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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

La parole accompagnatrice dans l'acte éducatif

La parole accompagnatrice dans l'acte éducatif

Durant mes deux années de formation, j’ai pu me rendre compte que l’outil que nous utilisons le plus, dans l’accompagnement de ces personnes, est la parole. Avant sa naissance, l’enfant baigne dans le langage. Après il reçoit les paroles de ses parents puis s’ouvre à son entourage proche et enfin au monde. C’est à travers ses paroles que l’homme va construire son identité, son ethnie. La parole va être pour lui un moyen d’entrer en relation avec les autres et avec lui-même. Elle va être pour qui que ce soit un outil pour exprimer des ressentis, une pensée et approcher ce qui nous entoure.

En travaillant auprès d’elles, je me suis aperçu que la parole et le geste se complétaient, s’accompagnaient ou se substituaient l’une a l’autre. A ce moment là, j’ai compris que la parole et l’agir étaient souvent liés même s’ils passaient autrement avec des enfants présentant un handicap. Effectivement, la parole ne s’arrête pas seulement à ce que l’on dit mais comment on le dit, le moyen qu’on utilise pour se faire comprendre et entendre. C’est auprès elles, que j’ai découvert d’autres moyens pour accompagner mes actions qui se substituent à la parole : les langages visuel, tactile, corporel, me permettaient aussi d’accompagner mes actes et me faire comprendre. A ce moment là, je me suis rendu compte que la parole n’était pas toujours de première nécessité.

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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En quoi l’accueil temporaire participe-t-il à la mobilisation du sujet en situation de handicap ?
L’accueil temporaire peut constituer "l’occasion d’une approche globale de la situation de la personne pour l’accompagner dans l’affinement de son projet de vie, tout en lui permettant de s’habituer à la séparation d’avec sons milieu familiale et de bénéficier d’un élargissement de son horizon – à travers l’accueil lui même, mais aussi par le biais des loisirs et sorties organisées".1 Tous autant que nous sommes, nous éprouvons le besoin de nous aménager des moments de coupure, des temps de répit, des périodes pour "souffler", pour se ressourcer et nous organisons des temps vacants où nous essayons de varier nos horizons pour rompre avec notre quotidien. Ces temps nous sont indispensables pour retrouver une nouvelle énergie, un second souffle, et cela nous parait le plus normal du monde, à nous les "valides" qui savons adapter nos rythmes et nos temps de pose.
la légitime violence

La violence au sein des institutions est dénoncée par tous. Par qui est- elle alors pratiquée ? Pourquoi est il aussi difficile de déceler ces violences ? Tous les travailleurs sociaux reconnaissent que la violence existe dans la plupart des institutions, sous différentes formes, mais plus rares sont ceux qui d’eux-mêmes porteront un regard sur leur institution ou encore sur leur propre pratique à priori jamais violente. Ce sujet, tant passionnel que tabou, est d’autant plus délicat à traiter qu’il existe de multiples formes de violences, affectant les résidents mais aussi les professionnels voire l’institution dans son ensemble. Ce sujet de la violence des éducateurs n’a pas été choisi sans fondement. C’est lors de mon stage de première année que je me suis interrogé sur la question. J’ai effectué mon stage de découverte dans un institut de rééducation accueillant des jeunes entre six et dix huit ans. L’équipe éducative du groupe des adolescents (de douze à dix huit ans) m’a accueilli durant quatre mois. Elle était composée de trois éducateurs spécialisés et un éducateur détenteur du Diplôme d’État à la Fonction d’Animateur. Ce dernier a pris le poste d’éducateur quelques semaines avant mon entrée en stage.

La relation éducative comme étayage de l'autorité
Dans le cadre de ma formation de Moniteur-Educateur, j’ai effectué deux stages : l’un dans une Maison D’enfants à Caractère Social et l’autre dans un foyer de Jeunes Travailleurs accueillant des jeunes adultes de dix huit à vingt cinq ans. Différents éléments m’ont questionné au cours de ces deux stages mais plus particulièrement le concept de la relation éducative et celui de l’autorité. Concernant l’autorité, certains éducateurs ont une autorité « naturelle », ce par différents facteur(caractère, physique…), ce qui n’est pas mon cas. Lors de mon stage de première année, dans une Maison D’enfants à Caractère Social avec un groupe d’enfants de huit à douze ans, j’ai eu dans cette expérience quelques difficultés avec la notion d’autorité. En effet, dans un premier temps, les seuls moyens pour me faire respecter étaient d’élever la voix ou bien de menacer les enfants de punitions. Moyens qui me questionnaient cependant car ils ne correspondaient pas à ma vision de l’autorité. Je voyais et je vois toujours l’autorité inhérente à la relation existante entre deux personnes malgré leurs différentes positions.
L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.

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