de travail, j’ai donc souhaité mettre en place une activité de création autour d'une prise en charge éducative de deux enfants souffrant de troubles du comportement. Je leur ai proposé de travailler autour de la création d’une bande dessinée photographiée. De façon à mieux saisir le cadre de l’action éducative, je présenterai dans une première partie l'unité psychiatrique où j'ai effectué mon stage, les différents troubles des enfants accueillis et enfin la fonction éducative auprès d’eux. Ensuite, je tenterai de définir dans une deuxième partie, la notion de médiation et d’identifier ses différentes utilisations au sein de l'unité psychiatrique ainsi que ses limites. Enfin ma dernière partie portera sur l’élaboration, la réalisation ainsi que l’évaluation de mon projet autour de la création d’une bande dessinée photographiée comme support de médiation.

Autonomie, handicap et estime de soi ?

L’objet de cette recherche s’articule autour d’un questionnement posant le développement de l’autonomie de ces personnes de manière problématique. Par ailleurs ces difficultés interrogent tout professionnel soucieux d’accompagner ces personnes dans le développement de toutes leurs potentialités. J’ai donc recherché des difficultés susceptibles d’entraver le développement de l’autonomie pour la personne et plus particulièrement handicapée, la capacité à être sujet puis le développement de sa propre reconnaissance et celle des autres, de son identité personnelle. Autant de thèmes (autonomie, image de soi, handicap, personne handicapée, confiance en soi, identité, reconnaissance…) et de définitions liées à cette problématique qu’il m’a fallu saisir et articuler à mon questionnement de départ. Ce travail a consisté à essayer d’expliquer ces situations concrètes d’une part, par l’élaboration d’une recherche théorique et d’autre part en interrogeant les personnes considérées en difficulté, par la méthode des «entretiens ». En même temps, ce travail m’a permis d’interroger le sens d’un travail éducatif avec des adultes handicapés afin d’envisager à terme une posture professionnelle cohérente en tant que future éducatrice spécialisée.

La représentation sociale de la personne handicapée mentale comme obstacle à son intégration

Avant mon entrée en formation, j’ai pu faire le constat que le handicap mental fait peur. Les gens, en général, ne connaissent pas de personnes handicapées et s’en font des représentations souvent fausses : représentation de personnes violentes, incapable de se contrôler et dangereuses pour leur entourage. Lors des mes premières expériences professionnelles, avant de rentrer en formation, c’est à dire lors de séjours de vacances pour adultes handicapés mentaux, j’ai pu affirmer ce constat : refus d’un groupe dans des lieux municipaux (piscine, camping…) à cause de leurs handicaps (pourtant légers) ; réflexions de clients ou de vendeurs dans des magasins, etc. Même en formation, avec des professionnels de l’éducation, cette crainte existe parfois. Ces réactions peuvent nous amener à nous demander si les personnes handicapées mentales sont considérées comme des êtres humains. Ce constat, me semble-t-il, pose question quant à l’intégration des personnes adultes handicapées dans notre société. Pourtant n’est-ce pas une des fonctions de l’éducateur ? Comment et pourquoi la population a cette vision de la personne handicapée mentale ? Qu’est-il fait aujourd’hui pour “briser” ces représentations ? Et nous, travailleurs sociaux, que pouvons-nous faire ? Je traiterai ces questions en m’attachant, dans un premier temps, à expliquer, à mon sens, les causes des images que peuvent avoir les gens et les conséquences qui en résultent pour les personnes handicapées. Je reviendrai ensuite sur la notion de handicap et notamment celle du handicap mental, car si je pense que l’ensemble des constats peut se généraliser aux différents handicaps, mon expérience et les observations que j’ai pu effectuer se situent essentiellement dans le domaine du handicap mental. Enfin, j’expliquerai ce qu’est, pour moi, un éducateur spécialisé avant de faire des propositions qui, à mon sens, devraient permettre de “briser” les représentations et ainsi laisser aux personnes handicapées la possibilité de s’intégrer.

L'humour au bout des doigts : l'humour comme outil éducatif

J’ai effectué mon stage à responsabilité éducative au sein d’un Institut de Jeunes Sourds (IJS) à S-E. Le stage s’inscrivait dans mon projet de formation, à savoir, la perspective de travailler auprès de jeunes sourds. En effet, mes expériences antérieures m’ont amenée à travailler auprès de ce public. J’ai d’ailleurs appris la Langue des Signes Française (LSF) afin de me doter d’un outil qui me paraissait essentiel pour un éducateur, communiquer avec les jeunes. Lors de ce stage, j’ai pu constater qu’il était parfois difficile d’entrer en communication avec certains jeunes malgré la maîtrise de la LSF. A ce propos, j’ai été confrontée à certaines situations qui m’ont mise en difficulté, notamment avec deux adolescentes.

Dès mon arrivée en stage, j’ai rencontré une situation difficile avec une jeune fille âgée de 16 ans, Claire. Lorsque je lui demandais d’aller dans sa chambre, pour travailler, elle se sentait agressée. Elle se mettait à crier, disait qu’elle en avait marre de l’IJS. Puis elle rentrait dans sa chambre en claquant violemment la porte. Je pouvais l’entendre taper contre les murs, tellement elle était énervée. Chaque fois que je lui demandais de faire quelque chose, cela finissait par un conflit. Quant à Mathilde, la communication était presque inexistante. Je rencontrais effectivement des difficultés tenant plus de la relation. Lorsque je tentais d’entamer une discussion avec elle, soit elle fuyait, soit elle détournait le regard, le moyen de couper la communication. J’avais l ‘impression de ne pas exister à ses yeux. Je n’arrivais pas à parler avec elle. Cette situation était très difficile : je me sentais maladroite dans ma façon d’agir. En observant les éducateurs et les jeunes, je me suis aperçue que l’humour tenait une place importante dans leurs relations.

Cependant, je remarquais une distinction entre l’utilisation de l’humour par les éducateurs entendants et les éducateurs sourds. En effet, Les éducateurs entendants utilisaient un humour auquel les jeunes étaient plus ou moins réceptifs selon la forme d’humour employé. Les éducateurs sourds, en revanche, faisaient usage d’une autre forme d’humour auquelle les jeunes sourds étaient plus perméables. D’ailleurs, les jeunes utilisaient la même forme d’humour entre eux. Ce n’est pas le même humour. On distingue donc deux humours, l’humour sourd et l’humour entendant.

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