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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Le jeu comme médiation éducative

Le jeu comme médiation éducative

Le jeu est une activité qui intègre la dimension sociale, interactive ,et contribue au développement de l’enfant. De nombreux pédagogue ont venté les mérites du jeu et ses effets sur l’apprentissage.

Donal WINNICOT en fait partie. Une de ces citations en particulier m’a éclairé sur l’importance du jeu : "C’est en jouant et seulement, que l’individu enfant ou adulte est capable d’être créatif et d’utiliser sa personnalité tout entière .C’est seulement en étant créatif que l’individu découvre le soi "

Ces propos illustrent bien le fait que le jeu nous renvoie au plus profond de nous même. Il nécessite d'utiliser tous nos sens mais aussi développe notre imagination. Il nous oblige à réfléchir à une stratégie pour trouver la solution. Le jeu fait émerger des émotions . Je l'ai moi-même expérimenté durant cette semaine technique. C’est un cheminement intérieur souvent spontané qui permet de puiser en nous, toutes les capacités possibles pour répondre aux exigences du jeu et rivaliser avec l’autre.

Il suffit d’observer la joie que peut manifester un enfant lorsqu’il arrive à résoudre un puzzle ou réussir un jeu de mémoire (retrouver deux cartes identiques comme le Memory par exemple). Il se sent fier de lui, il a découvert une " stratégie" qu’il ne soupçonnait pas, et qu’il pourra réitérer dans son quotidien hors du cadre de l’activité jeu.

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. 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Formation longue à l’Approche Systémique et Thérapie Familiale.
Je travaille en foyer d’accueil médicalisé depuis plus de quatre ans. Les personnes que j’accompagne en tant qu’éducateur spécialisé sont porteuses d’un handicap mental profond, qui associe souvent déficience intellectuelle et pathologie mentale diagnostiquée dans les toutes premières années de la vie. Les dossiers indiquent souvent : « déficience mentale des suites de psychose infantile » ; on peut aussi lire parfois les mots « troubles autistiques ». Ce ne sont que des mots posés par des médecins dans l’exercice de leur fonction. C’est tout du moins le choix de lecture que je fais, car dans ma curiosité à l’origine de mon métier d’éducateur, c’est ce qui prévaut : n’importe quel diagnostic posé ne saurait prédire la manière dont je vais rencontrer ces personnes, êtres humains faits tout comme moi de chair et de sang.

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