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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Identité professionnelle de l'ES

Identité professionnelle de l'ES Évoquer son identité professionnelle s’apparente à passer par une analyse de soi en tant qu’éducateur. Mais il serait trop aisé de se définir uniquement en tant que professionnel en délaissant notre propre identité personnelle. Notre fonction professionnelle découle directement de l’être que nous sommes, à travers son histoire personnelle, ses ressentis, ses valeurs, ses ambitions, ses choix, son éthique, etc. Ainsi, à travers cet écrit sur l’identité professionnelle, je tenterai d’avantage de mettre en avant ce qui me préoccupe en premier lieu en tant qu’éducateur, dans ma pratique, mais aussi dans ma réflexion, sans perdre de vue les origines de mes préoccupations.

Le dernier point que j’aimerai aborder est relatif à l’éducateur en tant qu’être et non plus seulement en tant que travailleur social. Notre travail étant basé sur le contact humain et à fortiori n’induisant aucune routine, mais bien au contraire des changements permanents et souvent déstabilisants, il est important que l’éducateur sache se préserver. Combien ont déjà quitté ce milieu après ne pas s’être suffisamment préservé et avoir voulu trop subir ? Combien ont privilégié leur travail au détriment de leur santé et de leur stabilité psychologique ? C’est pourquoi en tant qu’être humain il est primordial de s’assurer de sa bonne santé physique et psychique avant de se consacrer à son métier.
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Le sexe, la drogue et l’alcool, le nouveau fléau, les « Skins party ».
Dans le cadre de cet écrit de seconde année de formation en tant qu’éducatrice spécialisée, j’ai choisi de traiter dans le cadre du domaine de formation n°1, un sujet concernant les adolescents, et notamment sur les nouveaux phénomènes. A ce titre, j’ai donc entamé un travail sur : le sexe, la drogue et l’alcool, le nouveau fléau, les « Skins party ». L’intérêt de réaliser cet écrit sur le thème suivant, fait suite à de nombreux questionnements face à l’état des lieux des adolescents d’aujourd’hui. En effet, grâce aux visionnages de reportages concernant les adolescents, j’ai vite remarqué à quel point ceux là, vivaient de manière de plus en plus artificielle. Que ce soit au travers d’Internet, du téléphone portable…
« Le placement est-il violent ? »
Les différents types de placements peuvent induire une séparation pas facile pour l’enfant. Nous pouvons alors parler de souffrance. Le placement va être vécu différemment selon l’enfant mais aussi sa situation familiale. La complexité de ce placement va être de ne pas le rendre violent, c'est-à-dire de faire comprendre les raisons de l’arrivée en institution de l’enfant. Le placement peut être considéré violent par l’enfant et engendrer de cette façon de la violence de la part de celui-ci. C’est pourquoi le placement induit une « rupture familiale » qui est source symboliquement à une violence. La qualité de la relation éducative que nous construisons peut alors offrir du temps et de l’espace pour permettre à la personne accompagnée d’accepter les événements subis et de pouvoir exister en tant que telle. Le sens du placement peut échapper à l’enfant. C’est pourquoi il est important de réfléchir à « la difficulté propre à chaque être de se construire un sens à sa vie à partir de matériaux mis à sa portée ». Par la similitude de nos questionnements, nous nous sommes mutualisés et axés sur un objectif commun. En quoi le placement peut-il induire de la violence qui peut entraver la construction de la relation éducative ?
Alcoolisme d’un parent, quelles conséquences sur le développement psychique et sur les représentations
En effet, les référents ASE ont pour missions de mettre en œuvre les décisions de l’Inspecteur de l’Enfance et du Juge des Enfants. Pour cela, ils sont amenés à rencontrer régulièrement les parents en lieu neutre, c'est-à-dire au sein de la MDS ainsi qu’à leur domicile. C’est par ces rencontres que j’ai pu remarquer des problématiques dominantes d’un ou des parents telles que : la déficience intellectuelle ; les troubles psychiques ; les climats incestueux et l’alcoolisme. C’est sur ce dernier thème que mon dossier, en trois parties, va porter. Il est indispensable de noter en premier lieu l’émergence de ce choix et les questions que ce sujet me pose. Puis je trouve nécessaire de définir ce qu’est l’alcoolisme de manière générale Enfin, je souhaite approfondir ce sujet autour des situations vécues sur mon lieu d’apprentissage afin d’en tirer des analyses et des pistes de réflexion.
Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens.

