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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Dans quelle mesure l’affect peut-il servir d’outil à l’éducateur spécialisé dans la relation éducative ?

Dans quelle mesure l’affect peut-il servir d’outil à l’éducateur spécialisé dans la relation éducative ?

Lorsque j’ai commencé à chercher un sujet de mémoire, la question de la distance dans la relation éducative s’est imposée à moi. C’est un questionnement que j’avais avant d’entrer en formation et qui me tenait à coeur. En commençant à travailler sur ce sujet, j’ai essayé de comprendre ce qui m’interpellait réellement dans cette question. Je me suis rendue compte en tentant de faire un déroulement de ce questionnement au travers de mes trois années de formation et notamment des stages, que la notion d’affect ressortait. En fait, je pense que c’est la place des affects dans le travail de l’éducateur spécialisé qui est au centre de la question de la distance. Ces affects qui me semblaient, à mon arrivée en formation, être un handicap me semblent aujourd’hui être quelque chose de positif dont l’éducateur doit prendre conscience afin que cela devienne pour lui un outil de la relation éducative.

Pour effectuer ce travail, je suis partie du présupposé que l’éducateur n’était pas neutre dans sa relation à l’autre. Ma question était alors : dans quelle mesure l’affect peut-il servir d’outil à l’éducateur spécialisé ? En fait, comment peut-il gérer ce qu’il ressent pour éviter que la dimension affective de la relation ne devienne un obstacle mais soit plutôt une aide ? Comme nous avons pu le voir, la relation éducative résulte d’une rencontre. Cette rencontre va créer des liens entre la personne accueillie et l’éducateur. L’être humain est un être doté d’affects. Il est alors légitime que l’éducateur ressente des émotions face à un jeune ou une situation. Cela peut être d’ailleurs des émotions positives ou négatives.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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L'internat pour jeunes sourds : un lieu pour s'entendre ?

C’est tout naturellement que je suis entrée en formation d’éducateur spécialisé. Mes activités d’enfant et d’adolescente, l’éducation que j’ai reçue m’y ont conduite avec évidence. Ma famille m’a transmis une ouverture d’esprit certaine et surtout une grande curiosité du monde qui nous entoure et des gens qui y vivent. De nombreux voyages et des relations multi-culturelles m’ont amenée à appréhender naturellement la différence, à l’accepter et à m’en enrichir. C’est, sans aucun doute, cet aspect de mon éducation qui m’a donné l’envie de m’orienter vers une profession sociale. Le fait d’avoir beaucoup travaillé en colonie de vacances et d’avoir eu l’occasion d’encadrer des enfants atteints de maladies ou de handicaps mentaux (dans le cadre d’une activité équestre) et, de ce fait, de côtoyer des éducateurs spécialisés, m’a fait choisir, plus particulièrement, ce métier. Avant d’entrer à l’IRTESS de Dijon, je m’étais fixé un parcours de formation.

Je souhaitais tout d’abord travailler auprès d’adultes atteints de handicap mental (pour avoir déjà côtoyé des enfants déficients mentaux, je m’interrogeais sur ce que leur proposaient les services médico-sociaux lorsqu’ils devenaient adultes). Ensuite, j’étais attirée par la communauté sourde que je connaissais déjà pour pratiquer la Langue des Signes Française (LSF) en association, depuis plusieurs années. Touchée par la problématique des enfants handicapés en général, et des sourds en particulier, ce n’est pas par hasard que je m’étais fixé comme objectif de travailler dans une institution pour jeunes sourds lors du stage long. Outre ma connaissance de leur langue et de leur communauté, je souhaitais mieux connaître le parcours de vie (et de développement) des personnes sourdes que je ne côtoyais qu’adultes.

Surveiller ou veiller sur

D’une manière générale, la vie sexuelle et affective des personnes présentant une déficience intellectuelle paraît être questionnante, inquiétante, un souci nécessitant une réflexion tant pour les parents que pour les professionnels. Longtemps occultée, ignorée, cette vie affective et sexuelle était inexistante, non envisageable, impossible, inconcevable dans l’esprit des parents, de la société, des professionnels. Aujourd’hui, malgré quelques grandes avancées comme la reconnaissance de la personne présentant une déficience intellectuelle comme personne, sujet de droits donc autorisée à vivre dans des conditions les plus naturelles possible, nous pouvons tout de même faire le constat suivant : La révolution des mentalités au niveau de la sexualité des personnes déficientes intellectuelles s’est arrêtée aux portes de certains établissements spécialisés et celles de la maison des parents. Pourtant, la loi de 1975 et sa réforme prône pour les personnes déficientes intellectuelles le droit de vivre le plus naturellement, de la façon la plus proche possible des conditions de vie normales. Cependant, il faut constater que si les savoirs leur sont fournis, il n’en est pas toujours de même des savoirs être et des savoir-faire, notamment en ce qui concerne leur sexualité et leur affectivité. La sexualité des personnes déficientes intellectuelles est souvent un sujet tabou, rarement abordé par les établissements spécialisés ou les parents. Il a fallu, par exemple, attendre la circulaire ministérielle du 10 décembre 1996 pour qu’une politique de prévention du V.I.H soit développer alors que cela faisait déjà 12 ans que l’on parlait du SIDA, notamment à l’école.

