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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Partenariat et réseau : IME et Association d'Action Sanitaire et Sociale

Partenariat et réseau : IME et Association d'Action Sanitaire et Sociale Dans le domaine du social, le travail en partenariat et réseau sont apparus d'après les lois de décentralisation en 1983 puis révisées en 2004. Les travailleurs sociaux sont confrontés à des problématiques familiales ou professionnelles de plus en plus complexes et les dispositifs d'actions sociales requièrent de nombreux acteurs du secteur public et de la société civile. Ce travail de collaboration complexe a nécessité d'unir les forces : il s'agit de mutualiser les compétences, d'unir les ressources et les efforts afin d'assurer une qualité d'accompagnement vis-à-vis de l'usager. Ce n'est qu'à partir de la loi du 2 janvier 2002, rénovant l'action sociale et médico-sociale qui indique dans son article 21 que, "Favoriser la coordination, la complémentarité, garantir la continuité des prises en charge et de l'accompagnement dans le cadre de réseaux sociaux et médico-sociaux coordonnés" que se créé "une plus grande coopération entre établissements et services". On a alors vu la création de plusieurs outils : les conventions, les syndicats inter-établissements, les groupements (GIE, GIP), les Groupements de Coopération Sociale et Médico-sociale (GCSMS), les regroupements et les fusions. Le GCSMS, issu du sanitaire est fortement encouragé aujourd'hui par la direction générale des affaires sociales (DGAS) qui y voit la nécessité pour les établissements de développer des mutualisations de leurs moyens et de leurs ressources, de rendre plus efficace leurs modes de collaboration et d'évoluer vers un décloisonnement entre le secteur social et le secteur médico-social. Les missions des groupements sont élargies dans l'article 94 de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, modifiant ainsi le Code de l'action sociale et des familles. Lors de mon parcours de formation pour obtenir le diplôme d'éducatrice spécialisée, il m'est demandé d'élaborer un dossier contribuant à la validation du DC4 « Implication dans les dynamiques partenariales, institutionnelles et inter-institutionnelles » en lien avec mon stage « à responsabilité ». Au travers de ce dossier, je compte démontrer les complexités du travail en partenariat et en réseau, ainsi que sa mise en œuvre. Je compte, dans un premier temps présenter mon lieu de stage et son territoire. Redéfinir les notions de partenariat et de réseau afin de démontrer leurs complémentarités dans le travail social. Enfin, montrer les complexités de l'élaboration d'un partenariat, ses enjeux et son évaluation.
Catégorie: Rapport de stage Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Le foyer d'accueil d'urgence
Le Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale Riquet est un établissement encore jeune. Non seulement sa création est récente (1999), mais ses missions et le travail éducatif sur le mode d'un hébergement d'urgence, avec le public qu'il accueille en priorité, étaient, il y a peu de temps, rares et fortement teintés d'expérimentation. En effet, encore aujourd'hui l'accueil et le soutien aux personnes les plus exclues, les plus marginalisées, doivent beaucoup à la volonté d'associations caritatives et humanitaires. Le bénévolat y occupe une grande place. Depuis la mobilisation de l'abbé Pierre en 1954 avec Emmaüs , soutenue plus tard par celle de Coluche avec les restos du cœur , puis encore cet hiver par les enfants de Don Quichotte ,l’accueil hivernal est encore aujourd'hui le prétexte à la mise en place d'un dispositif d'hébergement d'urgence. Une mise à l'abri des plus démunis qui ne vise essentiellement que la survie grâce à la bienveillance et aux dons de la société civile.
L’Itep et l’ouverture sur le milieu scolaire ordinaire
Tout d’abord, on peut noter que le travail entre l’ITEP et cette école de secteur tient d’un travail de coopération de longue date. En effet leur proximité sur le territoire permet à l’école et à l’ITEP de s’organiser facilement pour des rencontres entre professionnels pour faire des bilans de leur coopération de manière générale, mais aussi de mettre en place facilement les réunions d’Equipe de Suivi de Formation. Cela a permis de rendre compte de la réactivité des acteurs de secteurs par rapport à Raphaël. Cette relation régulière permet des avantages par rapport à la souplesse et à l’organisation de temps scolaires adaptés aux besoins de Raphaël. On peut aussi mettre en avant que l’ITEP a répondu positivement aux demandes des parents et de l’enfant, ce qui respecte le cadre légal apporté par la loi de 2002-2, respecte le droit des usagers et favorise l’enfant à se tourner vers l’extérieur.