Le concept d’évaluation : une démarche en quête de sens. « L’évaluation est une démarche opérationnelle : elle aboutit à un projet d’intervention, c’est un outil pour mieux travailler. » Charles de Robertis Evaluer signifie « porter un jugement sur quelque chose par référence à sa valeur supposée ou réelle. » La définition du Conseil scientifique de l’évaluation permet de mieux cerner cette démarche dans le travail social : l’évaluation serait « une activité de rassemblement, d’analyse et d’interprétation de l’information concernant la mise en œuvre et l’impact des mesures visant à agir sur une situation sociale ainsi que la préparation de mesures nouvelles». Pour Jacques Ladsous , ce serait « une estimation de la valeur, du nombre et de l’importance ou de la grandeur des choses. ». Elle repose sur des procédures de quantification de type approximatif qui s’appliquent à des phénomènes difficiles à cerner. En outre, l’évaluation n’est ni une science ni une procédure standardisée ; il s’agit d’une démarche qui est toujours en devenir, qui se construit en même temps que s’élaborent les outils qu’elle utilise, suivant des procédures programmées permettant in fine d’apprécier l’efficacité d’une action. La démarche évaluative se caractérise par des temps d’intervention spécifiques, tant au niveau global (ex-ante, concomitante, ex-post, …) qu’individuel (évaluation dynamique, clinique, étiologique, …). Elle cherche à identifier, mesurer et confronter. Alain Dumez dit d’ailleurs que cela «situe curieusement [l’évaluation] comme une vérification pertinente des objectifs construits et toujours à reconstruire». Elle prend différentes formes (grilles d’évaluation) et utilise une méthode spécifique à chaque objet étudié (méthodes « PASS », « DELPHI », « FAVARD » pour n’en citer que quelque unes). Evaluer, c’est donc mesurer. La question de la « mesure » est posée : qui et quoi ? Cherche-t-on du quantitatif ou du qualitatif ? Dans les années 70, on s’interrogeait de savoir si la nature même du travail social (schématiquement représentée par bien être et affectif) était évaluable. En 1986, le G.R.E.P mentionnait déjà la dualité de la question de l’évaluation en l’évoquant comme technique miraculeuse parée de toutes les vertus ou au contraire une volonté publique de tout contrôler totalitairement que l’on aurait chargé de tous les maux. Il préconisait face à ce dilemme d’éclaircir sa signification sur un plan épistémologique. Au milieu des années 80, le législateur à ainsi introduit l’évaluation de l’action sociale dans les textes par le biais de la loi particulière de 1986 . Cette loi a été parmi les premiers textes législatifs à introduire la notion et l’exigence de l’évaluation en travail social. L’actuelle loi du 30 juin 1975 présente d’évidentes faiblesses en matière d’évaluation de la qualité. Sa refondation devrait maintenant « obliger » les institutions à généraliser les démarches évaluatives grâce à l’établissement d’un référentiel de bonnes pratiques et émet la proposition d’obligation d’évaluation de la Qualité des prestations dispensées comme condition à la continuité de la labélisation des établissements. « Une démarche évaluative doit pouvoir répondre à deux niveaux : elle doit d’une part permettre de voir si les moyens mis en œuvre servent bien les objectifs que l’on s’est donné. Elle doit aussi apporter des éléments qui permettent d’apprécier si l’objet est pertinent au regard de la finalité. » nous dit encore Alain Dumez. N’ayant pas acquis suffisamment de légitimité scientifique face aux méthodes qu’elle emploie, l’évaluation est d’abord apparue comme un élément stratégique dans l’appréciation des interventions publiques, le bilan financier d’une action sociale constituant le mode essentiel de reconnaissance de l’intervention sociale. On essaie ainsi de mesurer dans quelles conditions une politique est une contribution au changement social, avec quel coût et avec quelles marges. Le financement du social étant pris en charge dans une large mesure par la collectivité, l’évaluation apparaît alors de plus en plus, sinon comme une exigence morale, du moins comme la contrepartie d’une meilleure utilisation des moyens qui sont consentis par les pouvoirs publiques locaux. Les caractéristiques du commanditaire sont donc devenues une des composantes du processus d’évaluation, de sorte que toute démarche d’évaluation est d’abord fonction de la commande, des outils méthodologiques qu’elle emploie et de la pédagogie qui les accompagne. A ce stade, elle allie intérêts publiques et intérêts institutionnels. La mise en œuvre d’une action d’évaluation participe également à la reformulation de la légitimité de l’intervention sociale : elle interroge les pratiques sociales des acteurs et les logiques des institutions. Face aux enjeux émergeants (en terme de qualité) des prestations tant aux niveaux législatif que concurrentiel, les associations devront se préparer à répondre à ces « nouveaux besoins » et à s’interroger sur leurs performances sociales. Pour le sociologue Maurice Tachon , chacun doit aujourd’hui s’accorder sur l’importance et la nécessité d’une évaluation. Cependant, elle pose depuis près de trente ans autant la question de la place du travailleur social que celle de l’usager.

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