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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Les jeunes qui se "frottent " à la zone

Les jeunes qui se Ainsi beaucoup de jeunes ont du mal à se retrouver dans le labyrinthe de notre époque. Le départ du domicile chez beaucoup de ces adolescents est souvent dû à un conflit avec les parents, un conflit plus ou moins important. Parfois, ce sera parce que les parents n'acceptent pas le (la) petit(e) copain (copine), ou des conflits sur des gouts musicaux, ou sur la façon de se vêtir. Des conflits donc à la base "normaux" entre parents et adolescent. Seulement un moment l'adolescent n'a plus envie de soustraire à l'autorité parentale, pire il ne la supporte plus. Il émerge un désir de distanciation par rapports aux imagos parentales, et ils tentent donc un essai d'individualisation. C'est à ce moment que certains sont alors tentés par le repli sur une microsociété moins différenciés. Ils sont en fait à la recherche d'un groupe qui leur fera un peu oublié toute cette pression, un groupe de pairs qui offrent le cadre rassurant de ses codes, de ses modes de vies et de ses habitudes.
Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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Documents associés

Image du corps, hygiène et désocialisation

Le corps prend une place prépondérante dans notre société moderne. Siège de notre individualité, il se trouve également à la croisée des chemins entre cette individualité et la société qui juge sa présentation. Justement, l’apparence corporelle occupe une position privilégiée dans l’établissement des rapports sociaux et elle est l’objet de soins et d’attentions tout à fait particuliers qui se rattachent à l’hygiène corporelle. L’immense diversité des produits de toilette que l’on peut trouver dans les magasins ou encore les modes vestimentaires toujours changeantes poussent à dire que, de nos jours, le corps et son image sont l’objet d’un surinvestissement. On observe qu’un temps et des ressources considérables leurs sont quotidiennement consacrés. Sans même aborder des pratiques liées à des privations ou à des souffrances notoires (régimes alimentaires sauvages, piercings, etc) on constate que tout un chacun a le souci de son image corporelle et se dote de moyens pour la maîtriser. Le corps est alors lavé, soigné et paré. Or, au cours de mes expériences professionnelles au samu social, j’ai constaté que, fréquemment, les personnes accueillies délaissaient totalement leur apparence. Elles arrivaient sales, habillées de vêtements élimés et, souvent, une odeur forte les suivait. Pourtant elles ne semblaient pas s’en soucier le moins du monde, et même parfois refusaient de profiter de la salle de bain mise à leur disposition. Pendant deux ans, j’ai accompagné nombre de ces gens considérés comme de « grands exclus », ou plus populairement, comme des clochards. Plus tard, lors d’un stage dans un CHRS, j’ai remarqué que, là aussi, certains des hébergés délaissaient également leur apparence, bien que dans des proportions moindres. Peu à peu, j’ai pensé que, peut être, le délaissement de l’apparence faisait partie intégrante des parcours de désocialisation et que l’hygiène devrait faire l’objet d’un suivi éducatif à part entière dans un travail plus vaste de réinsertion sociale. Cette simple question en amena d’autres, dont une surtout nous intéresse ici. Selon quelles modalités ce suivi éducatif peut il être mis en place ?

Intimité et espace privé

Le moniteur éducateur est avant tout un professionnel du quotidien amené à intervenir dans des structures d’internat, mais aussi en milieu «ouvert». Face à des situations qui m’ont interpellées, j’ai trouvé pertinent de réfléchir sur l’intimité et sur la manière dont les professionnels entrent et se comportent dans la chambre de l’enfant. J’entends par là, non pas l’intimité dans le sens de la sexualité, mais plutôt l’espace privé de la personne et le positionnement du moniteur-éducateur quant à ses interventions.

«Éva et Arnaud, après les devoirs nous prendrons un moment pour ranger votre chambre»[1].

Nous sommes là face à un paradoxe. Dans cette situation, On me voit ici m’inviter dans la chambre de l’enfant. S’inviter de la sorte dans un espace privé ne fait pas en soi partie de nos valeurs et de nos coutumes. Dans nos pratiques sociales, le choix de l’hôte est choisi et est généralement volontaire. Cependant, cette forme d’«entrée par force», qui s’apparente dans la forme à une effraction dans l’univers physique et symbolique de l’usager. C’est en définitive ce que nous allons explorer dans ce dossier.

[1] Moi en tant que Moniteur éducateur qui parle à des usagers

L'accompagnement d'une personne adulte déficiente mentale

La prise en compte de la personne handicapée est une notion qui me questionne depuis maintenant plusieurs années. J'ai réfléchi longuement sur ce sujet. Je me suis alors demandée, comment était-il possible, avec des personnes polyhandicapées, de prendre en compte leur désir tout en restant conscient de leur difficulté à communiquer avec autrui. Ce questionnement est venu un peu plus présent lorsque j'ai été confronté à des situations qui m'ont dérangées au nom du respect. En effet, au cours d'une colonie avec des enfants et adolescent à laquelle j'ai participé, j'ai eu du mal à accepter certaines façons d'agir qui me dérangeaient.

Le rôle de l'éducateur dans un CHRS
La situation qui a déclenché mon questionnement s’est produite lors de mes dix premières minutes de mon arrivée au CHRS, lorsqu’un éducateur m’a proposé de l’accompagner à la clinique, il allait voir un Monsieur qui venait de faire une nouvelle tentative de suicide. Suite à cette visite, un certain nombre de réunions tournées sous forme de débat a eu lieu. Le questionnement était sur du sens de notre accompagnement et donc celle du sens de la nouvelle prise en charge de ce Monsieur. La décision finale a été de ne pas le reprendre car l’institution n’était plus adaptée et ne pouvait plus répondre à ses besoins. Face à cette réponse donnée, un grand nombre de questions m’ont interpellées notamment celle de la notion d’impuissance mais aussi sur les missions d’un CHRS, la situation de détresse de la personne… Je me suis aussi interrogée sur ma place en tant que jeune stagiaire (ce que je devais faire, comment…)

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