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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Se confronter a son stigmate

Se confronter a son stigmate

J’ai effectué mon stage à responsabilité au sein d’un service. Ce service gère entre autre un CHRS de type éclaté. Il accueille des personnes placées sous contrôle judiciaire socio-éducatif ou sortant de détention. Lors de mon stage, ainsi que lors d’expériences précédentes, j’ai pu remarquer que la sortie d’une période d’incarcération n’était, pour un certain nombre de personne, pas source de joie mais bien au contraire. La prison reste un univers secret où il est difficile de pénétrer. De plus, nombreux sont ceux qui refusent de parler de cette période préférant oublier qu’elles sont passées par « la case prison » (dires de monsieur B... dont nous parlerons ultérieurement). Ce sujet me semble aussi tabou. 56000 personnes sont détenues en France(en février 2003), alors que les prisons françaises ne comptent que 47473 places, pour autant, on en parle pas ou peu.

Au début de ce travail, je me suis demandée comment accompagner les personnes dans leur confrontation avec le stigmate dont elles sont affligées. Dans une vision un peu utopiste, j’ai tout d’abord pensé que si on ôtait le passage en détention, le stigmate disparaîtrait. Pour autant, la chose n’est pas si simple. Michel Foucault dans Surveiller et punir dit bien que c’est la condamnation qui crée le stigmate, c’est d’avoir été jugé mauvais. En effet, être condamné à une peine, c’est être jugé par la société comme ne respectant pas les règles et donc peu fréquentable. De plus, les peines dites « alternatives » ne font que reproduire le fonctionnement carcéral. Celui-ci a pour but rappelons le, de changer l’individu, de le contrôler en le stigmatisant.

Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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Dans le cadre de ma formation d'éducateur spécialisé à l'IRTS de Rennes, plusieurs ateliers d'expression m'ont été proposés. Mon choix s'est porté sur l'initiation à la technique de clown théâtral qui s'est déroulée sur deux semaines. J'ai fait ce choix dans le but de vaincre une part de timidité. En effet, la technique de clown demande de mettre son corps et sa voix en avant. C'est un support à l’expression, à la communication et à la créativité. De plus, l’atelier clown est une activité peu onéreuse. Elle nécessite peu de matériel et semble simple à mettre en place. On notera également que cette activité peut être proposée à tout public (enfants, adolescents, adultes, public en difficulté) en adaptant la technique selon les problématiques des personnes prises en charge. Dans cet exposé, je présenterai l'historique du clown et la technique en elle-même avant d'expliquer mon projet d'activité.
DPP en IME : Etude de cas et positionnement professionnel
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Alors qu’il nous est souvent demandé de partir de concepts théoriques pour les illustrer avec des exemples pratiques, le dossier de pratique professionnelle nous impose de faire tout l’inverse. En rédigeant cet écrit, j’ai pu mettre du sens sur des actions, des attitudes qui me paraissaient instinctives, intuitives auparavant et qui se révélaient en fait réfléchies. Ainsi j’ai pu faire le lien entre ma pratique, la théorie et également avec le Domaine de Compétence 1 « l’Accompagnement social et éducatif spécialisé ».
Partenariat entre une équipe éducative et les délégués de tutelle
Ce dossier est présenté dans le cadre de la certification du Domaine 4 « Implication dans les dynamiques partenariales, institutionnelles et interinstitutionnelles ». Il présente les modalités du travail en partenariat entre les acteurs du social (les éducateurs) et ceux intervenant dans le champ du judiciaire (les mandataires judiciaires des majeurs protégés) au sein d'un établissement accueillant des personnes en situation de handicap mental pour lesquelles une mesure de protection juridique a été prononcée par le Juge des Tutelles. C'est le magistrat qui désigne la personne ou le service habilité à exercer la mesure. La question que je me suis posée au départ était de savoir comment deux acteurs qui ne se sont pas choisis, issus de champs professionnels différents, parviennent à devenir partenaires pour servir le projet des personnes. Le partenariat repose sur une dynamique construite à partir d'une ambivalence : il est à la fois synonyme de séparation des missions, des tâches et contribution des acteurs pour dépasser leurs différences au service d'objectifs communs.
En quoi les phénomènes de rupture favorisent t-ils l’exclusion ou l’intégration des jeunes de 16 à 21 ans ?

Nous tirons de notre expérience que les actes de violence posés par les adolescents que nous accompagnons au quotidien, les amènent à être en rupture avec les autres mais aussi avec les institutions dont ils sont exclus.

Nous allons tout d’abord donner deux définitions concernant le mot « rupture », trouvées dans le dictionnaire « Le petit Robert » :

La rupture : Fait de casser, de rompre sous l’effet d’un choc, cessation brute, opposition entre des choses qui se suivent, fait d’interrompre des relations.

En rupture avec : en opposition affirmée, annulation d’un engagement, séparation plus ou moins brusque de personnes.

On peut donc dire que lorsque l’on évoque la rupture, cela fait écho à des liens qui sont rompus. Or, qu’est ce que le lien ?

Ce ciment, que l’on appelle souvent « lien social » et qui produit de la solidarité entre les membres d’une société, ne naît pas spontanément.

Il est le résultat de ce qu’on appelle l’intégration qui peut être définie comme le processus qui permet aux membres d’une société de se reconnaître comme équipiers d’un même bateau, si l’on peut faire cette comparaison, c'est-à-dire solidaires les uns des autres, ayant chacun vis-à-vis des autres des obligations mais aussi des droits.

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