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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Dossier travail en partenariat et réseau (DC4)

Dossier travail en partenariat et réseau (DC4) J’ai effectué mon stage d’Action Sociale et Développement (A.S.D.) en trinôme, au secteur prévention d’un C.C.A.A. , antenne départementale de l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (A.N.P.A.A.). Le stage, d’une durée de douze semaines, a pour objectif principal de développer un réseau et des activités en partenariat afin de contribuer à des pratiques de développement social territorialisé. Suite à des besoins constatés, un projet en partenariat doit être élaboré. Il doit s’inscrire dans une logique institutionnelle et territoriale, afin de construire une réponse avec les acteurs locaux. J’ai choisi d’axer ma démarche d’élaboration et de mise en œuvre d’un projet avec pour objectif de créer du contact avec des associations qui interviennent dans les quartiers de la ville de S*, ainsi qu’avec les jeunes qui y sont adhérents.

Rédiger ce dossier a été pour moi un moyen d’analyser le stage et la démarche que j’ai pu avoir, avec mon trinôme autour de ce projet. J’ai pu mener une réflexion sur l’intérêt et les limites du travail en partenariat et en réseau pour un éducateur spécialisé. Notre action a impulsé une dynamique à l’A.N.P.A.A. afin de continuer à élargir leur champ d’action, en créant de nouveaux partenariats comme le notre, ainsi que la volonté de poursuivre celui déjà engagé avec l’association C*, en fonction des moyens et des disponibilités de chacun. Cette expérience m’a permis d’approfondir mes connaissances en termes de diagnostic territorial, de méthodologie de projet, de travail en partenariat et en réseau. J’ai pu acquérir certaines connaissances concernant les addictions. J’ai aussi appris à élaborer un projet en lien avec les missions d’une institution, tout en l’inscrivant dans le cadre des politiques publiques d’un territoire.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Documents associés

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

Le droit est-il constamment présent dans la pratique professionnelle
La mission essentielle de l’éducateur est celle de l’insertion ou la réinsertion sociale. Or comme on l’a vu précédemment la société est basée sur des règles ou des normes qui définissent le droit. Le travailleur social est donc chargé d’inculquer à l’usager une certaine autonomie sociale. De plus, la relation éducative passe en règle générale par la confiance, l’écoute mais aussi le rappel à la loi et aux règles de vie en communauté. Il est la pour réguler les interactions des individus.
L'accueil des familles lors des visites en Maison d'Accueil spécialisée

« Les personnes polyhandicapées sont atteintes d’un handicap grave à expressions multiples chez lesquelles la déficience mentale sévère et la déficience motrice sont associées à la même cause entrainant une restriction extrême de l’autonomie » (circulaire n°86 du 6 mars 1986)

  La vocation première des Mas est de conserver aux personnes accueillies un minimum de capacité à vivre les actes de la vie quotidienne (toilette, habillage, repas…) dans le cadre d’une organisation structurée par unités de vie regroupant un faible nombre de résidents.

  Le travail des animateurs est donc très important et nécessite une stimulation des résidents à tout les instants de la journée et pour toutes les tâches de la vie quotidienne.

  Si le soutien des animateurs est très important, il ne faut pas négliger le rôle des parents et de la famille (pour ceux qui ont la chance d’avoir encore de la famille) dans l’accompagnement de ces personnes polyhandicapées.

  En effet le contact et les visites de la famille peuvent permettre de lutter contre la routine qui pourrait naître d’une vie trop répétitive, encadrée avec les contraintes et les risques de la vie en collectivité.

 J’ai constaté que pour ces derniers ainsi que pour leurs familles les conditions d’accueil lors des rencontres n’étaient pas toujours optimales et ne permettaient pas de créer une rupture avec le centre. En effet ces visites se font au sein du groupe au milieu des autres résidents et des animateurs. Cela entraine des contraintes aussi bien pour la famille, que pour les animateurs, que pour les résidents.

DTPR "Les initiatives citoyennes" en MECS
La réflexion qui m’a amené à vouloir établir un réseau de partenaires autour « d’actions citoyennes durant lesquelles les jeunes seraient acteurs », a cheminé longtemps dans mon esprit, mais c’est au début de ma troisième année d’apprentissage que le déclic est survenu. Pour l’anecdote, ce déclic a eu lieu lorsque, pour le suivi d’un jeune, je suis allé à la mairie de Meudon. Alors que je patientais dans le hall de celle-ci, j’ai surpris la conversation de trois mères de familles. Ces quadragénaires étaient choquées et exaspérées du comportement des jeunes accueillis au sein du Village Educatif Saint-Philippe, dans lequel se trouve la Maison d’Enfants à Caractère Sociale « Le Hameau » où je travaille. La crainte que ces mères éprouvaient pour leurs adolescents, m’a définitivement convaincu qu’il fallait que les jeunes de Saint Philippe cassent les préjugés et qu’en parallèle le village éducatif s’ouvre au reste des Meudonnais.

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