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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Quels sont les facteurs qui amènent des hommes à travailler dans un domaine féminin comme l’éducation de la petite enfance

Quels sont les facteurs qui amènent des hommes à travailler dans un domaine féminin comme l’éducation de la petite enfance

Nous voici arrivés à la conclusion de cette étude. Comme prévu, ce travail de recherche ne me permettra pas d’aboutir à des réponses tangibles et exactes, les hypothèses n’étant pas vérifiables (nombre d’EJE interviewés insuffisant pour être représentatif de la population genevoise des EJE-hommes). Les données récoltées peuvent néanmoins illustrer des tendances, en rapport avec les hypothèses de départ.

Les objectifs de ma recherche étaient de voir si la présence d’EJE en IPE était un signe d’une évolution vers un système social plus paritaire ou si au contraire il n’était qu’une manière plus subtile de la pérennisation des rapports de pouvoir entre-genres. Je pense avoir été aussi loin que ma recherche le permettait par rapport à un sujet qui nous questionne depuis longtemps : quelle est la part innée et la part acquise chez l’Homme, quelle est la part animal en nous et la part d’humanité ?

Même si je ne peux pas procéder à des conclusions irrévocables en lien avec mes questionnements et mes hypothèses, je vois la pertinence de faire un constat sur les informations qui se dégagent de cette recherche. La professionnalisation de la crèche et de la fonction d’éducateur ont permis une reconnaissance financière de ce type de poste. Les hommes ont alors pu trouver des emplois dans le domaine, car ils étaient suffisamment rémunérés pour garantir un revenu à lui-même ou à sa famille (l’homme étant encore majoritairement le ou l’un des pourvoyeurs). Malgré cela, le taux d’hommes dans la profession est resté relativement stable. Je peux donc avancer l’hypothèse que d’autres facteurs fondamentaux sont en jeu. Mais qu’est-ce qui fait que si peu d’hommes deviennent EJE ?

Nous avons vu dans l’analyse qu’une des raisons est sans doute liée à une image erronée de l’attribution des rôles. Les clichés empêchent beaucoup d’hommes à devenir éducateurs, peut-être parce qu’ils ne connaissent que le partage traditionnel des rôles. Il faut d’abord évacuer les préjugés concernant le métier. Il ressort clairement du discours des EJE interviewés, qu’il est difficile d’envisager, pour un jeune homme, de devenir EJE, tout d’abord parce que cette profession est encore peu connue par la gent masculine, ensuite en raison d’un parcours scolaire encore très influencé par le genre, sans oublier leur parcours de vie (environnement familial, valeurs partagées par la famille, rôle du père au sein de la famille, événements traumatiques, loisirs, etc.)

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
Type de fichier: application/pdf
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Favoriser la scolarisation des gens du voyage

Roms, tsiganes, Manouches, Bohémiens … Tous ces termes désignent des communautés méconnues, des identités culturelles différentes et une réalité complexe.

Ces derniers mois, ils ont été propulsés sur la scène médiatique nationale et européenne : débat sur l’identité nationale et la discrimination (Annexe 1), expulsions massives de Roms, démantèlement de camps illégaux… Des images choisies, choquantes et négatives, venant étayer des discours politiques, conduisant à un amalgame, renforçant ainsi la stigmatisation et la marginalisation.

Les préjugés sur cette population reposent ainsi sur des poncifs véhiculés depuis des siècles : l’image de personnes violentes, sales, malhonnêtes, de voleurs de poules, voleurs de bourses, et même voleurs d’enfants…ils sont considérés comme des marginaux et des « étrangers » : leur présence « dérange ».

Les « Gens du voyage » constituent la plus grande minorité européenne. Ils sont 10 à 12 millions en Europe (Conseil de l’Europe, février 2010), présents dans la plupart des pays européens.

Contrairement aux idées reçues, la plupart des « Gens du voyage » sont en situation régulière sur le territoire français et européen. De plus, « il s’agit de la communauté la plus dynamique, socialement, culturellement et politiquement, qui vit une mutation profonde » (Roms et Tsiganes de J-P liégeois), et qui tentent de trouver une place dans cette société sans perdre leur(s) identité(s) culturelle(s).

Adulte, adulte handicapé, un paradoxe ?

