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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

La cliothérapie ou en voiture, de la théorie de la relativité en travail social e=mc2

La cliothérapie ou en voiture, de la théorie de la relativité en travail social e=mc2

J’exerce la fonction de candidat élève-éducateur en formation en cours d’emploi dans un foyer thérapeutique où des personnes psychotiques schizophrènes sont accompagnées. Au cours de mon activité professionnelle au sein de ce foyer j’ai pu observer à de nombreuses reprises l’importance des moments de la vie quotidienne dans de multiples contextes de temps, de lieu et de personnes. Au cours de ces moments de rencontre avec la personne en soins, le soignant est en travail permanent de recherche thérapeutique. Je vais dans cette recherche vous présenter la particularité des moments interstitiels et les éléments qui leur donnent une fonction thérapeutique dans le cadre du foyer.

Au commencement de ce travail d’approfondissement je suis parti d’observations professionnelles qui m’ont amené à réfléchir sur la vie quotidienne dans le cadre de la psychothérapie institutionnelle. J’ai particulièrement étudié la richesse et la complexité des moments interstitiels de la vie quotidienne et leur intérêt thérapeutique dans le cadre de la psychothérapie institutionnelle. Afin de définir ces moments dans leur contexte thérapeutique, il m’a été nécessaire de situer la psychothérapie institutionnelle dans l’histoire de la psychiatrie ; de définir la population du foyer ainsi que l’accompagnement effectué.

Il est ainsi apparu que les moments interstitiels se définissent en fonction de paramètres de lieu, de temps et de personnes, mais surtout que leur intérêt thérapeutique est constitué par la lecture après-coup des éléments du dire et du faire, entrés en jeu lors de ces moments d’entre-deux. Cette lecture ne peut s’effectuer que dans un cadre particulier ou un processus dynamique de circulation du sens et de la parole garantissant la liberté de circulation du sens et des personnes, sans laquelle la psychothérapie institutionnelle ne peut se pratiquer.

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Documents associés

Adolescence et insertion sociale en prévention spécialisé

Je suis actuellement employé en qualité d’élève éducateur spécialisé depuis quatre ans dans un service de prévention spécialisée, au sein de l’association MONTJOYE. J’interviens sur la commune de DRAP et plus précisément sur le quartier de la Condamine, classé Zone d’Aménagement Concerté. Drap est une commune de 4 333 habitants et d’une superficie de 523 hectares située à une quinzaine de kilomètre de Nice. Le quartier de La Condamine, d’une population d’environs 2000 habitants, créé en 1978, est composé d’une zone de co-propriété et d’une zone de logement sociaux. Celui-ci a été construit pour accueillir les familles défavorisées ne trouvant plus de logement sur Nice, mais aussi les populations des camps de harkis ainsi que des fonctionnaires par le biais de Prêt d’Accession à la Propriété (dispositif de l’état), afin de mixer une population en difficulté et une autre en ascension sociale.

Pour une psychopédagogie de l'etonnement : de l'interêt de l'étonnement dans la relation éducative

