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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

L'enfant est un feu à allumer, pas un vase à remplir ( Rabelais)

L'enfant est un feu à allumer, pas un vase à remplir ( Rabelais)

Lors de ma seconde année de formation de Moniteur-Educateur, j’ai effectué un stage de cinq mois dans une Maison à Caractère Social (MECS) à Urt. C’est un établissement qui accueille 17 jeunes et adolescents dont les difficultés familiales, les difficultés d’adaptation sociales ou scolaires ne leur permettent pas d’être maintenus dans leur milieu naturel. Ce stage fut pour moi l’occasion de découvrir un type de population que je ne connaissais pas puisque ma seule expérience professionnelle s’est déroulée auprès de déficients mentaux adultes et de jeunes handicapés moteurs. Ma plus grande surprise fut de constater que dans ce foyer, la majorité des jeunes accueillis connaissaient de très grandes difficultés scolaires : redoublements nombreux, orientations vers des classes spécialisées, renvois fréquents, la plupart d’entre eux seront classés comme étant en échec scolaire. Je m’interrogeai alors sur cet état de fait, ce qui me donna envie d’axer ma réflexion sur ce sujet. Dans un premier temps, je présenterai la structure de l’établissement puis je ferai un constat basé sur mes observations faites au quotidien. Après avoir dégagé une problématique ayant trait aux difficultés scolaires de l’enfant et de l’adolescent, la seconde partie de ma réflexion sera faite d’un apport théorique sur la notion d’échec scolaire, et ce, afin de mieux appréhender cette notion. La troisième partie de mon écrit présentera les différentes stratégies mises en place par l’établissement ainsi que mon implication lors du stage, et ce, en relation avec le sujet que j’ai choisi de traiter ici.

La rédaction de ce document écrit a été pour moi l’occasion de mieux appréhender toute la complexité de ce problème. Comme on a pu le constater, les causes qui peuvent amener un enfant à éprouver des difficultés scolaires peuvent être multiples et les solutions proposées par l’Etat, l’Education Nationale ou les institutions sont tout aussi nombreuses. Toutefois, il semblerait que ce phénomène soit loin d’être enrayé. Pourquoi cela ?, peut-être simplement parce que chaque enfant est unique, marqué par son vécu familial, ses conflits intérieurs, sa façon de réagir, qui font que trouver une solution n’est pas chose facile. Pourtant, de sa place, le moniteur-éducateur possède de nombreux outils qui pourraient permettre d’influer sur ce problème. Mais le résultat de son action n’est pas souvent évaluable dans l’immédiat et il devra souvent attendre de longs mois avant de voir son action porter ses fruits. Il s’agit là d’un travail de longue haleine et pour ma part, la durée de mon stage ne m’a pas permis d’évaluer la portée de mon action même si la réaction de certains jeunes peut me laisser penser qu’il est possible dans les institutions d’éveiller la curiosité intellectuelle, l’intérêt pour les savoirs, chez des jeunes en difficulté. Il n’existe pas de solution miracle pour lutter contre l’échec scolaire mais il me semble important de croire que ces difficultés ne sont jamais définitives. De sa place, chaque intervenant doit faire en sorte qu’un jour " le feu puisse s’allumer ", entraîner dans son sillage le désir d’apprendre et ainsi enrayer la spirale de l’échec.

