LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Temps informels ou le temps de la liberté de grandir

Temps informels ou le temps de la liberté de grandir

Le cadre organisationnel prend appui sur la loi, sur la mission de l’organisation et sur des valeurs qui lui sont propres. Il est structuré dans le réel par des repères. Toutes les institutions ont une organisation, un fonctionnement, des règles explicites qui régissent des pratiques. Elles aménagent des espaces temps qui organisent la vie des acteurs et leur donnent un sens. Tout ce dispositif fait partie du projet institutionnel. Ainsi, toute vie institutionnelle est découpée en intervalles de temps où s’enchaînent des temps d’activités, de prises en charges éducatives et réeducatives…laissant moins de place pour des temps non contraints, plus libres appelés temps informels. J’ai choisi de parler des temps informels en institution car lorsque je suis arrivé en stage au Centre d’Education Motrice « l’Accueil savoyard », je me suis retrouvé plusieurs fois sur le groupe avec l’impression d’être « inutile » pour ces enfants qui jouaient tranquillement, ou qui restaient dans leur chambre pour écouter de la musique, discuter….En fait, je restais là, à les observer, à jouer de temps en temps avec eux…C’est par la suite, en ayant pris du recul et discuté avec les éducateurs que j’ai alors pris conscience de la réelle importance de ces temps informels, tant pour les enfants que pour les éducateurs.

Dans cette réflexion issue de mon expérience de stage au C.E.M, j’ai montré l’importance de la notion de temps et son champ d’application au sein d’une institution. J’ai montré que les temps informels affectent les enfants dans le processus de leur maturation, dans leur positionnement, leurs représentations. Ainsi, si pour chacun, ces moments peuvent être vécus différemment, ils sont pour tous des temps d’épanouissement et d’expériences multiples comportant aussi des situations angoissantes ou insécurisantes. Ma place de stagiaire m’a permis d’observer, d’échanger avec les différents professionnels ( chef de service, psychologue, éducateurs…) afin de comprendre l’intérêt éducatif de ces temps. Ainsi, je me suis aperçu que dans ses moments le rôle de l’éducateur était très important et que si son action ne se situait pas au niveau de l’organisation proprement dite de l’activité, elle prenait tout son sens dans le cadre et le déroulement de celle-ci.

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
Historique du document:

0

Licence

Chacun des éléments constituant le site SocioDoc.fr sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc strictement interdit d'utiliser, reproduire ou représenter même partiellement, modifier, adapter, traduire, ou distribuer l'un quelconque des éléments.

En cochant la case ci-dessous, j'accepte les conditions générales d'utilisation de SocioDoc.fr.

Accepter le terme et la condition

Documents associés

Adulte déficient, éternel enfant?
Au fil des siècles, le regard porté par les sociétés sur le handicap a évolué. Celui des professionnels des secteurs sociaux et médico-sociaux également. De la même façon, à travers des accompagnements auprès des personnes accueillies dans l’institution, j’ai pu constater, avec un certain recul, une évolution du regard que j’ai moi même porté sur le handicap. Les perceptions des termes de l’infirmité, la malformation, la débilité, l’impotence dans les sociétés primitives et médiévales, jusqu’à leur évolution actuelle me semblent retracer certains aspects de mon évolution, de mon regard sur le handicap. Il m’a paru intéressant de faire apparaître ici, dans un premier temps, quelques représentations historiques que les humains se sont construits autour du handicap et qu’il me semble avoir traversées, éprouvées au cours de ma pratique. M’interroger sur l’image qu’a pu me renvoyer le handicap de mon semblable humain m’a éclairé sur mes représentations et mon comportement dans mes relations avec certaines personnes handicapées. Cela m’a également permis d’entrevoir les éventuelles difficultés à accepter la « figure » du handicap pour un parent, comme pour un professionnel.
L'enfant est un feu à allumer, pas un vase à remplir ( Rabelais)

Lors de ma seconde année de formation de Moniteur-Educateur, j’ai effectué un stage de cinq mois dans une Maison à Caractère Social (MECS) à Urt. C’est un établissement qui accueille 17 jeunes et adolescents dont les difficultés familiales, les difficultés d’adaptation sociales ou scolaires ne leur permettent pas d’être maintenus dans leur milieu naturel. Ce stage fut pour moi l’occasion de découvrir un type de population que je ne connaissais pas puisque ma seule expérience professionnelle s’est déroulée auprès de déficients mentaux adultes et de jeunes handicapés moteurs. Ma plus grande surprise fut de constater que dans ce foyer, la majorité des jeunes accueillis connaissaient de très grandes difficultés scolaires : redoublements nombreux, orientations vers des classes spécialisées, renvois fréquents, la plupart d’entre eux seront classés comme étant en échec scolaire. Je m’interrogeai alors sur cet état de fait, ce qui me donna envie d’axer ma réflexion sur ce sujet. Dans un premier temps, je présenterai la structure de l’établissement puis je ferai un constat basé sur mes observations faites au quotidien. Après avoir dégagé une problématique ayant trait aux difficultés scolaires de l’enfant et de l’adolescent, la seconde partie de ma réflexion sera faite d’un apport théorique sur la notion d’échec scolaire, et ce, afin de mieux appréhender cette notion. La troisième partie de mon écrit présentera les différentes stratégies mises en place par l’établissement ainsi que mon implication lors du stage, et ce, en relation avec le sujet que j’ai choisi de traiter ici.

A la croisée des chemins, de la rencontre dans la relation éducative.
Voilà une dizaine d’année maintenant, au moment de devoir faire mon service national, j’avais choisi la voie de l’objection de conscience. Mon choix s’était porté alors sur une structure ayant un objet dit social. Ma première expérience eut lieu dans une association de lutte contre le sida et de soutien des personnes atteintes et/ou touchées par le VIH, et c’est là que j’ai découvert le quotidien de l’accueil et de l’accompagnement des personnes en difficulté. Cette expérience m’a permis de saisir l’opportunité de travailler durant 3 ans et demi avec le statut d’assistant éducateur dans un accueil de jour géré par le centre communal d’action sociale de la ville de Strasbourg, missionné pour l’accueil, l’écoute et l’orientation des personnes en grande précarité, et plus particulièrement celles dites à la rue. Puis, j’ai eu la responsabilité, durant 6 mois, d’assurer la coordination sociale à l’adresse des personnes présentes sur les aires d’accueil des gens du voyage gérées par la communauté urbaine de Strasbourg. Souhaitant poursuivre ma carrière de travailleur social, j’ai choisi de me former au métier de moniteur éducateur. La première année de ma formation, j’ai saisi l’occasion de découvrir le champ du handicap moteur, mais aussi le travail éducatif d’internat lors de mon stage au sein d’un institut d’éducation motrice (IEM) strasbourgeois. Ce stage avait alors porté mon attention sur la difficulté de voir se rejoindre dans le projet de la personne accueillie, ses propres désirs et les orientations suggérées par l’équipe médicale, pédagogique et éducative. Dès lors j’ai voulu découvrir, pour mon stage de deuxième année, un lieu où le travail éducatif se revendique comme respectueux du désir de la personne accueillie. Un lieu qui se questionne sur les mécanismes de dérive possible de l’autorité vers l’autoritarisme et qui ainsi veut se prémunir contre toute forme de violence institutionnelle.
L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.

Connexion

Moniteur-éducateur

Abonnement

Recherche