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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La maltraitance institutionnelle

La maltraitance institutionnelle Si la violence parentale existe, on sait moins comme le souligne C. Eliacheff (1) : « que les professionnels et les institutions dont la fonction est précisément de protéger les enfants et de leur venir en aide peuvent, eux aussi, faire preuve de violence y compris envers les enfants, notamment en disqualifiant la fonction parentale ou en laissant les enfants dans l’attente interminable d’une décision qui les concerne au premier chef ». La violence ne résulte pas forcément d’un acte couramment repéré comme violent, bien que ceci puisse arriver, mais d’un état d’esprit qui transmet quelque chose de « violent ».

Dans notre pratique, nous, intervenants rencontrons des moments de grâce, où les parents comme les enfants découvrent dans la relation à l’autre qu’ils peuvent aborder leur vie future, libérés du désespoir, du cynisme et de la rage qui les empêchaient de penser mais nous rencontrons aussi des échecs terrifiants, épuisants et tragiques pour le futur des enfants, parce que l’aide offerte n’a pas abouti, que des interrogations inévitables ont surgi sur l’état d’une société qui favorise cette violence et sur les réponses qu’elle offre ou qu’elle impose. La question fondamentale est de savoir comment offrir un accompagnement de qualité aux enfants et aux parents, sans rester sidéré par la violence, comment apprivoiser celle-ci et comment dépasser le jugement moral…
Catégorie: Travaux U.F. Educateur spécialisé
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DPP en Institut Medico Educatif
Je vais donc vous présenter l’action partenariale entre la SIPFP et l’ESAT dans laquelle j’ai participé activement. Pour cela, je vais dans un premier temps la décrire. Dans une seconde partie, je présenterai ses objectifs. J’explorerai les formes, degrés et types de participation des différents acteurs. Dans une dernière partie, j’effectuerai une évaluation intermédiaire de l’action partenariale et je terminerai par livrer mon positionnement professionnel.
Les violences conjugales
« La violence faite aux femmes désigne tout acte de violence fondé sur l’appartenance au sexe féminin, causant ou susceptible de causer aux femmes des dommages ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, et comprenant la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée. » La violence conjugale est un processus de domination au cours duquel l’un des deux conjoints installe et exerce une emprise sur l’autre en usant : « … de tromperie, de séduction, de menaces, de contraintes ou de tout autre moyen à l’encontre de l’autre et ayant pour but et pour effet : - De l’intimider, de la punir, ou de l’humilier, - Ou de la maintenir dans des rôles stéréotypés liés à son sexe - Ou de lui refuser sa dignité humaine, son autonomie sexuelle, son intégrité physique, mentale ou morale, - Ou d’ébranler sa sécurité personnelle, son amour-propre, sa personnalité, - Ou de diminuer ses capacités physiques ou intellectuelles. » Processus de domination conjugale Il existe différentes violences : psychologique, physique, sexuelle, économique, verbale. L’humiliation détruit l’estime de soi. Lui refuser sa dignité humaine : atteinte au corps, obligation de nudité, interdiction de se laver, faire ses besoins dans un seau… Evaluer la dangerosité du conjoint : casiers judiciaires, armes, addiction, menaces, atmosphère de terreur. - Lors des entretiens : « qu’est ce qui vous fait le plus peur ? »

Chiffres violences couples - 115 femmes tuées par leur conjoint (ou ex-conjoint), et 7 par leur compagnon « non officiel ». Au moins 44 d’entre elles étaient victimes de violences antérieures connues. - 21 hommes ont été tués par leur partenaire de vie (dont un au sein d’un couple homosexuel). Au moins 8 d’entre eux étaient victimes de violences antérieures connues. - 40% des femmes et 8% des hommes qui ont tués leur conjoint(e) avaient antérieurement dénoncé des violences conjugales. - 36 enfants ont été tués dans le cadre de violences au sein du couple parental. 11 ont été tués par leur père en même temps que leur mère, et 25 sans que l’autre parent soit tué. - Dans 10 affaires les meurtres ont été commis devant les enfants, 55 enfants étaient présents au domicile au moment des faits (les enfants n’empêchent pas le meurtre). - 96 enfants sont devenus orphelins
La distance dans la relation éducative
Évoluant dans un domaine où la seule certitude que l'on puisse avoir est celle de douter, bien souvent la question du juste positionnement vis-à-vis des jeunes pris en charge revient. Cette question est celle de la distance dans la relation éducative. Ai-je agi avec discernement ? Ne me suis-je pas laissé aller à mon émotivité ? Ai-je fait ce qu'il fallait en fonction des circonstances ? De ces premiers questionnements surgissent de nouvelles interrogations. Le travail éducatif passe-t-il par une intervention permanente et sans limite, quitte à provoquer en retour des réactions violentes de la part des usagers ?
La tutelle de Bruner

Il me semble important de rappeler quelques notions avant d’aborder le sujet. Dans les mécanismes d’acquisition, le social a une influence sur le développement cognitif de l’enfant. Le développement résulte d’un fonctionnement inter-individuel à un fonctionnement intra-individuel, d’un « j’ai besoin d’aide pour faire » à un « je sais faire tout seul » Pour le courant imitation-modélisation (Winnikamen, Bruner) l’imitation apparaît comme l’usage intentionnel de l’action de l’autre pour servir de guide à une activité propre orientée vers un but.

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