Dans mon cheminement personnel et professionnel l’étonnement et la surprise ont toujours tenu une place importante. Mais c’est en rencontrant les enfants reçus au Centre Médico-PsychoPédagogique (CMPP) de Bagatelle ainsi que le personnel qui les accompagne qu’il m’a été permis de penser que l’étonnement pouvait constituer un outil pertinent de l’éducateur et être le fil conducteur d’une positon professionnelle à travailler. En effet, c’est en juin 2002 que je débute mon stage à responsabilité éducative au CMPP de Bagatelle. Je suis supposée y rencontrer des enfants qui manifestent des troubles du comportement et de la personnalité ayant des répercussions sur leur vécu scolaire. Or, lors de mes premiers jours dans ce lieu, j’y ai rencontré des enfants qui me paraissaient tout à fait « ordinaires ». Certes, leur langage n’était pas châtié, certes leurs histoires n’étaient pas celles de tous les enfants. Mais celui-là qui a tenté d’étrangler son camarade de classe, je l’ai vu rester tranquillement assis prés d’une demi-heure pour écouter un conte. Ces quatre-là qui ont régulièrement des problèmes de comportement au collège, je les ai vu se raconter leurs histoires belliqueuses autour d’un thé et de petits gâteaux. Celui-là qui passe son temps à se défendre parce qu’il croit toujours qu’on l’agresse, je l’ai vu éclater de rire quand je l’ai arrosé au pistolet à eau quand il est sorti de l’épicerie. Quant à ce petit qui ne sait même pas compter, je l’ai vu trouver en un clin d’œil la clé qu’il lui fallait pour dévisser le boulon de son vélo. Ces enfants m’étonnent….Dés le premier jour je me demande ce qu’il y a de si différent ici pour que ces enfants puissent se montrer si loin des discours qui s’entretiennent sur eux. Et je me dis que pour que ces enfants m’étonnent, c’est peut-être qu’eux-mêmes sont étonnés par ce lieu et par ces personnalités qu’ils rencontrent au CMPP, par cet espace dans lequel on les pense peut-être différemment, dans lequel on leur propose des choix différents, dans lequel on leur dit des mots qui ne prennent pas le même sens qu’ailleurs. Mais on peut comprendre que l’on arrive pas en troisième année de formation au CMPP de Bagatelle en se disant que l’on va écrire un mémoire sur l’étonnement. Il a fallu pour cela que j’observe ses effets à plusieurs reprises dans mes différentes expériences professionnelles. Il y a d’abord eu cette petite fille atteinte d’un autisme grave et qui, malgré les suspicions qui portent sur l’autisme quant à la faculté d’adaptation aux repères spatio-temporels, c’est en jouant autour de l’imprévu et de l’inattendu qu’elle a pu structurer quelque chose de ces repères. Et puis il y a eu ces adolescents déficients mentaux que j’ai rencontré lors de mon premier stage de découverte et qui, tous les jours m’ont étonné par leurs capacités à rendre le quotidien plus agréable par leur humour. Il y a ensuite eu cette personne SDF qui jouait étonnamment bien de la guitare un dimanche après-midi devant un marchand de tabac et à qui j’ai laissé penser par des remerciements sincères que c’était lui qui apportait du bonheur aux pauvres quidams dépendants qui s’agglutinaient devant la boutique. Et puis, l’étonnement c’est aussi cet adulte psychotique qui effrayait les animateurs du centre de vacances et de qui j’ai pu approcher en me contentant de l’imiter. L’étonnement, enfin, c’est cette stagiaire qui fait parler pour la première fois depuis longtemps un enfant en lui soutenant que, dans sa bande-dessinée préférée, le chien s’appelle Tintin et que son maître se nomme Milou… Cependant, il ne s’agit pas de faire de l’étonnement tout azimuts. L’étonnement n’est pas une activité, c’est une posture particulière qui pour remplir son rôle et être apprécié à sa juste valeur doit être mutuel et partagé. Mais dans cet espace qu’est le CMPP et qui reçoit des enfants dont on dit à l’extérieur (à l’école, dans le quartier…) qu’ils sont des « diables », quelle position l’éducateur peut-il tenir pour accompagner ces enfants dans des attitudes différentes de leur conduite habituelle ? Un travail de recherche s’appuyant sur différentes théories (philosophique, pédagogique, psychologique et psychanalytique), m’a permis d’émettre l’hypothèse suivante : Par son fonctionnement particulier et les médiations variées et originales proposées aux enfants, le dispositif d’accueil éducatif du CMPP peut se concevoir comme un espace propice à l’étonnement de tous les acteurs. C’est cet espace d’étonnement possible qui peut créer une ouverture dans les représentations symptomatiques de l’enfant afin de l’amener à penser que les choses peuvent être autrement et ainsi d’accéder à une position de sujet. Consciente d’avoir choisi un sujet dont le terme principal est à travailler théoriquement, je commencerai par faire un détour sur son histoire et sur la façon dont la philosophie, la psychologie cognitive et la pédagogie se sont saisis de ce terme. Dans un deuxième temps, à travers une présentation de la structure où j’ai été en stage et des enfants qui y sont reçus je voudrais préciser comment l’étonnement peut tenir une place intéressante au sein-même des axes de travail et des problématiques rencontrées. Enfin, sous la forme d’un journal professionnel et à travers les différentes fonctions de l’étonnement, je proposerai dans un troisième temps, en m’appuyant sur des éléments théoriques et de terrain, une argumentation propre à tester mon hypothèse. Je ferai ainsi part d’expériences par lesquelles j’ai pu éprouver ma position de manière autonome.

L'autisme le silence

L’autisme aujourd’hui, grâce en partie à l’action d’associations de parents puissantes, jouit (pourrait-on dire) d’une certaine notoriété. Aux côtés des personnes souffrant d’un traumatisme crânien, les autistes bénéficient d’une loi particulière (et d’une circulaire) qui vient compléter les lacunes, en terme de prises en charge, de la loi du 30 Juin 1975. Le choix de mon stage est à inscrire dans cet engouement, qu’aujourd’hui, suscite la personne autiste. Son caractère éminemment énigmatique participe à cette explosion récente du souci qui lui est porté. Durant cette année passée auprès d’un tel public, je me suis efforcée de comprendre quels pouvaient être les besoins spécifiques et quels outils éducatifs je pouvais mettre en place afin d’y répondre.

Dès le mois de Mars 1999, mon intérêt s’est tourné vers les difficultés de communication dont les autistes pouvaient souffrir. Ainsi, dans cet écrit de fin d’étude, j’aspire à présenter un outil éducatif, pour le moins original, le silence, qui tente de répondre à cette difficulté particulière dont souffre la personne autiste : celle d’une impossible communication. Or, tout au long de ma formation, (et de mes différents stages plus particulièrement), je me suis interrogée sur les qualités de la parole dans l’acte éducatif et aussi sur les difficultés qu’elle engendre bien souvent. Comment, en effet, aider des adolescentes murées parfois dans un certain mutisme à dire quelque chose de leurs souffrances ? Qu’en est-il aussi de la compréhension de notre parole qui, parfois, sanctionne, auprès d’enfants lourdement handicapés mentaux ? Et enfin, quel sens à notre parole auprès d’adultes autistes ?

Maintien des liens parents/enfant : Quels types de liens privilégier ?
J’ai construit mon projet professionnel ; et j’ai été attirée par une activité qui associe à la fois la dimension des rapports humains, de la relation d’aide et la possibilité d’allier sur le plan éducatif l’animal comme vecteur dans l’accompagnement de la personne. Ma formation et mes quelques expériences en stage, concernant le métier d’éducateur spécialisé, m’ont permis de me rendre compte que cette approche relationnelle d’aide à la personne pouvait revêtir différentes formes et faire appel à une palette variée d’outils éducatifs en fonction de la problématique du public et des missions du service.

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