Le thème des arts, de la création et de la communication dans la relation éducative.
C’est l’ensemble de ces constats, de mes expériences professionnelles et de mes connaissances personnelles qui m’ont amenée à m’orienter vers le thème des arts, de la création et de la communication dans la relation éducative. Lors de ma préformation en 2005/ 2006, j’ai déjà pu réfléchir à la question suivante dans une monographie: Comment un atelier d’expression artistique peut-il être biais de communication ? J’ai donc décidé d’en faire la question de départ de ce mémoire. En la détaillant et en l’approfondissant, j’ai pu clarifier les acteurs que je souhaitais voir apparaître dans ce mémoire ainsi que le cadre : à savoir l’éducateur et l’adolescent au sein de l’institution, en lien avec l’équipe, avec au coeur, la création artistique.
AEMO Négocier pour trouver la bonne mesure

A l'heure où l'assistance sociale n'est plus systématique, n'est plus une mane inépuisable, où des contraintes diverses, en particulier, budgétaires amènent tant le travailleur social que l'usager à négocier leurs actions, leurs actes, leurs interactions, on note une évolution des rapports sociaux : Droits des usagers, droits des enfants. Ainsi, la loi du 6 juin 1984 réformant l'Aide Sociale à l'Enfance (A.S.E) établit la parole de l'usager, c'est-à-dire, son droit d'être informé, d'être accompagné, d'être consulté et de donner son avis, de participer aux décisions. Ces orientations trouveront un sens nouveau avec la Convention internationale des droits de l'enfant. Avec ce texte contraignant pour les Etats, qui comme la France, l'ont ratifié, l'enfant conquiert peu de libertés nouvelles, sinon, mais c'est essentiel, celle de s'exprimer sur tout ce qui le concerne. Il est alors de plus en plus nécessaire pour le travailleur social et l'usager de négocier sa participation au tout social, l'un en tant que professionnel, l'autre en tant que citoyen. Je me souviens de ce courrier adressé par un éducateur spécialisé de la circonscription, à Madame M., mère de Sandra, petite fille de 4 ans : " A trois reprises, je vous ai proposée un rendez-vous à votre domicile. A trois reprises, vous étiez absente. Je ne comprends pas votre attitude. Sans votre coopération, il m'est impossible d'exercer la mesure éducative que vous avez acceptée. Aussi, s'il m'est impossible de vous rencontrer, je serai obligé d'en référer à l'inspecteur de groupement...". A travers cet exemple, se dévoile la caractéristique principale de la mesure éducative administrative, c'est-à-dire l'ADHESION DE LA FAMILLE. Elle répond d'une action éducative en milieu ouvert ou, comme je l'entends parfois, en milieu familial, orientation de l'Action Sociale, notamment la loi de décentralisation et son décret d'application instaurant le schéma départemental.

Il s'agit d'une action de prévention exercée par un éducateur spécialisé. Elle a pour objectif d'éviter les dégradations, en aidant les parents à exercer leurs fonctions éducatives, au cours de périodes caractérisées par une fragilisation du lien familial. Une question se pose alors : Quel outil utiliser pour renforcer ce lien et répondre aux missions de l'A.S.E, de protection de l'enfance quand l'éducateur ne dispose pas d'emblée de "l'ouverture de la porte" du domicile familial ? Je proposerai une méthodologie spécifique, une stratégie coopérative : la technique de NEGOCIATION. J'entends par le terme de négociation, la recherche par le travailleur social et l'usager, c'est-à-dire les parents et/ou le mineur, d'un accord concernant des points précis. L'action éducative en milieu ouvert "administrative" (AEMO administrative) suppose une négociation préalable mais surtout permanente avec la famille. La négociation est un outil nécessaire. Elle permet d'induire des changements chez l'usager. Elle repose sur le fait que l'éducateur reconnaît ou attribue à son interlocuteur une compétence et/ou des connaissances. La négociation rend l'usager auteur et acteur de son propre changement. (participation active) - 3 - Dans mes recherches documentaires, notamment les écrits de G.BILODEAU, maître en service social, la négociation appparaît comme une technique d'intervention qui permet de modifier la situation des usagers. La négociation illustre le passage d'une intervention collective à une intervention individuelle. Dans une première partie, je présenterai les séquences de négociation dans le cadre d'une mesure éducative administrative ; J'en dicerne trois qui sont la négociation préalable, entre l'assistant social et l'usager, aboutissant à la demande de mesure éducative, puis la seconde qui se déroule entre membres de l'instance décisionnelle (dite "équipe de base") et, enfin, la troisième séquence de négociation, celle-ci permanente, entre l'éducateur spécialisé et la famille ; Il s'agit de négocier des contrats d'intervention. Dans une seconde partie, j'exposerai mes recherches sur le terme de la négociation. La négociation n'est plus perçue comme étant l'apanage des seuls diplomates et des commerçants ; Elle tend à devenir une pratique quotidienne, un mode de relations permanent entre les individus. Enfin, dans la dernière partie, je traiterai des interventions éducatives. En affinant ma réflexion sur la négociation, j'ai pu retenir quelques approches nécessaires en vue d'une négociation efficace. En effet, afin de répondre à la nécessité d'instaurer une relation partenariale, j'ai utilisé des procédures telles que la mise en confiance de mon interlocuteur, l'écoute active ou encore le recours à la concession. Dans ce dernier chapitre, je relaterai aussi l'importance faite à l'évaluation d'une telle technique d'intervention : La négociation présente des limites que j'essaierai de soulever. A ce propos, une mise en garde sur le mythe du "tout négociable" sera le leitmotiv de mon écrit.

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