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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Se séparer pour mieux grandir

Se séparer pour mieux grandir

Mon stage de deuxième année s’est déroulé au Service Educatif de Jour (SEJ) de Lunel. Ce service dépend d’une maison d’enfant à caractère social. Il accueille des enfants ayant des difficultés familiales et sociales, qui sont orientés par l’Aide Sociale à l’Enfance. On peut dire du SEJ, pour le définir en quelques lignes, que c’est un outil permettant une intervention éducative quotidienne auprès d’enfants dans une structure aménagée spécifiquement sur des temps périscolaires, mais aussi sur le lieu de vie des parents en vue de permettre l’évolution d’une problématique parents-enfants.

L’éducateur a des fonctions parentales, maternelles ou paternelles quand il fait tiers dans la relation mère/enfant. Il est celui qui aide à la séparation, qui fait une coupure. Une coupure en opposition avec la « non-coupure ». L’inceste (in-castus) au sens large signifie ce qui ne peut être coupé. Le tiers évite cette relation incestueuse de non-différenciation entre les générations et les sexes. L’éducateur est là pour aider les parents à établir cette coupure, cette séparation nécessaire pour que l’enfant grandisse. Hervé Jaoul* explique que la séparation permet à l’enfant le renoncement à la dépendance, l’accès à une autonomie de parole, de pensée et à la responsabilité de ses actes.

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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La violence, l’agressivité de l’adolescent déficient intellectuel, face à la violence institutionnelle
La violence est devenue un fait de société. Selon le dictionnaire, « elle est une force brutale des êtres animés ou de choses. C’est le fait d’agir sur quelqu’un (ou de le faire agir) contre sa volonté en employant la force ou l’intimidation. C’est aussi l’acte lui-même par lequel s’exerce la violence » ( 1 ). De nos jours journaux, actualités télévisées ou radiographiques relatent quasi quotidiennement les manifestations de violence dont les auteurs sont des jeunes : dégradations, vols, sévices corporelles … Même l’école n’est pas épargnée et elle devient le théâtre où violence et agressivité déroutent enseignants, parents, professionnels chargés des programmes pédagogiques ou responsables politiques. Aussi ai-je été personnellement témoin de scènes de violence au sein d’un I.M.E. (Institut Médico-Educatif).
Je suis sourd et ma tête est malade

Depuis quelques années, j’ai eu diverses expériences auprès de personnes handicapés de tous âges sur différents postes (animatrice, éducatrice scolaire, éducatrice non diplômée, etc). J’ai notamment participé pendant plusieurs années à des camps de vacances pour adultes handicapés mentaux. J’ai appris la langue des signes en 1995 et, par la suite j’ai travaillé essentiellement auprès d’enfants et d’adolescents sourds. Durant la formation, j’ai choisi d’effectuer mon stage long dans ce foyer. Cette structure accueille des personnes sourdes âgés de 20 à 59 ans avec des troubles associés. Je n’avais pas encore travaillé auprès de cette population. Cet établissement comprend un Centre d’Aide par le Travail ( C.A.T) et un foyer. Ce dernier se compose d’un groupe de 15 résidents mixte et d’une équipe éducative, comptant six éducatrices et un éducateur. Les résidents sont aussi des ouvriers du CAT. Dans cet établissement la langue des signes est reconnue comme élément structurant central de la prise en charge. Je dois préciser qu’il existe très peu d’établissements en France spécialisés dans l’accueil de personnes sourdes avec des troubles associés. Grâce à ce stage j’ai découvert rapidement qu’il fallait utiliser tous les outils de communication et les adapter pour pouvoir réussir à communiquer. De plus, j’ai rencontré des personnes sourdes souffrant de maladies mentales dans ce foyer. La communication avec ces derniers m’a interpellé. C’est pourquoi j’ai choisi de me pencher sur cette question de la communication auprès de ce type de population. D’autre part, « .. Je crois que la question de la communication doit toujours être présente en formation. Les gens qui se forment doivent pouvoir réfléchir, verbaliser, discuter sur la qualité de la communication .. » ( Sciences humaines, Martine Fournier, hors série n° 16, mars/avril 1997). En effet la communication est au centre de la relation éducative est c’est aussi pour cette raison que je me suis intéressée à ce sujet.

L'accompagnement d'une personne adulte déficiente mentale

La prise en compte de la personne handicapée est une notion qui me questionne depuis maintenant plusieurs années. J'ai réfléchi longuement sur ce sujet. Je me suis alors demandée, comment était-il possible, avec des personnes polyhandicapées, de prendre en compte leur désir tout en restant conscient de leur difficulté à communiquer avec autrui. Ce questionnement est venu un peu plus présent lorsque j'ai été confronté à des situations qui m'ont dérangées au nom du respect. En effet, au cours d'une colonie avec des enfants et adolescent à laquelle j'ai participé, j'ai eu du mal à accepter certaines façons d'agir qui me dérangeaient.

L'autonomie chez des adultes autistes et psychotiques.
L’acquisition d’une certaine autonomie passe par la liberté de prendre des initiatives individuelles. J’ai pu constaté que bien souvent les usagers qui prennent des initiatives individuelles se mettent en situation de danger. La tendance est alors d’éviter cette prise de risque en limitant les possibilités de prise d’initiative. Mais cette solution ne me parait pas satisfaisante car elle va à l’encontre du processus d’autonomisation qui est par ailleurs l’un des objectifs de l’établissement. Partant de ce constat je me suis posée la question suivante: Comment laisser la porte ouverte à l’initiative individuelle tout en garantissant la sécurité?

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