Les limites observées : Cependant les circonstances de cette inclusion immédiate ont eu des conséquences sur le fonctionnement de l’ITEP. Tout d’abord, par manque de moyens de transport un éducateur doit aller chercher Raphael dans son école, il manque donc un éducateur durant une courte période sur l’ITEP. Cependant les matinées sont les moments où les enseignants procurent leur cours aux enfants de l’institution et ces moments sont toujours source d’angoisse pour certains enfants qui peuvent être accueillis par des éducateurs pour être apaisé. Les horaires de présence de Raphael à l’école de secteur se trouvent être les mêmes horaires qu’ont les professionnels thérapeutiques présents sur l’ITEP. Raphael ne pourra donc pas suivre une thérapie interne malgré la nécessité pour son suivi de rencontrer le pôle thérapeutique. De plus les parents de Raphael souhaitaient que celui-ci profite des temps de groupe (temps de repas, récréations,..) de l’école de secteur. Ce souhait parental se confronte à une réalité financière institutionnelle. Les ITEP sont financés par l’Agence Régionale de Santé par des prix de journée. C’est-à-dire qu’un ITEP est financé par des prix de journée. En effet, le budget annuel d’un ITEP est calculé aux prix de journée, pour calculer le prix de journée on définit les coûts des charges d’un enfant sur une journée ainsi que le nombre de journées prévisionnelles. Cela dit chaque absence d’un enfant doit être justifiée à la fin de l’année à l’ARS sinon cette journée sera déduite du budget de l’année suivante. L’ITEP ne peut donc pas se permettre de ne pas faire participer Raphael au moment fort de la journée, comme le repas, sous peine de voir son budget réduit l’année suivante.
Les risques et les atouts des médias dans la relation éducative
Durant mes deux années de formation, j’ai effectué deux stages dans des champs d’intervention bien différents. En effet, lors de mon premier stage, j’ai intégré une MAS (Maison d’Accueil Spécialisée) qui accueille des adultes en situation de handicap. Et pour ma dernière année de formation, j’ai souhaité, avec quelques appréhensions, travailler dans une MECS (Maison d’Enfant à caractère sociale), auprès de préadolescents de 11 à 15 ans. Ces adolescents ont tous une situation familiale particulière qui a nécessité l’intervention du juge des enfants. Dès mon arrivée, les éducateurs m’ont fait faire le tour du service. Dans le hall d’entrée, trois jeunes, un ordinateur et un jeu vidéo. Je m’arrête, me présente, mais en vain, les yeux des jeunes restent rivés sur l’écran. Je continue et m’avance dans une pièce. Là, j’aperçois trois autres adolescents devant la télévision qui ne tournent même pas la tête pour me dire bonjour. Un accueil que je n’oublierai pas ! Une question me traverse alors : comment vais-je entrer en communication et en relation avec ces adolescents ? Ces quatorze semaines de stage risquent d’être très longues si les jeunes restent constamment devant tous ses écrans.

« Où sont les éducateurs ? » sont les principaux mots que m’adresse Laurène, une jeune fille de 14 ans. Cette adolescente sort peu et est très autonome au niveau scolaire. Elle n’a pas d’activité de loisirs le mercredi. Elle aime aller au cinéma mais surtout regarder la télévision. Une seule question : comment faire avec tous ces écrans qui la captent si facilement ? Comment vais-je pouvoir créer une relation avec elle ? Durant plusieurs jours, j’ai tenté d’entamer des discussions avec elle autour de nombreux sujets comme le collège par exemple. Mais aucun sujet ne suscite un dialogue. Une après midi, je me retrouve seule avec Laurène. Les éducateurs étaient partis en accompagnement avec d’autres jeunes. Le temps s’arrête. Pas un mot. Elle va dans le salon et s’installe devant la télévision. Je décide de la rejoindre et lui demande ce qu’elle regarde. Sa réponse fut simple et brève « Un téléfilm, chut. Je regarde. ». Dans le silence le plus complet, je m’assoie sur le canapé, à ses cotés. Seuls des éclats de rire viennent rompre le silence. Une fois le film terminé, je lui demande quel a été son moment préféré. Elle me répond et me renvoie la question. Le silence fut ainsi rompu. C’est à partir de cet instant que la relation a commencé à s’établir. Dans ce cas, la télévision m’a mise, au premier abord, en grande difficulté face à cette jeune fille. Mais j’ai su m’en saisir comme support à la relation. Auparavant, je n’aurais pas imaginé que la télévision, un média, puisse être un outil éducatif.
Rapport de stage dans un groupement d'interventions éducatives diversifiées
Or, j’ai constaté durant mon stage à P, que les jeunes durant leur placement sont très perturbés par leur propre souffrance et par leur problématique familiale, et de ce fait, ils s’approprient peu l’espace de vie mis à leur disposition par le foyer. C’est ainsi que l’idée de mettre en place une activité qui permettraient aux jeunes de mieux s’approprier l’espace de vie privé tel que leur chambre. A travers cette activité, ils pourront mieux adhérer à leur placement en créant quelque chose qui leur ait propre pour personnaliser ce lieu qu’est leur chambre. Bien que mon projet concerne tout le groupe mais je me concentrerai plus sur l’observation d’un jeune que nous appellerons X pour qui cette activité serait un moyen de mieux intégrer le placement.

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