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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Se séparer pour mieux grandir

Se séparer pour mieux grandir

Mon stage de deuxième année s’est déroulé au Service Educatif de Jour (SEJ) de Lunel. Ce service dépend d’une maison d’enfant à caractère social. Il accueille des enfants ayant des difficultés familiales et sociales, qui sont orientés par l’Aide Sociale à l’Enfance. On peut dire du SEJ, pour le définir en quelques lignes, que c’est un outil permettant une intervention éducative quotidienne auprès d’enfants dans une structure aménagée spécifiquement sur des temps périscolaires, mais aussi sur le lieu de vie des parents en vue de permettre l’évolution d’une problématique parents-enfants.

L’éducateur a des fonctions parentales, maternelles ou paternelles quand il fait tiers dans la relation mère/enfant. Il est celui qui aide à la séparation, qui fait une coupure. Une coupure en opposition avec la « non-coupure ». L’inceste (in-castus) au sens large signifie ce qui ne peut être coupé. Le tiers évite cette relation incestueuse de non-différenciation entre les générations et les sexes. L’éducateur est là pour aider les parents à établir cette coupure, cette séparation nécessaire pour que l’enfant grandisse. Hervé Jaoul* explique que la séparation permet à l’enfant le renoncement à la dépendance, l’accès à une autonomie de parole, de pensée et à la responsabilité de ses actes.

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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Documents associés

Une rencontre si particulière

Introduction Certaines personnes polyhandicapées ou autistes ont une compréhension du langage verbal limitée. Parfois, elles n’utilisent pas ce moyen d’expression. Leur mode de communication peut être principalement non-verbal. Leur corps devient émetteur et récepteur de signaux. Le professionnel, l’éducateur, accompagnant cette personne a un langage verbal. Il a la capacité d’utiliser des métaphores, d’évoquer au travers des mots ses émotions… La communication verbale est pour lui un moyen d’expression acquis, utilisée depuis son enfance. Sa voix, ses mots, émettent des informations. Ses oreilles sont les principaux récepteurs de messages. Nous avons donc d’un côté une communication non-verbale essentiellement utilisée, avec une compréhension limitée du langage et, d’un autre côté, un mode d’expression essentiellement verbale. Dans ces conditions là :

Culture et socialisation

J’ai réalisé ma monographie, en partant d’un constat de vie qu’y peut être engendrer par la routine, l’enfermement culturelle et de mes observations sur ce que peut produire une institution comme du renfermement, de la stigmatisation, et sa tentative de réponse en terme de socialisation.

Mon constat et mes observations m’ont amené à un travail de recherche et de compréhension sur le concept de socialisation. Je le développe ici en partant de la généralité, mais de quoi s’agit-il, de quoi peut-il s’agir pour la population d’adultes présentant des altérations d’une ou plusieurs fonctions mentales et/ou psychiques que j’accompagnai.

Et comment s’y prendre de ma place de moniteur-éducateur en formation pour passer du discours à la pratique, je vais donc tenter de réfléchir à cette question avec la notion de « culture ». Ce qui m’amène à l’hypothèse suivante, et si on faisait agir au sein d’une création artistique, les adultes présentant des altérations d’une ou plusieurs fonctions mentales et/ou psychiques, ils trouveraient d’autres moyens de communiquer et se retrouveraient sujets pensant et agissant.

 

Quelles solutions pour les incasables ?

Problématique : Les institutions “ agrées”, officielles (ou reconnues comme telles), s’adressent à des jeunes aux problématiques bien définies. Lorsque les problèmes posés par le jeune accueilli dépassent un certain S, ces structures, se trouvent dans l'incapacité de satisfaire aux besoins qu’exige une prise en charge souvent lourde et pouvant mettre en danger la stabilité du groupe d’accueil. Pour ces jeunes, les solutions sont ailleurs ! Peut-être hors des sentiers battus. La tentation serait alors de chercher “ LA SOLUTION”, celle qui répondrait de façon universelle aux problèmes posés par ces jeunes «incasables». Pour un certain nombre de jeunes, les prises en charges proposées se révèlent inopérantes à long terme. Souvent le jeune a été placé très tôt. Devenu adolescent, il se révolte contre les systèmes de prise en charge. C’est à cette époque que se réactivent des processus jusqu’ici en latence (l’Œdipe par exemple). Déstabilisé, le fragile équilibre est rompu, la violence devient insupportable. Ce sera alors l’errance de foyer en famille d’accueil et de famille d’accueil en lieu de vie, jusqu’à l’exclusion complète.

Intégration scolaire et partenariat

Dans la société actuelle, l’intégration est devenue une préoccupation de tous les fronts, et chacun de nous y est confronté à un moment de notre vie que ce soit en intégrant une équipe de travail, une formation ou même un club de sport. Ces expériences peuvent être plus ou moins douloureuses et influencer notre comportement et notre relation avec autres. Ce processus s’initie tout d’abord au sein de la cellule familiale puis à l’école, comme le souligne Catherine COUSSERGUE, « l’insertion sociale se vit au sein de la famille puis très rapidement à l’école »(1). C’est par la confrontation aux autres que l’enfant va apprendre le partage, le respect ou la politesse, ces règles vont contribuer à sa socialisation. L’intégration scolaire constitue la meilleure façon de préparer la future intégration sociale de la personne atteinte d’un handicap, quelqu’il soit. Favoriser l’intégration est important quand un enfant a des difficultés à l’école, car si celles-ci ne sont ni prises en compte ni travaillées, elles peuvent s’amplifier et favoriser une mise à l’écart voire une forme d’exclusion du groupe, de la classe, un repli sur lui même, allant jusqu’au mal-être. Les élèves en mal d’intégration, BOURDIEU les nomme « les exclus de l’intérieur ». (2)

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