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Educateur spécialisé

L'éducateur spécialisé est un travailleur social qui participe à l'éducation d'enfants et d'adolescents dits inadaptés. Il soutient aussi des adultes présentant des déficiences physiques et/ou psychiques pour les aider à retrouver de l'autonomie.

Une tentative de changement (Expérience d’Assistance Éducative en Milieu Ouvert)

Une tentative de changement (Expérience d’Assistance Éducative en Milieu Ouvert)

SOMMAIRE Avant-propos page 3 Wilfrid et son biberon page 4 Le cadre de l’Aémo page 8 Le service d’Aémo page 8 La mesure d’Aémo page 9 Les différentes situations rencontrées page 10 Problématique et annonce du plan page 11 1) Le changement 1.1 Un processus complexe et paradoxal page 14 1.2 Deux types de changement page 17 1.3 Quatre niveaux d’apprentissage page 18 2) Un travail de collaboration 2.1 L’évolution des rapports parents/enfants/professionnels page 21 2.2 Le démarrage de la mesure page 23 2.3 La compétence des familles page 26 2.4 Le partage de l’information page 30 3) Accompagner le changement 3.1 La notion d’autorité parentale page 34 3.2 Des obstacles au changement page 35 3.3 Le changement se vérifie dans l’action page 40 3.4 Un contexte favorable aux changements page 46 4) Un processus temporel 4.1 La durée de la mesure page 48 4.2 La mesure du changement page 49 4.3 Déroulement et temps de crise page 51 4.4 Le temps de faire circuler l’information page 55 Conclusion page 57 Références bibliographiques page 60

Catégorie: Mémoire Educateur spécialisé
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Expression musicale, valorisation et lien social :

Dans mon parcours ainsi qu'à travers mes convictions personnelles, j'estime que l'essentiel de la vie se retrouve dans la relation à l'autre. Sartre laissait entendre que « l'enfer c'est les autres » dans sa pièce Huis Clos, selon moi le véritable enfer serait plutôt de n'être plus que le dernier de l'humanité, n'ayant plus rien à apprendre ainsi que plus rien à offrir. Mon parcours s'est davantage orienté sur les rencontres et l'étude de l'être humain. Après une scolarité littéraire et artistique, j'ai eu la possibilité d'effectuer une licence en arts visuels qui m'a permis de développer et enrichir mes techniques artistiques. La création de différents projets et sujets m'ont permis d'approfondir une certaine forme de réflexion et d'y faire véhiculer mes idéaux. C'est vers la fin de ma troisième année que je prends connaissance d'une discipline très particulière : l'art-thérapie. Intriguée, j'effectue différentes recherches et vais à la rencontre d'artthérapeutes afin de comprendre mieux ce métier encore assez inconnu.

Je décide de candidater et réussi à intégrer une formation implantée à Lille, je quitte donc Strasbourg et m'installe seule dans le nord. Mes études d'art-thérapie m'ont permis de me confronter à des publics divers tels que les autistes, les personnes âgées aux pathologies du vieillissement (psychiatriques, maladie dégénératives type Alzheimer, ...) et c'est à la suite de mon dernier stage au sein d'un E.H.P.A.D qu'une offre d'emploi m'a été proposée. Depuis deux années et demi je travaille donc au sein d'un accueil de jour pour patients atteints de la maladie d'Alzheimer et démences apparentées. Fort épanouie dans ce postulat, je constate malgré tout un intérêt croissant pour le monde du social et l'envie de découvrir différents publics. J'ai donc envisagé de reprendre des études afin de m'accorder une nouvelle casquette me permettant d'avoir une autre possibilité d'accompagnement.

C'est dans cette optique que je postule donc à la formation d'éducateur spécialisé où j'ai la chance d'être acceptée. Durant deux ans, je me situe donc entre l'école, les stages mais aussi mon emploi d'art-thérapeute au sein du centre hospitalier. Il a pu être particulièrement difficile en terme de contraintes horaires de réussir à m'impliquer dans tous ces domaines mais la richesse des nouveaux apprentissages et de nouvelles rencontres m'a stimulée et m'a aidé à tenir jusqu'au bout. Dès lors, pour mon premier stage, je choisis d'aller à la rencontre d'adulte en situation de handicap vivant au sein d'un foyer de vie. Je fais alors le constat concret d'un accompagnement très différent de celui que j'amène dans mon premier métier. Le quotidien et l'informel font partie des éléments qui, même en y étant consciente, me surprennent et nécessite des capacités d'adaptation de ma part. Mon deuxième et dernier stage est celui lié à cet écrit, il s'agit d'un centre d'hébergement et de réinsertion social accueillant des hommes seuls de 18 à 60 ans.