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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A la croisée des chemins, de la rencontre dans la relation éducative.
Voilà une dizaine d’année maintenant, au moment de devoir faire mon service national, j’avais choisi la voie de l’objection de conscience. Mon choix s’était porté alors sur une structure ayant un objet dit social. Ma première expérience eut lieu dans une association de lutte contre le sida et de soutien des personnes atteintes et/ou touchées par le VIH, et c’est là que j’ai découvert le quotidien de l’accueil et de l’accompagnement des personnes en difficulté. Cette expérience m’a permis de saisir l’opportunité de travailler durant 3 ans et demi avec le statut d’assistant éducateur dans un accueil de jour géré par le centre communal d’action sociale de la ville de Strasbourg, missionné pour l’accueil, l’écoute et l’orientation des personnes en grande précarité, et plus particulièrement celles dites à la rue. Puis, j’ai eu la responsabilité, durant 6 mois, d’assurer la coordination sociale à l’adresse des personnes présentes sur les aires d’accueil des gens du voyage gérées par la communauté urbaine de Strasbourg. Souhaitant poursuivre ma carrière de travailleur social, j’ai choisi de me former au métier de moniteur éducateur. La première année de ma formation, j’ai saisi l’occasion de découvrir le champ du handicap moteur, mais aussi le travail éducatif d’internat lors de mon stage au sein d’un institut d’éducation motrice (IEM) strasbourgeois. Ce stage avait alors porté mon attention sur la difficulté de voir se rejoindre dans le projet de la personne accueillie, ses propres désirs et les orientations suggérées par l’équipe médicale, pédagogique et éducative. Dès lors j’ai voulu découvrir, pour mon stage de deuxième année, un lieu où le travail éducatif se revendique comme respectueux du désir de la personne accueillie. Un lieu qui se questionne sur les mécanismes de dérive possible de l’autorité vers l’autoritarisme et qui ainsi veut se prémunir contre toute forme de violence institutionnelle.
La violence, l’agressivité de l’adolescent déficient intellectuel, face à la violence institutionnelle
La violence est devenue un fait de société. Selon le dictionnaire, « elle est une force brutale des êtres animés ou de choses. C’est le fait d’agir sur quelqu’un (ou de le faire agir) contre sa volonté en employant la force ou l’intimidation. C’est aussi l’acte lui-même par lequel s’exerce la violence » ( 1 ). De nos jours journaux, actualités télévisées ou radiographiques relatent quasi quotidiennement les manifestations de violence dont les auteurs sont des jeunes : dégradations, vols, sévices corporelles … Même l’école n’est pas épargnée et elle devient le théâtre où violence et agressivité déroutent enseignants, parents, professionnels chargés des programmes pédagogiques ou responsables politiques. Aussi ai-je été personnellement témoin de scènes de violence au sein d’un I.M.E. (Institut Médico-Educatif).
Culture et socialisation

J’ai réalisé ma monographie, en partant d’un constat de vie qu’y peut être engendrer par la routine, l’enfermement culturelle et de mes observations sur ce que peut produire une institution comme du renfermement, de la stigmatisation, et sa tentative de réponse en terme de socialisation.

Mon constat et mes observations m’ont amené à un travail de recherche et de compréhension sur le concept de socialisation. Je le développe ici en partant de la généralité, mais de quoi s’agit-il, de quoi peut-il s’agir pour la population d’adultes présentant des altérations d’une ou plusieurs fonctions mentales et/ou psychiques que j’accompagnai.

Et comment s’y prendre de ma place de moniteur-éducateur en formation pour passer du discours à la pratique, je vais donc tenter de réfléchir à cette question avec la notion de « culture ». Ce qui m’amène à l’hypothèse suivante, et si on faisait agir au sein d’une création artistique, les adultes présentant des altérations d’une ou plusieurs fonctions mentales et/ou psychiques, ils trouveraient d’autres moyens de communiquer et se retrouveraient sujets pensant et agissant.

 

L'autonomie chez des adultes autistes et psychotiques.
L’acquisition d’une certaine autonomie passe par la liberté de prendre des initiatives individuelles. J’ai pu constaté que bien souvent les usagers qui prennent des initiatives individuelles se mettent en situation de danger. La tendance est alors d’éviter cette prise de risque en limitant les possibilités de prise d’initiative. Mais cette solution ne me parait pas satisfaisante car elle va à l’encontre du processus d’autonomisation qui est par ailleurs l’un des objectifs de l’établissement. Partant de ce constat je me suis posée la question suivante: Comment laisser la porte ouverte à l’initiative individuelle tout en garantissant la sécurité?

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