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Moniteur-éducateur

Le moniteur-éducateur a un rôle d'animation, de prévention et d'éducation auprès de personnes en difficulté : enfants, ados, adultes ou personnes âgées. Il est le bras droit de l'éducateur spécialisé, qui détient la responsabilité d'élaborer des projets.

Le handicap ou le désordre des apparences : Alain BLANC

Le handicap ou le désordre des apparences : Alain  BLANC C'est un choix dû à une observation que j’ai eu lors d’un stage fait en Avril 2009 à l’ESAT de Saint-Julien L’Ars (86), où j’occupais le rôle d’un moniteur-éducateur en foyer. C’est lorsque nous sommes partis faire des courses un soir de la semaine, j’ai été stupéfait de remarquer le regard des personnes à l’intérieur du magasin quand nous sommes entrés avec un groupe de résidents du foyer. Leur regard m’a totalement sidéré, car ils dévisageaient ces personnes d’une manière assez effrayante et agressive. Cette situation fut très inconfortable pour moi, j’en parlais aux autres éducateurs, qui me conseillaient de ne pas y prêter attention ; d’accord pour moi, mais vis-à-vis des personnes déficientes je me posais la question : Comment eux ressentent-ils ce regard ?
Catégorie: Fiche de lecture Moniteur-éducateur
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Je suis né un jour bleu De Daniel TAMMET
Dans une autre partie du livre, Daniel TAMMET déclare : « à l’âge de 2 ans, j’avais choisi un certain mur du salon pour m’y cogner la tête de manière répétitive. Balançant mon corps d’avant en arrière, je projetais durement ma tête en avant selon un tempo précis et régulier […] A d’autres moments, j’entrais dans de violentes colères, je giflais mon visage et je hurlais à pleins poumons. » Dans la MAS où j’effectue mon stage, beaucoup d’autistes se balancent sur eux même et se cognent la tête sur un mur ou sur une table. Sur l’unité dans laquelle je travaille, il y a une résidente qui se gifle, se mord, se tape la tête contre les tables, les murs. C’est son seul moyen de communication. Elle peut très bien se gifler juste parce qu’elle aimerait un verre d’eau. C’est assez difficile de distinguer lorsqu’elle est bien ou pas ou lorsqu’elle a juste envie d’attirer l’attention sans rien vouloir en retour. C’est une personne qui a besoin de ritualisation, elle a un planning par demi-journée qu’elle connait très bien, il faut le respecter à l’heure dite car à force, elle arrive à savoir l’heure et se tape lorsque l’éducateur est en retard donc on fait en sorte d’être à l’heure afin d’éviter toute violence envers elle.

Daniel TAMMET raconte : « Je commençais à prendre les livres de mes parents pour les entasser dans ma chambre ». Un résident fait exactement la même chose dans sa chambre. Il entasse des feuilles, des magazines, des photos dans sa chambre. Il a besoin de remplir les étagères, son bureau. Il va parfois dans la pièce où se trouve la balnéo et rempli les panières à linge de tout ce qu’il peut trouver autour de lui. Il vient parfois dans le salon et prend les meubles comme la table basse pour aller la mettre dans sa chambre. Il a un besoin de remplir. On ne comprend pas pourquoi il fait ça. Est-ce une angoisse de vidange ? Fait-il ce genre de chose quand il ne se sent pas bien ? J’ai beaucoup de questionnement par rapport à ce résident et j’espère avec des réponses très prochainement.
Une éducatrice raconte d'Edith Lapert

Aujourd'hui retraitée E LAPERT, née en 35, éducatrice spé et directrice témoigne de sa vie professionnelle consacrée en majeur partie aux ados et à leurs familles. Son témoignage souligne la valeur de la rencontre placée au dessus de tout. Les qualités INDISPENSABLES à un éducateur sont mises en exergue tout au long de ses différents récits.

Institution assimilée à une maison de redressement où laïques et religieuses travaillent ensemble dans laquelle elles reçoivent des jeunes filles mineures (moins de 21 ans) en difficultés. Sans aucune expérience ni connaissance, Edith LAPERT, recrutée en tant qu'institutrice arrive à nouer des liens avec les jeunes filles et élabore des projets pour les jeunes filles jusqu'à qu'elles soient en mesure d'en faire pour elles-mêmes, en appliquant les règles imposées par cette institution et malgré l’austérité et la fermeture du lieu. A l'issue de cette histoire, l'établissement ferme et l'éducatrice accompagne la prise d'indépendance des jeunes filles qui ne retournent pas en famille ou en accueil spécialisé. Cette première expérience lui fait craindre le risque de l'enfermement pour les personnes accueillies mais aussi pour l'ensemble des employés car la toute-puissance peut régner.

Les SDF et la ville : ZENEIDI – HENRY Djemila
La première partie porte sur « le sigle SDF et ses non - dits ». Après un rappel des définitions et des termes utilisés dans différents pays, l’auteur fait le point des connaissances actuelles sur les effectifs, les caractéristiques des personnes concernées et leurs trajectoires. Ces résultats montrent la grande diversité des situations et des parcours. Selon son étude sur la ville de Bordeaux, leur carte mentale de cette ville est sans doute une « vision pratique », mais cela permet de mesurer la médiocre connaissance de la ville qu'ont ces personnes, accrochées davantage à des centralités éphémères comme la Place de la Victoire, pour citer un exemple bordelais.
L’enfant qui ne parlait pas : Torey Hayden
Torey Hayden, Psychologue et Thérapeute à la Sandry Clinic, décide de changer complètement de vie en quittant la ville. En répondant à une annonce dans le journal, elle devient Professeur-Educateur à l’école de Pecking, une ville déserte et loin de la vie citadine. Le directeur de l’école se nomme Glen Tinbergen, c’est une personne très ouverte et chaleureuse. L’ancienne enseignante que remplace Torey s’appelait Mme June Harriman. Elle s’est suicidée peu avant les fêtes de Noël.

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