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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

A la croisée des chemins, de la rencontre dans la relation éducative.

A la croisée des chemins, de la rencontre dans la relation éducative. Le fil conducteur de ma recherche a été la question de la rencontre dans la relation éducative. Il me semble maintenant assuré que la rencontre n’est pas le résultat d’une décision, mais bien celui d’ouvertures réciproques. Le temps de présence de chaque membre d’une équipe éducative représente autant de possibilités de voir se réaliser une rencontre. Tout d’abord elle prend forme et s'établit depuis un moment de rendez-vous institutionnel, car un professionnel et une personne accompagnée ne sont pas là par hasard. À charge pour le professionnel d’investir sa présence, de se saisir des évènements et d’en faire un moment d’éducation. L’accueil particulier qui sera réservé à telle jeune fille lors de son admission lui permettra, peut-être, ainsi d’avoir le sentiment, l’intuition, d’être unique aux yeux de l’autre. C’est un agencement singulier de manières de faire, soumis aux évènements et aux effets de l’instant, mais aussi réglé par les enjeux d’un projet naissant. Et lorsque le souci d’accueillir et l’estime sont vécus comme constants, alors l’intuition pourra devenir une certitude, et l’admission un accompagnement. À travers l’accueil, au moment d’une admission, tissé de précaution et de tact, peutêtre ai-je trouvé la réponse à ma question. Comme les points qui se juxtaposent pour constituer une ligne, les rencontres au quotidien par leur nature, figureront la nature de la rencontre dans le cadre de l’accompagnement. Ainsi prendra forme mon engagement dans l’action dont le sens sera celui d’un discernement des besoins de la personne accompagnée. Cette entreprise ambitieuse ne sera sans doute possible qu’aux conditions qu’elle soit partagée et soutenue par l’équipe dont je serai membre et dès lors qu’elle s’inscrira dans le projet institutionnel.
Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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Un espace protégé ouvert sur l'extérieur
Le travail qui suit propose donc une réflexion sur la vie quotidienne de la personne handicapée mentale et sur les évolutions qui doivent être accomplies pour que le handicap ne soit plus un destin ou une identité. Pour cela je m'appuierai sur les avancées apportées par la nouvelle loi en faveur des personnes handicapées.
Une rencontre si particulière

Introduction Certaines personnes polyhandicapées ou autistes ont une compréhension du langage verbal limitée. Parfois, elles n’utilisent pas ce moyen d’expression. Leur mode de communication peut être principalement non-verbal. Leur corps devient émetteur et récepteur de signaux. Le professionnel, l’éducateur, accompagnant cette personne a un langage verbal. Il a la capacité d’utiliser des métaphores, d’évoquer au travers des mots ses émotions… La communication verbale est pour lui un moyen d’expression acquis, utilisée depuis son enfance. Sa voix, ses mots, émettent des informations. Ses oreilles sont les principaux récepteurs de messages. Nous avons donc d’un côté une communication non-verbale essentiellement utilisée, avec une compréhension limitée du langage et, d’un autre côté, un mode d’expression essentiellement verbale. Dans ces conditions là :

Le rôle de l'éducateur dans un CHRS
La situation qui a déclenché mon questionnement s’est produite lors de mes dix premières minutes de mon arrivée au CHRS, lorsqu’un éducateur m’a proposé de l’accompagner à la clinique, il allait voir un Monsieur qui venait de faire une nouvelle tentative de suicide. Suite à cette visite, un certain nombre de réunions tournées sous forme de débat a eu lieu. Le questionnement était sur du sens de notre accompagnement et donc celle du sens de la nouvelle prise en charge de ce Monsieur. La décision finale a été de ne pas le reprendre car l’institution n’était plus adaptée et ne pouvait plus répondre à ses besoins. Face à cette réponse donnée, un grand nombre de questions m’ont interpellées notamment celle de la notion d’impuissance mais aussi sur les missions d’un CHRS, la situation de détresse de la personne… Je me suis aussi interrogée sur ma place en tant que jeune stagiaire (ce que je devais faire, comment…)
Image du corps, hygiène et désocialisation

Le corps prend une place prépondérante dans notre société moderne. Siège de notre individualité, il se trouve également à la croisée des chemins entre cette individualité et la société qui juge sa présentation. Justement, l’apparence corporelle occupe une position privilégiée dans l’établissement des rapports sociaux et elle est l’objet de soins et d’attentions tout à fait particuliers qui se rattachent à l’hygiène corporelle. L’immense diversité des produits de toilette que l’on peut trouver dans les magasins ou encore les modes vestimentaires toujours changeantes poussent à dire que, de nos jours, le corps et son image sont l’objet d’un surinvestissement. On observe qu’un temps et des ressources considérables leurs sont quotidiennement consacrés. Sans même aborder des pratiques liées à des privations ou à des souffrances notoires (régimes alimentaires sauvages, piercings, etc) on constate que tout un chacun a le souci de son image corporelle et se dote de moyens pour la maîtriser. Le corps est alors lavé, soigné et paré. Or, au cours de mes expériences professionnelles au samu social, j’ai constaté que, fréquemment, les personnes accueillies délaissaient totalement leur apparence. Elles arrivaient sales, habillées de vêtements élimés et, souvent, une odeur forte les suivait. Pourtant elles ne semblaient pas s’en soucier le moins du monde, et même parfois refusaient de profiter de la salle de bain mise à leur disposition. Pendant deux ans, j’ai accompagné nombre de ces gens considérés comme de « grands exclus », ou plus populairement, comme des clochards. Plus tard, lors d’un stage dans un CHRS, j’ai remarqué que, là aussi, certains des hébergés délaissaient également leur apparence, bien que dans des proportions moindres. Peu à peu, j’ai pensé que, peut être, le délaissement de l’apparence faisait partie intégrante des parcours de désocialisation et que l’hygiène devrait faire l’objet d’un suivi éducatif à part entière dans un travail plus vaste de réinsertion sociale. Cette simple question en amena d’autres, dont une surtout nous intéresse ici. Selon quelles modalités ce suivi éducatif peut il être mis en place ?

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