« Il me faudrait un congélateur » me dit Thierry. C’est ainsi qu’à mon arrivée dans ce foyer d’hébergement pour personnes adultes handicapées à Guebwiller, en Alsace, j’ai pu observer une situation qui m’a interrogé : une demande de la part de Thierry à son curateur, qui lui semble, me semble, nous semble (équipe éducative, pluridisciplinaire) simple, intéressante, appropriée et réalisable, et qui ne l’est pas forcément pour son curateur ; parce que chacun la vit justement, à son niveau, avec son histoire, ses références et sa propre représentation des choses. Et là, je me questionne sur cette notion d’adulte, en l’occurrence handicapé, un paradoxe ? Comment pour la personne adulte handicapée, ce statut d’adulte est-il pris en compte, comment dans mon quotidien je la perçois parce que je voudrais qu’elle puisse être, devenir « celle qui parle », celle qu’on entend et non « celle dont on parle ». Qu’elle puisse accéder à sa façon et à son rythme à ce qu’elle est, en tant que sujet humain, à la fois séparé de l’autre, parent/référent et donc unique et insérée dans des circuits d’échanges sociaux et affectifs. C’est une démarche éthique que je souhaite questionner.

S'entendre pour agir et agir pour s'entendre
Il est vrai, que tout au long de mon cursus de formation, je me suis questionné sur la place laissée à l’accompagnement de la personne dans les structures, associations ou services. Ces différents contextes institutionnels m’ont conduit à revenir sur ma vision de la profession et à réfléchir sur mon positionnement professionnel. Ce parcours professionnel où je me suis engagé dans la relation où j’ai établi des diagnostics éducatifs, accompagné des groupes, conçu des projets d’actions socio-éducatives ou encore travaillé dans une équipe, a montré mon implication dans l’exercice de la profession. Pour cette dernière année de formation et de professionnalisation, j’ai effectué mon stage dans un Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile (S.E.S.S.A.D.), qui dépend de l’Association Prévention Autisme Recherche (A.P.A.R.). Ce terrain m’a permis de diversifier mes compétences et de m’ouvrir à de nouvelles réflexions. J’ai tenté de comprendre la fonction de l’éducateur et de percevoir les modalités éducatives qu’il entreprend au quotidien. Différents éléments quant à sa pratique m’ont interrogé et c’est l’idée de travailler avec la famille qui a retenu mon attention et orienté mon choix d’étude et de recherche.
Du jeu au nous

Depuis mes premières expériences dans l’éducation spécialisée, je m’interroge sur les pratiques du travail avec les familles. Ces questionnements sont d’abord survenus lorsque je travaillais en situation d’hébergement accompagnant des mineurs dans le cadre de la protection de l’enfance ainsi que dans celui de la protection judiciaire de la jeunesse. Je me suis aperçue qu’en général, il est difficile de travailler avec les familles dont les enfants sont en situation d’internat, car les professionnels les rencontrent peu. Ils travaillent alors davantage sur la place de la famille pour l’enfant afin de recréer des relations qui peuvent avoir été mises à mal. Je souhaitais cependant aller plus loin dans mes réflexions en pratiquant une autre façon de travailler avec les familles. Dans le cadre de ma troisième année de formation d’éducateur spécialisé, je me suis donc dirigée vers le suivi en milieu ouvert en protection de l’enfance. J’ai réalisé mon stage à responsabilité dans un Service d’Intervention en Milieu Naturel (SIMN). Cette dernière année de préparation au Diplôme d’Etat d’Educateur Spécialisé m’a amenée à prendre du recul sur ma future pratique professionnelle.

En effet, en première année, j’ai abordé le travail éducatif au sein d’un Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique en hébergement. Ce fut pour moi l’occasion de découvrir l’accompagnement pluridisciplinaire sur les trois pôles de la structure avec un public d’enfants et de préadolescents ayant des Troubles de la Conduite et du Comportement (TCC). Dans le quotidien de la collectivité, je me suis positionnée auprès des jeunes, pour effectuer des actes du quotidien et essayer de leur donner un sens. Pour entrer en relation auprès d’eux, j’ai tenté de comprendre leurs troubles en les accompagnant dans ce quotidien. Par la suite, j’ai accompagné des adolescentes mères au sein d’un établissement maternel pour mineures et jeunes majeures. La particularité de cet accompagnement m’a amené à prendre en compte leurs difficultés de cumuler différents rôles (mère, adolescente, élève, fille,…) sans s’oublier soi-même. Je les ai laissées venir vers moi, comprendre qui j’étais, et nous avons appris à nous connaître. J’ai été amenée à construire un projet éducatif avec elles autour de leurs problématiques. Nos échanges ont alors permis de bâtir une relation plus solide, dans laquelle les jeunes femmes m’accordaient leur confiance.

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