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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

La cité dans la cité

La cité dans la cité La construction de l'identité relève de plusieurs facteurs sociaux et personnels à chaque personne. La cité, stigmatisé, porteuse d'une réputation pesante et objet visible de la négativité de la place sociale occupé, prend une place prépondérante dans l'imaginaire collectif. Elle est source de phantasme, elle est l'objet d'études sociologique et de nombreux reportage télévisé qui la présente comme le rebut de notre idéal social, comme le prix a payé à l'évolution, comme une source de danger qui abriterait tout ce que la nation a de plus malsain et ceux qui vivent la cité au quotidien se perdent entre l'image qu'ils en ont et l'image qu'il leurs est renvoyé de l'extérieur.
Catégorie: Mémoire Moniteur-éducateur
Type de fichier: application/pdf
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Documents associés

La parole accompagnatrice dans l'acte éducatif

Durant mes deux années de formation, j’ai pu me rendre compte que l’outil que nous utilisons le plus, dans l’accompagnement de ces personnes, est la parole. Avant sa naissance, l’enfant baigne dans le langage. Après il reçoit les paroles de ses parents puis s’ouvre à son entourage proche et enfin au monde. C’est à travers ses paroles que l’homme va construire son identité, son ethnie. La parole va être pour lui un moyen d’entrer en relation avec les autres et avec lui-même. Elle va être pour qui que ce soit un outil pour exprimer des ressentis, une pensée et approcher ce qui nous entoure.

En quoi l’accueil temporaire participe-t-il à la mobilisation du sujet en situation de handicap ?
L’accueil temporaire peut constituer "l’occasion d’une approche globale de la situation de la personne pour l’accompagner dans l’affinement de son projet de vie, tout en lui permettant de s’habituer à la séparation d’avec sons milieu familiale et de bénéficier d’un élargissement de son horizon – à travers l’accueil lui même, mais aussi par le biais des loisirs et sorties organisées".1 Tous autant que nous sommes, nous éprouvons le besoin de nous aménager des moments de coupure, des temps de répit, des périodes pour "souffler", pour se ressourcer et nous organisons des temps vacants où nous essayons de varier nos horizons pour rompre avec notre quotidien. Ces temps nous sont indispensables pour retrouver une nouvelle énergie, un second souffle, et cela nous parait le plus normal du monde, à nous les "valides" qui savons adapter nos rythmes et nos temps de pose.
A la croisée des chemins, de la rencontre dans la relation éducative.
Voilà une dizaine d’année maintenant, au moment de devoir faire mon service national, j’avais choisi la voie de l’objection de conscience. Mon choix s’était porté alors sur une structure ayant un objet dit social. Ma première expérience eut lieu dans une association de lutte contre le sida et de soutien des personnes atteintes et/ou touchées par le VIH, et c’est là que j’ai découvert le quotidien de l’accueil et de l’accompagnement des personnes en difficulté. Cette expérience m’a permis de saisir l’opportunité de travailler durant 3 ans et demi avec le statut d’assistant éducateur dans un accueil de jour géré par le centre communal d’action sociale de la ville de Strasbourg, missionné pour l’accueil, l’écoute et l’orientation des personnes en grande précarité, et plus particulièrement celles dites à la rue. Puis, j’ai eu la responsabilité, durant 6 mois, d’assurer la coordination sociale à l’adresse des personnes présentes sur les aires d’accueil des gens du voyage gérées par la communauté urbaine de Strasbourg. Souhaitant poursuivre ma carrière de travailleur social, j’ai choisi de me former au métier de moniteur éducateur. La première année de ma formation, j’ai saisi l’occasion de découvrir le champ du handicap moteur, mais aussi le travail éducatif d’internat lors de mon stage au sein d’un institut d’éducation motrice (IEM) strasbourgeois. Ce stage avait alors porté mon attention sur la difficulté de voir se rejoindre dans le projet de la personne accueillie, ses propres désirs et les orientations suggérées par l’équipe médicale, pédagogique et éducative. Dès lors j’ai voulu découvrir, pour mon stage de deuxième année, un lieu où le travail éducatif se revendique comme respectueux du désir de la personne accueillie. Un lieu qui se questionne sur les mécanismes de dérive possible de l’autorité vers l’autoritarisme et qui ainsi veut se prémunir contre toute forme de violence institutionnelle.
L'enfant et le jeu
J’ai observé que c’étaient des enfants qui partageaient peu entre eux et avec les adultes, qui ne savaient pas se « poser », se détendre pour parler ou jouer calmement sans que le ton monte et que de ce fait la violence verbale ou physique apparaisse rapidement. Il fallait qu’ils rentrent en confrontation les uns avec les autres et que ce fût dans la confrontation qu’ils s’acceptaient. Par exemple, dès que nous descendions à la cave pour jouer au tennis de table, un climat de compétition s’installait entre eux. Chacun d’entre eux devenait un compétiteur, il fallait qu’il gagne absolument leur match pour pouvoir rejouer contre quelqu’un d’autre. Tout au long de la partie, il y avait discussion pour savoir si la balle était bonne ou pas, sur les points marqués et ils n’arrêtaient pas de « s’envoyer » des moqueries entre eux et même des insultes. Je pouvais percevoir que chacun d’entre eux cherchait à s’imposer aux autres en se donnant un statut, à s’octroyer un rôle dans le groupe. Dès lors, je me suis demandé si, le jeu, la mise en relation et l’interaction qu’il engendrait, n’était pas le meilleur moyen de structuration et de construction de l’enfant. Je me suis posé la question de savoir si le jeu ne serait pas un moyen de développer plusieurs aspects ; l’aspect cognitif sur le plan de la résolution de problème, d’élaboration de nouvelles stratégies dans le jeu, l’aspect langagier sur la plan de la communication, l’aspect social sur le plan de la socialisation et enfin l’aspect psychomoteur sur le plan de l’élargissement du répertoire moteur. Je me suis également interroger sur le fait que chacun se cherchait un rôle, un statut dans le groupe au-travers de leurs attitudes et de leurs comportements.

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