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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

L'activité comme outil de la relation éducative

L'activité comme outil de la relation éducative

J’ai découvert la profession d’éducateur par le biais de l’animation ; travail que j’effectuai en période de vacance scolaire, dans différents centres de loisirs. Ma première expérience professionnelle auprès de personnes handicapées, s’est faite dans une MAS (Maison d’Accueil Spécialisé), dans le cadre d’un service militaire civil. MAS dans laquelle j’ai travaillé auprès de personnes traumatisées crâniennes, au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Dans cette institution j’intervenais dans le quotidien et plus particulièrement dans les activités. Après divers remplacements auprès de personnes polyhandicapées, j’ai été embauché en tant qu’élève éducateur, dans un foyer de vie accueillant des adultes souffrant d’autisme et de psychose. Là, j’ai effectué ma formation de moniteur éducateur, dans le cadre d’un contrat d’apprentissage, qui m’a permis par le biais de mon stage court, de travailler également auprès d’adolescents en difficultés sociales. L’activité a toujours tenu une place importante dans ma pratique, je l’utilise dans le but de mieux appréhender la relation éducative. Aussi, j’aborderai dans ce travail de mémoire, l’activité comme un outil de médiation. Je vais réfléchir dans ce mémoire, comment en tant qu’outil, l’activité, peut me permettre de développer la relation éducative et s’inscrivant dans la prise en charge et être bénéfique pour l’usager ? Je me servirai des expériences acquises dans mon parcours professionnel et de liens théoriques, pour illustrer et aborder ma réflexion sur ce sujet.

L’activité joue un rôle important dans la prise en charge, elle permet un accompagnement différent du quotidien et du soin. Elle est inscrite dans le projet personnel de l’usager et obéit elle-même à un projet, articulant les besoins et demandes de l’usager et des équipes. Elle permet à l’usager de disposer d’un lieu d’échange dans lequel il peut s’épanouir dans un domaine précis par la médiation qu’offre l’activité et enrichir une relation avec les éducateurs qui l’anime. La rencontre, créée par l’activité entre l’éducateur et l’usager permet de construire une relation non fusionnelle et moins dans la dépendance que celle existant dans le quotidien et le soin. L’usager est dans une dépendance à l’éducateur amoindris par la fonction tiers de l’activité qui atténue leurs différences devant l’objet de l’activité. L’activité crée un espace de confiance qui ouvre la relation à des sujets de discussions autres que l’activité elle-même et l’usager peut investir ou non cette espace de parole. L’activité peut être un soutien thérapeutique palliant à des difficultés de l’usager. Elle est un outils de médiation soumis au cadre institutionnel et s’inscrit dans la prise en charge en étant pensée et dans une optique non-occupationnelle. Il y a selon moi deux catégories d’activités. - l’activité improvisée - l’activité repérée

Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
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La violence, l’agressivité de l’adolescent déficient intellectuel, face à la violence institutionnelle
La violence est devenue un fait de société. Selon le dictionnaire, « elle est une force brutale des êtres animés ou de choses. C’est le fait d’agir sur quelqu’un (ou de le faire agir) contre sa volonté en employant la force ou l’intimidation. C’est aussi l’acte lui-même par lequel s’exerce la violence » ( 1 ). De nos jours journaux, actualités télévisées ou radiographiques relatent quasi quotidiennement les manifestations de violence dont les auteurs sont des jeunes : dégradations, vols, sévices corporelles … Même l’école n’est pas épargnée et elle devient le théâtre où violence et agressivité déroutent enseignants, parents, professionnels chargés des programmes pédagogiques ou responsables politiques. Aussi ai-je été personnellement témoin de scènes de violence au sein d’un I.M.E. (Institut Médico-Educatif).
Je suis sourd et ma tête est malade

Depuis quelques années, j’ai eu diverses expériences auprès de personnes handicapés de tous âges sur différents postes (animatrice, éducatrice scolaire, éducatrice non diplômée, etc). J’ai notamment participé pendant plusieurs années à des camps de vacances pour adultes handicapés mentaux. J’ai appris la langue des signes en 1995 et, par la suite j’ai travaillé essentiellement auprès d’enfants et d’adolescents sourds. Durant la formation, j’ai choisi d’effectuer mon stage long dans ce foyer. Cette structure accueille des personnes sourdes âgés de 20 à 59 ans avec des troubles associés. Je n’avais pas encore travaillé auprès de cette population. Cet établissement comprend un Centre d’Aide par le Travail ( C.A.T) et un foyer. Ce dernier se compose d’un groupe de 15 résidents mixte et d’une équipe éducative, comptant six éducatrices et un éducateur. Les résidents sont aussi des ouvriers du CAT. Dans cet établissement la langue des signes est reconnue comme élément structurant central de la prise en charge. Je dois préciser qu’il existe très peu d’établissements en France spécialisés dans l’accueil de personnes sourdes avec des troubles associés. Grâce à ce stage j’ai découvert rapidement qu’il fallait utiliser tous les outils de communication et les adapter pour pouvoir réussir à communiquer. De plus, j’ai rencontré des personnes sourdes souffrant de maladies mentales dans ce foyer. La communication avec ces derniers m’a interpellé. C’est pourquoi j’ai choisi de me pencher sur cette question de la communication auprès de ce type de population. D’autre part, « .. Je crois que la question de la communication doit toujours être présente en formation. Les gens qui se forment doivent pouvoir réfléchir, verbaliser, discuter sur la qualité de la communication .. » ( Sciences humaines, Martine Fournier, hors série n° 16, mars/avril 1997). En effet la communication est au centre de la relation éducative est c’est aussi pour cette raison que je me suis intéressée à ce sujet.

L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.
Le moniteur-éducateur dans tous ses états

« Certes, selon qu'on est éducateur de prévention, en milieu ouvert, en institution, en milieux pédopsychiatriques, ou qu'on travaille avec tel ou tel handicap, les problèmes ne sont pas les mêmes. Cependant, dans un nombre impressionnant de situations, l'éducateur se trouve face à un enfant, un adolescent ou un adulte qui, pour des raisons multiples et toujours intégrées, n'est pas parvenu à édifier “sa colonne vertébrale psychique ”» .

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