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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La prise en charge des demandeurs d'asile

La prise en charge des demandeurs d'asile

C’est à partir d’interrogations issues de mon second stage que je vais effectuer ma problématique. J’ai effectué mon stage dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (C.A.D.A « mozaik »).Le C.A.D.A accueille et héberge des personnes en situation administrative de demande d’asile. Le C.A.D.A est composé d’une équipe sociale comprenant deux éducateurs, un moniteur éducateur, trois assistants sociaux et d’un chef de service. La personne en demande d’asile est un individu qui fuit son pays afin de demander une protection. Le passé du demandeur d’asile, cause de l’arrivée en France, est un ensemble d’événements dans certains cas traumatisants, plaçant la personne dans la fuite laissant derrière elle sa culture, ses repères, sa famille…ce qui n’est pas sans répercussions sur la personne.

Saint-Exupéry a dit : « Si je diffère de toi, loin de léser je t’augmente ». J’introduis cette citation car elle a un sens par rapport aux demandeurs d’asile, c’est que même avec leur différence culturelle elles ont les moyens d’apporter quelque chose, alors pourquoi ne pas en profiter ? Pourquoi laisser ces personnes à la merci de différents problèmes ? Pourquoi ne pas améliorer les conditions de ces demandeurs d’asile ? Pourquoi il ne serait pas possible que le potentiel de ces personnes serve au bien de leur pays d’accueil ? Qu’est ce pourrait faire concrètement les politiciens pour ces déboutés ? Y a-t-il une volonté leur part d’améliorer les conditions d’accueil des ces personnes ?

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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DPP : A l’envers du décor
Le travail partenarial se définit par une action, un échange d'apports mutuels que les acteurs respectifs peuvent s'apporter en s'appuyant sur leurs statuts associatifs, missions, services voire fonctions. Ce partage se faisant dans un but commun qui est de répondre à une situation ou une problématique donnée. De plus en plus, l'accompagnement éducatif dans les secteurs sociaux et médicosociaux s'appuie sur les politiques sociales qui tendent à travailler avec l'extérieur pour répondre au plus juste à l'accompagnement des personnes accueillies. Le partenariat devient donc un outil pour l'éducateur spécialisé qui doit prendre connaissance du territoire environnent sa structure, fort de richesses à exploiter. C'est grâce à cet échange de compétences que des stratégies éducatives peuvent être mises en place mais aussi inscrire les personnes accompagnées à la citoyenneté. En effet, c'est au contact d'autrui que l'on se construit, ce sont eux qui peuvent favoriser l'inclusion et la socialisation. C'est pour quoi il est important que les institutions permettent aux équipes éducatives cette démarche d'ouverture afin d'accompagner au mieux leurs publics. Aussi, d'un point de vu humain, tout cela entraîne la découverte de l'Autre et de soi-même, le développement de sa personnalité et l'ouverture au monde social, voire professionnel. C'est ce que je vais essayer de montrer, dans un premier temps en présentant la structure et le contexte de mon intervention. Puis, après avoir exposé les constats que j'ai pu observer durant mes premiers mois de stage, je présenterai mon projet partenarial et son élaboration. Pour finir, j'évaluerai ma démarche de projet.Pour conclure, je peux dire que la construction d'un partenariat s'établit dans des limites et des contraintes définies tant par l'institution dans laquelle nous travaillons que par le partenaire lui-même. Ces contraintes et limites engendrent des modifications du projet initial. Et c'est grâce aux différents temps de rencontre, à mon implication et la place que m'a accordée l'équipe que ce travail m'a permis de comprendre les enjeux du travail en partenariat et son importance. En effet, celui-ci demande aux professionnels une connaissance du territoire d'action afin de pouvoir s'impliquer dans les dynamiques institutionnelles, partenariales et inter-institutionnelles. Le travail en partenariat permet de répondre tant au missions de l'établissement qu'à la commande sociale mais avant tout aux besoins du public. L'écriture de ce dossier m'a donc permis de comprendre que le travail en collaboration avec d'autre institution est essentiel dans le travail de l'éducateur spécialisé. Ce travail de partenariat, permet d'accompagner sur différentes problématiques et questionnements une personne au plus près de ses besoins. En effets le partage de compétences dans ce travail enrichit l'accompagnement. Nous aidons les personnes à se développer à travers des médiations mais le tiers, les éducateurs spécialisés, est souvent l’outil essentiel pour ce travail éducatif. Au travers du partenariat, l’outil est le partenaire, l’extérieur, qui vient enrichir par une toute autre approche la construction identitaire, sociale, des personnes accueillies. C’est ce en quoi l’accompagnement éducatif doit tendre, les éducateurs n’ayant pas le monopole des outils adéquats, le travail partenarial, lui, peut y répondre.
Analyse d’une situation éducative : Damien
La situation que je vais exposer a suscité chez moi de nombreux questionnement quand à ma position éducative. Mon implication affective dans ce qui s’est passé soutient ce questionnement tant j’ai été touchée, bousculée ce qui a, de fait, eu une incidence sur mon travail. Damien1 bénéficie d’un accueil provisoire, sa mère ayant sollicité de l’aide pour la soutenir dans la prise en charge de ses trois enfants. Cet enfant de 5ans et demi aurait été témoin puis victime de nombreuses violences familiales. A son arrivée au lieu de vie, dans lequel j’effectue mon stage, Damien avait un comportement qualifié de « difficile » alternant entre un repli sur soi et de fortes colères.
Partenariat et réseau dans un FAM
Le FAM Handas accueille des personnes adultes polyhandicapées ayant des troubles moteurs, mentaux, sensoriels et pour certains des troubles psychiques associés. Cet établissement est composé de quatre unités d'accueils en internat et d'un accueil de jour. Dans ce dossier, il s'agira pour moi de mettre en avant ce que Fabrice Dhume appelle « l'agir ensemble ». Pour cela, je développerai les notions de partenariat et de réseau tout en identifiant ceux présents autour du foyer. Ensuite, je m'appuierai sur ces définitions afin d'analyser la construction d'un partenariat autour d'un projet efficient. Enfin, je m'attacherai à évaluer les apports, risques et préconisations autour de cette dynamique partenariale.
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

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