Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Les jeunes qui se "frottent " à la zone

Les jeunes qui se Ainsi beaucoup de jeunes ont du mal à se retrouver dans le labyrinthe de notre époque. Le départ du domicile chez beaucoup de ces adolescents est souvent dû à un conflit avec les parents, un conflit plus ou moins important. Parfois, ce sera parce que les parents n'acceptent pas le (la) petit(e) copain (copine), ou des conflits sur des gouts musicaux, ou sur la façon de se vêtir. Des conflits donc à la base "normaux" entre parents et adolescent. Seulement un moment l'adolescent n'a plus envie de soustraire à l'autorité parentale, pire il ne la supporte plus. Il émerge un désir de distanciation par rapports aux imagos parentales, et ils tentent donc un essai d'individualisation. C'est à ce moment que certains sont alors tentés par le repli sur une microsociété moins différenciés. Ils sont en fait à la recherche d'un groupe qui leur fera un peu oublié toute cette pression, un groupe de pairs qui offrent le cadre rassurant de ses codes, de ses modes de vies et de ses habitudes.
Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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Quelles solutions pour les incasables ?

Problématique : Les institutions “ agrées”, officielles (ou reconnues comme telles), s’adressent à des jeunes aux problématiques bien définies. Lorsque les problèmes posés par le jeune accueilli dépassent un certain S, ces structures, se trouvent dans l'incapacité de satisfaire aux besoins qu’exige une prise en charge souvent lourde et pouvant mettre en danger la stabilité du groupe d’accueil. Pour ces jeunes, les solutions sont ailleurs ! Peut-être hors des sentiers battus. La tentation serait alors de chercher “ LA SOLUTION”, celle qui répondrait de façon universelle aux problèmes posés par ces jeunes «incasables». Pour un certain nombre de jeunes, les prises en charges proposées se révèlent inopérantes à long terme. Souvent le jeune a été placé très tôt. Devenu adolescent, il se révolte contre les systèmes de prise en charge. C’est à cette époque que se réactivent des processus jusqu’ici en latence (l’Œdipe par exemple). Déstabilisé, le fragile équilibre est rompu, la violence devient insupportable. Ce sera alors l’errance de foyer en famille d’accueil et de famille d’accueil en lieu de vie, jusqu’à l’exclusion complète.

Image du corps, hygiène et désocialisation

Le corps prend une place prépondérante dans notre société moderne. Siège de notre individualité, il se trouve également à la croisée des chemins entre cette individualité et la société qui juge sa présentation. Justement, l’apparence corporelle occupe une position privilégiée dans l’établissement des rapports sociaux et elle est l’objet de soins et d’attentions tout à fait particuliers qui se rattachent à l’hygiène corporelle. L’immense diversité des produits de toilette que l’on peut trouver dans les magasins ou encore les modes vestimentaires toujours changeantes poussent à dire que, de nos jours, le corps et son image sont l’objet d’un surinvestissement. On observe qu’un temps et des ressources considérables leurs sont quotidiennement consacrés. Sans même aborder des pratiques liées à des privations ou à des souffrances notoires (régimes alimentaires sauvages, piercings, etc) on constate que tout un chacun a le souci de son image corporelle et se dote de moyens pour la maîtriser. Le corps est alors lavé, soigné et paré. Or, au cours de mes expériences professionnelles au samu social, j’ai constaté que, fréquemment, les personnes accueillies délaissaient totalement leur apparence. Elles arrivaient sales, habillées de vêtements élimés et, souvent, une odeur forte les suivait. Pourtant elles ne semblaient pas s’en soucier le moins du monde, et même parfois refusaient de profiter de la salle de bain mise à leur disposition. Pendant deux ans, j’ai accompagné nombre de ces gens considérés comme de « grands exclus », ou plus populairement, comme des clochards. Plus tard, lors d’un stage dans un CHRS, j’ai remarqué que, là aussi, certains des hébergés délaissaient également leur apparence, bien que dans des proportions moindres. Peu à peu, j’ai pensé que, peut être, le délaissement de l’apparence faisait partie intégrante des parcours de désocialisation et que l’hygiène devrait faire l’objet d’un suivi éducatif à part entière dans un travail plus vaste de réinsertion sociale. Cette simple question en amena d’autres, dont une surtout nous intéresse ici. Selon quelles modalités ce suivi éducatif peut il être mis en place ?

La place de la production dans le travail éducatif
Depuis le 20 janvier 2003, je suis salariée au sein d’un E.S.A.T., où j’exerce la fonction de monitrice d’atelier. J’ai à ma charge un atelier d’une dizaine de travailleurs handicapés, atteints par le handicap mental ou la maladie mentale. Dans le cadre de ma formation de monitrice éducatrice, la monographie est l’un des principaux dossiers. J’ai décidé de mettre en exergue la problématique que j’ai été amenée à rencontrer au cours de ma pratique professionnelle. En effet, un parallèle entre une activité productrice et un travail éducatif est ce qui caractérise un E.S.A.T. Si le travail est reconnu comme un moyen intégrateur dans la société, il est vrai que le travail en E.S.A.T. est souvent intégré dans l’esprit de beaucoup de gens comme une activité limitée et répétitive.
Un espace protégé ouvert sur l'extérieur
Le travail qui suit propose donc une réflexion sur la vie quotidienne de la personne handicapée mentale et sur les évolutions qui doivent être accomplies pour que le handicap ne soit plus un destin ou une identité. Pour cela je m'appuierai sur les avancées apportées par la nouvelle loi en faveur des personnes handicapées.

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