C'est un choix très affirmé de ma part que de rentrer en contact avec ce public qui m'intéresse beaucoup et qui avait d'ores et déjà nourrit différents éclairages théoriques. À mon arrivée au sein de la structure, je fais l'observation de divers éléments et prends alors en compte le cadre et le contexte spécifique. J'utilise beaucoup de mon temps à communiquer avec les hébergés, quelque fois la relation est très longue a établir mais de la confiance peut en ressortir. De ces échanges, j'établis là aussi différents constats qui consolident mon diagnostic sur la situation et m'amènent sur un projet de création et développement d'un atelier d'expression musical. Je construis et conserve ce projet jusqu'à la fin de mon stage.

Un père absent, un enfant présent
Avant la fin du XVIème siècle on rencontrait plusieurs modèles, mais la grande famille hiérarchisée était la norme. Sous l’autorité du chef, ordinairement l’ancêtre, elle rassemblait les fils mariés, leurs femmes et leurs enfants. L’accent était mis sur les liens de la lignée, la transmission des biens et des traditions. Les rôles de chacun étaient définis par sa place dans la famille. La femme, par exemple, trouvait son épanouissement dans la maternité. Les jeunes filles étaient préparées à leur rôle de ménagère ou maîtresse de maison. Toute activité hors du foyer était contraire à la vision patriarcale. Le rôle de la femme était donc domestique avant d’être social.
L’accompagnement de l’adulte souffrant de troubles mentaux en CHRS
Monsieur Eric déambulait dans le couloir du Centre. Je ne le connaissais pas. Sa démarche était rapide, son regard absent, un lent monologue l’animait. Je m’approchais de lui et le saluais. Il ne me répondit pas, ne marqua pas de pose et se dirigea vers sa chambre. Je rencontrais l’étrangeté d’un individu qui me semblait être hors de la réalité immédiate, me retrouvais seul avec mon bonjour, comme si cette recherche de lien ne prenait pas sens pour l’usager. Au-delà de cette absence de communication, d’échange, c’est la présence, la visibilité du corps dans ce qu’il donnait à voir qui retint mon attention – « le corps (…) est la trace la plus tangible du sujet, dès lors que se distendent la trame symbolique et les liens qui le rattachait aux membres de sa communauté » - et me questionnait : n’avais-je pas été présent physiquement à ses yeux pour que la parole ne puisse émerger entre lui et moi ? Fallait-il peut-être ne pas chercher de suite à établir un contact mais laisser l’autre appréhender ma personne, le nouvel éducateur de l’équipe ? Comment faire en sorte que le résidant retrouve une adhésion à son environnement immédiat, à l’environnement social ? Depuis maintenant plus de trois ans, ces questions, parmi d’autres, alimentent ma pratique socio-éducative auprès d’adultes ayant des troubles mentaux stabilisés, hébergés en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (C.H.R.S.) . Ainsi, le C.H.R.S., au regard de ce public spécifique, est un lieu d’hébergement transitoire, une passerelle qui fait lien entre un avant – une hospitalisation en psychiatrie – et un après, un devenir et la place qu’occupera l’individu au sein du corps social.
Être jeune majeur et en projet...

Dans le cadre de la formation d'éducateur spécialisé, les périodes de stages sont très intéressantes, notamment par les questionnements et interrogations qu'elles suscitent. Ce mémoire est issu de questionnements qui ont émergés lors de mon stage à responsabilités effectué au SAER : Service d'Accompagnement Educatif Rennais. Ce service accueille des jeunes majeurs, âgés de 18 à 21 ans, en difficultés sociales et en rupture avec leur environnement.

Au travers de l'accompagnement et des observations que j'ai effectuées, je me suis rendu compte que les jeunes rencontraient des difficultés pour élaborer un projet et le maintenir jusqu'au bout, et qu'il était fréquent que les projets soient arrêtés au cours de la prise en charge. Ces jeunes se sont engagés dans le dispositif d'Accueil Provisoire Jeune Majeur (APJM) et, ont signé un contrat signifiant leur investissement notamment dans une démarche d'insertion. Mais cet engagement semble remis en cause par les arrêts de projet. Je me suis donc interrogé sur ces arrêts et échecs de projets.

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